Sur The Grey (Feat. James) le Lun 22 Oct - 20:51
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The Grey

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« La poussière, la terre, la transpiration, le sang et les tripes, j'embaumais sévère... vous pouvez toujours essayer d'imaginer mais vous serez toujours loin de la réalité. Croyez moi, je me dégoutais moi même, mais c'était devenu mon quotidien, la routine. Si avant toute cette merde j'adorais passer des heures dans la salle de bain, laissant inlassablement l'eau chaude couler sur ma peau, je ne pouvais plus aujourd'hui que me remémorer ces agréables souvenirs. Je n'avais plus accès ni aux douches, ni à l'eau chaude. Pas pour autant que je devais laisser d'épaisses couches de crasses s'accumuler au fil du temps! Alors oui je n'étais plus aussi coquette qu'autrefois et je ne sentais plus les effluves de grands parfums à 80$ la bouteille, mais j'aimais avoir un minimum d'hygiène. Ça devait faire au moins trois ou quatre jours que je me trainais ainsi et il fallait que j'y remédie. Dans ces cas là, il n'y avait pas trente mille solutions, un peu d'eau de pluie lentement approvisionnée ne suffisait pas! Rien de tel que de se la jouer ménade au coeur d'une belle et rafraichissante rivière. Et cette fois-ci, j'avais choisi la Rivière Gallatin, celle là même qui traverse la Forêt nationale de Gallatin dans le centre-ouest du Montana.

Une fois sur place, je m'assurais d'être bien seule, histoire de pas me faire becqueter ou mater par un pervers qui passerait par là. C'était un fait, les hommes étaient de plus en plus primitifs et violents depuis que l'apocalypse avait frappé. Non pas que j'étais surprise d'un tel constat mais j'étais affligée de voir que c'était encore et toujours les femmes qui trinquaient. Si seulement la moitié de ces bourrins mettaient toute l'énergie qu'ils dépensent à la recherche de coïts dans la chasse et l'élimination des rôdeurs, nous n'aurions plus à craindre d'être bouffés depuis longtemps. Bon d'accord, j'exagère légèrement... mais vous voyez où je veux en venir. Bref... Une fois au bord de la rivière, certaine d'être seule, je retirais mes vêtements, camouflant mes armes sous un tas de terre quelques pas plus loin. Je gardais mes sous-vêtements, on ne sait jamais... et j'entrais dans l'eau. C'était le début de l'après midi et un petit soleil me faisait l'honneur de sa présence. Pour être honnête, je me les caillais quand même mais ça n'était rien à côté du bain de glace que j'avais eu la chance de tester quelques années plus tôt en Finlande. L'eau était très froide mais c'était largement supportable et puis, ne disait-on pas, à l'époque des magasines féminins, que l'eau froide était bénéfique pour la peau? En tout cas, ce n'était pas la température de l'eau qui allait m'arrêter. Et si je tombais malade... bin je préférais crever d'un bon vieux gros rhume que mâchouillée par un putain de rôdeur.

Grâce à un savon, fabrication maison, que j'avais échangé contre mes services de vétérinaire, il y a déjà plusieurs mois de cela, je me lavais de fond en comble. Un régale. Un plaisir indescriptible. Le genre de petits plaisirs qui nous rappellent pourquoi cela est si bon de vivre avant que la dure réalité ne reprenne le dessus et qu'on se souvienne pourquoi la mort nous semble tellement plus douce finalement. Je savourais donc ces quelques instants sans pour autant en abuser. Il n'était jamais bon de s'éterniser quelque part de nos jours. Je ne me prélassais donc pas plus que ça et quittais rapidement cette bulle hors de la réalité et du temps. Je me séchais rapidement et enfilais des vêtements propres. Une denrée extrêmement rare. Je récupérais mes armes, rangeais mes affaires dans mon sac à dos et repartais, plus fraiche que jamais. Mais comme souvent, ça ne pouvait pas se terminer aussi bien, impossible dans ce nouveau monde pourri. Y'a toujours une merde prête à nous tomber sur le coin de la gueule, jamais tranquille. Quelques mètres plus loin, alors que je venais à peine de m'enfoncer dans la forêt, un grognement que je ne connaissais que trop bien se faisait entendre. Puis un autre, et encore un autre. Sans déconner... pourquoi c'était toujours pour moi ces chieries? Une putain de meute de loups affamés. J'étais vraiment dans la merde! Je les voyais ces enfoirés entrain de commencer à m'entourer. Je devais agir et vite, hors de question de les affronter en mode Liam Neeson, surtout que je ne savais pas exactement combien ils étaient. Je ne faisais pas du tout le poids.

Mais il y avait une brèche devant moi, si je courais assez vite, je pouvais m'y engouffrer et atteindre cette petite grotte que je venais de repérer. Elle faisait à peine un mètre de hauteur et deux mètres de profondeur, mais me serait bien utile pour éliminer un par un ces crevures. J'aimais les animaux, croyez moi, j'aimais les animaux. Mais quand je risquais de me faire bouffer, rien d'autre ne comptais plus que ma survie. Dans cette grotte, impossible pour eux de m'encercler, impossible pour eux de m'attaquer sur tous les fronts, le premier qui passait un bout de museau, je lui explosais la cervelle. Les tirs attireraient les rôdeurs mais pour être tout à fait honnête avec vous, je préférais largement affronter les cadavres ambulants qu'une meute de loups. C'était le moment ou jamais, trois, deux, un... je courrais de toutes mes forces vers la grotte et m'y engouffrais comme prévu. Je pointais alors mon beretta vers l'entrée et explosais un premier loup qui avait tenté sa chance. Bien sûr, comme je l'avais prévu, les autres loups comprirent ma stratégie et restèrent à distance, attendant que je sois obligée de sortir de mon trou pour attaquer. Mais je savais que je pouvais les avoir à l'usure. Soit ils retenteraient leur chance, soit ils abandonneraient pour une proie plus facile, le temps que je prenne mes jambes à mon cou. Il ne me restait plus qu'à prier pour qu'il n'y est pas une horde de rôdeurs dans les parages, sinon, ma survie serait vraiment compromise. »

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Sur Re: The Grey (Feat. James) le Mar 23 Oct - 2:11
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“ Vous pensiez vieillir tous ensemble, réunis à table le dimanche soir, heureux pour la vie, mais non. Ça ne marche plus comme ça. Plus maintenant. “ Les mains posés sur cette fameuse table, de part et d’autres de Maria, j’observe tour à tour ces gens, disposés sur les chaises. Bordel, ça schlingue et pas qu’un peu. Eh… Il y en a un qui… Merde ! Regardez-moi ça ! Le salopard tient une petite culotte dans sa main ! Bien sûr que je me paye un fou rire ! Je me redresse, attrape ma batte, et fait un salue au chef de famille en bout de table. C’était une belle famille de barge, celle-là. Les deux fils, la fille et la mère ont attendu patiemment de recevoir leurs cartouches dans le cœur avant que le paternel se fasse sauter la moitié du visage. “ Puisque monsieur le garde-forestier me donne le droit de chasser dans cette forêt, je vous fais une putain de promesse de revenir vous enterrer. Si j’ai le temps… Entre deux rendez-vous… Comprenez, y’a un bout de femme qui est dingue de moi… Il se peut que je trempe mon biscuit… “ Je touche le cadavre pervers du bout de Maria et ce dernier tombe la tête la première sur la table. “ Ouai… Toi, je sais pas à qui tu l’as chappardé cette culotte, mais t’as dû penser qu’à ça avant de crever, bordel : tremper ton p’tit Pepito dans la Pepita de la ferme voisine. Trêve de connerie. Z’êtes morts, donc vous pigez pas mon humour. J’m’arrache. “

Je sors de cette cabane de chasse et profite du grand air qu’offre la forêt avec toutes ces activités sportives. A commencer par le baseball. Oh tient ! Un mort-vivant ! Il me manquait justement une balle à frapper ! Ma batte s’abat sur son crâne, faisant éclater les yeux de ce dernier et fendant son crâne en deux. Un second coup pour écraser le cerveau. “ T’es dégoûtante, Maria ! Tu ne sais pas manger proprement ! “ Je secoues mon arme pour en retirer l’excèdent de sang et m’avance. Merde… Je vais devoir être discret si je veux surprendre des bêtes…

Des aboiements résonnent au loin. On dirait bien que j’ai un service de majordomes à poils longs ? Ils m’ont servi un morceau de viande sur un plateau d’argent. Je me dirige vers ces bruits en sifflotant. Le secret avec les loups ? C’est qu’ils encerclent et grognent pour rendre taré. A ce moment-là, c’est foutrement mieux qu’un home cinéma. Du grand stéréo. En prime, j’ai déjà un grain, ça ne me fera plus grand-chose. Je suis assez proche pour voir l’énorme trou dans la paroi indiquant la présence d’une grotte, mais trop éloigné pour faire quoique ce soit des loups que je peine à trouver. Oh mais… Boucle d’or en a eu assez de piquer la bouffe des oursons ? Elle veut piquer la bouffe que ces louveteaux m’ont trouvé ? Oh… C’est elle la bouffe ? Bande de coquinous ! Je la vois foncer dans la grotte et s’y réfugier, ouvrant le feu sur le premier malheureux qui y passe. Eh bien… Si ce n’est pas du tir, je ne m’appelle pas James.

Je siffle un grand coup et me mets à hurler en frappant contre un tronc avec Maria “ Petits cochons, petits cochons ! Laissez-moi entrer ! “ Bruit sourd, hurlements et sifflement surprenant la meute, ça, ils vont pas aimer. Psychologie de base d’un prédateur : si le truc que t’as en face de toi a l’air plus serein, agressif et si peu discret, c’est qu’il a sans doute l’avantage. Si en prime, il affiche un foutu sourire de victoire aux lèvres, c’est qu’il a VRAIMENT l’avantage ! Ils vont me tester. L’un d’entre eux va m’attaquer. Ils se séparent et se reforment autour de moi. De biais vers l’arrière. Dans trois… Deux… Un… Une branche craque, je me retourne et ma batte s’abat sur le crâne du canidé qui se retrouve au sol, hurlant de douleur. Un avertissement pour les autres qui prennent peur et se mettent à fuir. “ Eh bien eh bien… Qu’avons-nous là. “ Un second coup de batte s’abat sur l’animal, puis un autre. Il finit par ne plus bouger. Je souffle alors “ Bouge pas, mon p’tit loup… Je vais avertir boucle d’or qu’elle est libre. “

Je reprends une démarche sûre et décontractée, sifflotant et faisant tournoyer Maria dans ma main jusqu’à atteindre l’entrée de la grotte. “ Ohé! Robinson Crusoé ! Sors de ta grotte ! J’ai mordu plus fort que ces sales chiens ! “ Je me retourne et regarde entre les arbres pour m’assurer qu’ils ne reviennent pas.

Sur Re: The Grey (Feat. James) le Mar 23 Oct - 18:32
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The Grey

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« Littéralement terrée au fond de mon trou je ne pensais à rien d'autres qu'à ces foutus loups. Il fut une époque où j'adorais les admirer, ou je défendais même leur cause en luttant avec ferveur contre leur traque et leur extermination. Et voilà que je me retrouvais là, en pleine forêt, du sang de loup plein le visage et le cadavre encore chaud de l'un d'entre eux devant moi. Il serait d'ailleurs judicieux de récupérer ce cadavre pour utiliser les crocs, la fourrure et les os. La chair, je ne m'y risquerais pas, le loup sauvage est porteur de tellement de maladies. Je culpabilisais presque d'être devenue ce monstre sans cœur, presque... car cette meute ne m'avait pas laissé le choix. Je ne le répéterai jamais assez mais aujourd'hui, c'est tué ou être tué. Et encore, j'avais été plutôt clémente puisque la bête était morte sur le coup, propre. Une mort, que je qualifierai de douce, enviée par nombre de personnes disparues dans d'atroces et lentes souffrances. Mais pour le moment, celle qui risquait vraiment d'y passer, c'était bien moi. Quoi que pour l'instant, je gérais plutôt bien la situation. J'avais échappé à la meute, et avec panache. J'avais éliminé sans grande difficulté mon premier assaillant et dissuadé ses congénères de tenter leur chance. En revanche, je venais de prendre mon grand bain et j'étais déjà recouverte de sang... la barbe! Mais ce qui commençait à m'inquiéter, c'était le silence qui s'était installé autour de moi. Le calme avant la tempête?

Quand soudain, je crois entendre ce qui ressemble à un sifflement très lointain. Je pense d'abord à une hallucination, peut être due au tir dans cet endroit confiné qui aurait pu provoquer un sifflement dans mes oreilles. Mais lorsque j'entendis un homme hurler “ Petits cochons, petits cochons ! Laissez-moi entrer ! “, je compris que je n'avais pas halluciné. Et pourtant, le contenu des propos me laissaient tout de même perplexe même si je devais avouer apprécier le style du bonhomme. Je restais cependant au fond de ma grotte, jamais je n'aurais pensé dire cela un jour, tellement cromanesque. Mais entre les loups, les possibles rôdeurs et cet inconnu, je n'avais pas envie de prendre plus de risques. Je me la jouais observatrice et prudente pour le coup. J'entendis alors un loup hurler de douleur. Si j'avais pris la peine de tuer le premier loup proprement, mon invité surprise ne semblait pas se préoccuper de ce genre de chose. La pauvre bête souffrait et je ne pus empêcher mon cœur de se serrer. Tuer pour survivre, oui. Faire souffrir pour le plaisir, non. Ce n'était ni plus ni moins que de la torture et si certains êtres humains le méritaient amplement, aucun animal ne méritait un tel sort.

Quelques instants plus tard, j'entends les pas de l'homme venir jusqu'à moi. J'avoue que sur le moment, je ne savais pas quoi faire. Mon instinct me hurlait de me méfier mais il venait de me filer un sacré coup de main. Que faire? Son sifflement me mettait mal à l'aise et lorsque j'aperçus sa batte ensanglantée à l'entrée de mon refuge, mon sang se glaça. La dernière fois que j'avais fait preuve de souplesse avec des inconnus, je m'étais retrouvée attachée sur le capot d'une bagnole entourée par des putains de rôdeurs affamés. Je ne referai pas la même erreur. J'allais donc opter pour un premier contact en mode rapport de force. "Je t'emmerderai pas si tu m'emmerdes pas" en somme. Je m'approche lentement de l'entrée et en voyant l'homme retourné, je décide de saisir l'opportunité. Je me jette sur lui et le plaque au sol. A califourchon sur lui, je colle la lame de mon précieux couteau de chasse sous sa gorge tout en le maintenant au sol en appuyant fortement mon autre main sur son torse. Je n'avais aucune intention de le blesser réellement mais juste de lui faire comprendre que je n'étais pas une idiote en détresse et qu'il n'avait pas intérêt de tenter quoi que ce soit contre moi.

Merci pour le coup de main mais j'aurais largement pu m'en sortir toute seule.

Un petit merci au passage pour lui montrer que je ne suis pas ingrate et que, pour le moment, je ne lui veux aucun mal, juste m'assurer qu'il n'est pas une autre menace pour moi, à l'instar des loups qui pouvaient d'ailleurs revenir à n'importe quel moment. »

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Sur Re: The Grey (Feat. James) le Dim 4 Nov - 14:17
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Avant que je n’aie le temps de dire une quelconque connerie, je me retrouve plaqué au sol, un bout de femme assez badass à califourchon sur moi, un couteau sous la gorge. Ma surprise est vite chassée par un large sourire. C’est mal de trouver cette situation foutrement comique ? Bordel… Si elle reste un peu plus longtemps comme ça, elle va tâter d’une batte ! Et pour une fois, je ne pense pas à Maria… “ Doucement, beauté, je ne suis pas un garçon facile ! “ et je la laisse me remercier pour le coup de main. Oh merde… Elle était pourtant si bien partie pour me donner la gaule de ma vie et se met à se ridiculiser de la sorte. Je lève les yeux vers le haut, manifestant mon état de dépression passagère.

“ Bordel… Comme si t’avais besoin d’un foutu coup de main. Vu ta jolie peinture de guerre couleur sang, t’aurais pu te démerder sans un branleur comme moi. J’ai juste tué pour ne pas me faire emmerdé par ces connards de loups… “ Mes yeux se repose sur sa lame et un nouveau sourire fend mes lèvres “ Bébé, je te le dis tout de suite… Je m’y connais très mal en sado mazo… Je risque de te décevoir, si tu tiens vraiment à ce qu’on fasse joujou avec ton cure-dent... “ dis-je en me marrant. Comme si je n’étais pas au courant qu’elle voulait s’assurer que je ne suis pas un méchant.

Mon expression redevient un peu plus sérieuse, teintée d’une certaine noirceur dans le regard. “ Je vais juste considérer que tu ne me connais pas encore, que tu ne veux pas vraiment me faire de mal et que tu vas gentiment ranger ça. Sauf si tu que je te montre comment je me tire d’un tel pas, ce qui risque de n’être ni agréable pour toi, ni pour moi. “ Après tout, mon cuir est presque impeccable. Ça m’emmerderait pas mal de devoir le salir avec du sang de blonde. Déjà que celui du loup c’est limite. “ Tu veux une preuve que tu puisse me faire confiance pour me laisser la vie sauve, c’est ça ? Eh bien… Tu respires encore, non ? Dans le genre foutue preuve de merde, c’en est une. Mais faut admettre que c’est la vérité vraie. Promis juré. Mais pas craché, parce que le seul endroit où je puisse le faire c’est sur ton jolis minois et que je le trouve suffisamment beau pour ne pas faire ça. “

Pour lui attester de ma bonne foi, je relâche ma batte dans un bruit de bois sur la pierre et lève les mains pour lui montrer que je suis inoffensif. “ Et si tu me prends pour une de ces couilles molles de violeurs, tu te trompes d’adresse. Sans déconner, je préfère faire ça à l’ancienne et te draguer dans les règles, ma belle, j’aurai plus de chance de coucher avec toi à plusieurs reprises si je réussi. Et si j’échoues… Bordel, ça me trouerai le cul, mais c’est le jeu. Et j’ai foutrement besoin de jouer. Alors je me présente : James. “ finis-je en tendant une main comme afin de lui serrer.

Sur Re: The Grey (Feat. James) le Lun 5 Nov - 23:50
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The Grey

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« Je ne lâchais pas le type du regard mais mes autres sens restaient en alerte au cas où ces crevards de loups reviendraient pour une ultime tentative. Je le remercie, sommairement, sèchement, banalité d'usage et le voilà qui se met à lever les yeux au ciel. Qu'il aille se faire foutre, c'était bien la dernière fois de ma vie que je me montrais polie avec ce connard arrogant. Ma remarque n'était pas pour le remercier en mode princesse conquise par son sauveur mais surtout pour lui faire comprendre que je n'avais aucunement besoin de lui pour sauver mes jolies miches. Pour le coup, ça démarrait plutôt mal entre nous jusqu'à ce qu'il ouvre à nouveau la bouche. Cette fois-ci, il disait pas que des conneries, il semblait même avoir un éclair de génie le bougre. En fait, il en avait rien à foutre de moi, il savait que j'avais pas besoin de lui, il avait juste sauvé sa peau. Honnête, débrouillard, pas prise de tête, j'aimais ça. C'était moi qui m'étais fait tout un film parce que je crois toujours que la gente masculine nous sous-estime, nous, les femmes. Pas lui... mensonge que je n'allais pas tarder à démasquer. Là, il marquait un bon point et il commençait vraiment à m'intéresser.

Je trouvais son petit sourire en coin aussi sexy qu'agaçant, il me troublait le taré et ça, j'aimais moins. Dans ce monde de merdes, il ne fallait jamais se laisser déstabiliser, même pas une seule seconde. Je ne sourcillais donc pas et le laissais déblatérer ses conneries de beau parleur. Un peu lourd et pas vraiment raffiné mais ça collait au personnage. Soudain, son regard s'assombrit, il semblait plus sérieux. Il commençait déjà à me donner des ordres en me conseillant fortement de ranger ma belle lame. Première erreur. “ Sauf si tu veux que je te montre comment je me tire d’un tel pas, ce qui risque de n’être ni agréable pour toi, ni pour moi. “ , enchaina t-il. Mais c'est qu'il commençait à m'intéresser là, j'étais bien curieuse de voir comment il allait procéder, comment j'allais pouvoir le contrer et surtout qui allait gagner. Vous pourriez être surpris. Il continuait alors dans l'arrogance, sûr de lui, sûr de sa supériorité face à moi. Deuxième erreur. Provocation sur provocation, il ne doutait de rien l'enfoiré et j'avais bien envie de lui donner une bonne correction pour qu'il comprenne que posséder une paire de valseuses ne faisait pas de lui un Dieu.

Toujours sans le lâcher du regard, j'entends le bruit de sa batte sur le sol tandis qu'il lève ses grosses paluches comme s'il voulait se rendre ou me prouver qu'il n'était pas une menace. Il en fallait plus pour me prouver une telle chose. Des mecs qui jouent les inoffensifs pour mieux vous poignarder dans le dos, j'en ai connu. Ma confiance était sans aucun doute la chose la plus difficile à obtenir sur cette Terre. J'avais face à moi un homme désarmé, or, j'aimais la jouer fairplay, mon côté grande dame surement. Je me relevais donc lentement, rangeant, avec douceur, ma lame dans son fourreau. Je restais à califourchon sur le bougre, prête à réagir en cas de retournement de situation. Je restais quelques secondes silencieuse à l'observer, simplement.

Écoutes moi bien, James...

Dis-je en m'abaissant de nouveau vers lui, plongeant mon regard dans le sien, glissant mes mains le long de son torse, comme un leurre pour détourner son attention.

... j'ai juste voulu faire preuve de politesse mais si tu me manques encore une fois de respect comme tu viens de le faire, je n'aurais plus du tout envie de faire cet effort.

Mon visage se rapprochait de plus en plus du sien, je pouvais presque sentir son souffle sur ma peau.

Et pour info, si un jour on devait coucher ensemble, ça serait parce que moi je l'ai décidé, compris? Alors économises ta salive et remballes tes vieilles répliques de croulant.


Lui murmurais-je à l'oreille avant de me relever brusquement histoire de refroidir l'ambiance. J'enjambais alors le vieux bougre sexy et sa batte puis j'époussetais mes vêtements en observant les alentours. Pas de trace de loups mais au loin, au travers des arbres, je crus percevoir quelque chose qui plaisait beaucoup plus. Mon coup de feu, les hurlements du beau brun et ceux des loups... le combo parfait pour attirer une petite horde, trainant dans les parages, vers nous. J'esquissais un sourire, j'allais enfin pouvoir me faire plaisir. Ni une, ni deux, je sortais mon couteau de chasse et prenais la direction de la horde. »

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