Sur Piégée [Feat. Shane] le Dim 7 Oct - 13:26
avatar
» METIER : Vétérinaire

» AVATAR : Brie Larson
» CAPSULES : 637
» MESSAGES : 58
» JE SURVIS DEPUIS LE : 26/09/2018
Voir le profil de l'utilisateur



image_rpimagerp


Piégée

Feat. Shane & Riley

« Laissez moi commencer ainsi. Survivre dans ce monde en ruines n'est pas si difficile que cela. Ne vous méprenez pas, je ne fais pas preuve d'un excès de confiance ou d'un ego surdimensionné. Je ne me prends pas pour la survivante ultime, invincible, indestructible. Je dis juste que pour certains, comme moi, survivre n'est pas si difficile que cela. Pourquoi? Quelle est la clé? Vous espérez une recette miracle? Désolée, mais je vais vous décevoir. Comment se faciliter la vie? Arrêtez de craindre la mort, tout simplement. Plus facile à dire qu'à faire, je vous l'accorde, mais pour moi c'est d'une banalité affligeante. Ce n'est pas que je sois plus forte qu'un autre ou plus solide psychologiquement. Il s'agirait peut être même plus de lâcheté qu'autre chose finalement, car je vois en la mort, une libération. Une libération de cet enfer avant et post apocalypse. Je vous rappelle que sans l'intervention de ma mère, je ne serai déjà plus là depuis longtemps. Lâcheté ou courage de choisir la mort, un débat intemporel, sans fin. Alors oui, j'ai décidé de ne plus me la donner, de me battre pour ne pas la laisser gagner, pour ceux et celles qui n'ont pas la même chance que moi. Pour ceux et celles qui n'ont pas eu le choix. Par respect en leur mémoire. Mais le jour où elle viendra m'emporter, je crois que je ne baisserai pas les yeux car je ne la crains pas, je l'attends.

Voilà ce qui facilite ma survie dans ce cloaque qui nous sert désormais de planète. Une seule personne pourrait faire basculer cet équilibre qui m'aide à tenir et à continuer. Mon frère, Aiden. Ma dernière attache en ce monde. Le pire est de ne pas savoir s'il en fait toujours parti ou non et cela me ronge. Je garde un maigre espoir de le revoir un jour même si je sais que son retour changerait tout. Mourir ne serait plus une option acceptable. Craindre de nouveau la mort m'affaiblirait indéniablement. Et c'est là que réside le flou artistique dans mon esprit. Que choisir? Une vie seule mais simple ou une vie remplie et compliquée? Aujourd'hui encore, je n'ai pas la réponse à cette question. Je continue donc à chercher Aiden, cela m'empêche de trop réfléchir. Ça occupe mes longues journées et ça me donne le sentiment d'honorer sa mémoire. Je sais qu'il aurait sans doute désapprouver que je me referme ainsi sur moi même, que je refuse de m'attacher à qui que soit d'autre, que je m'obstine à essayer de retrouver ce qui n'est plus sans doute aujourd'hui qu'un énième cadavre ambulant. Mais après tout, un condamné à mort n'a t-il pas le droit de choisir comment il veut vivre ses derniers jours? Car c'est ainsi que je me considère, condamnée à mort. Alors pourquoi m'entourer de gens qui ne feraient que m'affaiblir et réveiller l'humanité que j'ai profondément enseveli en moi?

Ce jour là, comme la plupart des autres jours, je rôdais autour d'Helena, plus précisément du côté de la ville accaparé par les pillards. Ces enflures que je ne pouvais pas blairer. Les inhumains, comme il me plaisait de les appeler. C'était à cause de gens comme eux que j'avais perdu mon frère. Alors, j'avais espoir de peut être le retrouver parmi eux. Soit en tant que prisonnier ou esclave, soit en tant que membre actif. Dès que je croisais une bande de pillards ou que j'entendais la rumeur de leur présence, je me précipitais toujours pour voir. Jamais je n'avais retrouvé la trace d'Aiden. C'était donc devenu plus une routine qu'une véritable expédition de recherche. Je savais que je ne le verrai pas mais je m'accrochais tout de même à ce 0,01% de chance d'avoir tort. Ce jour là, non seulement j'avais eu raison mais en plus, j'avais laissé la routine et l'habitude me déstabilisaient. Comme une débutante, je m'étais laissée piéger par ces enfoirés. Un guet-apens, un bon gros coup de crosse à l'arrière du crâne et voilà que je me réveillais, attachée comme un vulgaire cerf sur le capot d'une bagnole de ploucs, au milieu du paradis des rôdeurs. J'ouvrais les yeux, réveillée par leurs grognements de plus en plus proche. Ils étaient lents mais nombreux et bientôt, je leur servirai de buffet à volonté. Alors oui, je n'avais pas peur de la mort, mais me faire bouffer par des putains de zombies, ça, non... J'avais été conne, j'en payais le prix. Je ne voyais pas comment me sortir de là. Ces salauds devaient probablement être planqués quelque part pour observer la scène. Bien trop flippés pour s'asseoir sagement au premier rang et risquer leurs misérables vies. Je pouvais presque entendre leurs respirations perverses et leurs rires sournois. Tant bien que mal, j'essayais de défaire les liens qui me gardaient prisonnière mais ces enfoirés avaient bien fait le job, je devais leur reconnaître au moins ça. J'étais vraiment dans une sacrée merde... Sur ma vie, si je sortais indemne de ça, je leur ferai ravaler leurs sourires à coup de pelle avant de les laisser déambuler au milieu des marcheurs. »

artemis | www
Sur Re: Piégée [Feat. Shane] le Mar 9 Oct - 13:59
avatar
» METIER : Caporal dans l'armée de l'air

» AVATAR : Chris Pratt
» CAPSULES : 564
» MESSAGES : 21
» JE SURVIS DEPUIS LE : 12/09/2018
Voir le profil de l'utilisateur

Piégée
Shane & Riley



La retrouver, je n’ai plus que ça en tête depuis des mois et des mois. Le temps défile, sans se soucier de ma peine et moi, je trouve ce temps incroyablement long depuis qu’elle m’a été arrachée. Cependant, je ne perds pas espoir de la retrouver un jour, vivante ou morte. Non, si la Mort l’avait prise sous son aile, alors je le saurais, d’une façon ou d’une autre je l’aurais ressentis. En un temps si rapide, nous sommes devenus si proche elle et moi que ce lien qui nous unis ce serait brisé à la seconde même où elle aurait poussé son dernier souffle. Elle est vivante, quelque part et je le sais car ce lien demeure intact dans mon cœur. Mon devoir est de la trouver, de fouiller le Montana de fond en comble s’il le faut.
Aujourd’hui, pour la énième fois depuis des mois, je quitte les murs sécurisant de Clancy pour faire un tour à Helena. La ville immense est en proie aux infectés, tout le monde le sait mais c’est pourtant là-bas que je vais chaque jour, ou presque, risquer ma vie pour tenter désespérément de retrouver ma MJ. Mourir ne me fait pas peur, loin de là. J’ai vu tellement d’horreur, aussi bien avant qu’après la guerre, que perdre la vie serait presque une délivrance. Si je continus de me battre, c’est pour elle et parce que je suis convaincu d’avoir une tâche à accomplir dans ce monde tout pourri. Si ce n’était pas le cas, alors la Mort m’aurait emporté depuis bien longtemps déjà.
A mesure que j’avance dans la ville, un peu surpris par le calme ambiant, je reste sur mes gardes. A la main, mon pied de biche est tenu fermement. Je ne veux pas que mon arme à feu attire les zombies, alors je prends plus souvent mon pied de biche pour me défendre. En général, je ne fais jamais face à un troupeau de cadavres affamés, ils ne sont que par petit groupe de trois voire cinq individus. Pas trop dur à distancer, sauf quand un coureur se trouve dans le lot mais fort heureusement, ça reste rare. Soudain, je les entends ces saloperies. Ils grognent, traînant du pied sur le bitume abimé de la route. Pour rugir de cette façon, alors ils doivent avoir un joli repas sous le nez… Et je ne me trompe pas. Sous mes yeux, une jeune femme en très mauvaise posture semble tenter le tout pour le tout pour se défaire des liens qui la maintiennent à une vieille bagnole. Devant elle, une bonne quinzaine de zonzons se rapprochent peu à peu de sa personne pour en becter un morceau. Je ne peux pas rester là sans rien faire. Je m’élance, courant comme un malade le pied de biche qui fend l’air pour s’abattre dans le crâne d’un infectés. Il s’écroule sur le sol dans une mare de sang. Pas de temps à perdre, j’en achève encore deux autres qui se trouvaient beaucoup trop près de la jeune femme en détresse avant de me diriger vers elle en vitesse.

« -Je vais vous sortir de là, mademoiselle. »

Ni une ni deux, je l’aide à se défaire de ses liens et la pousse de la voiture pour éviter juste à temps un nouveau zombie près à la mordre. C’était moins une… mais nous voilà dans de beau draps. Derrière nous, de nouveaux infectés arrivent par dizaine et les issues sont quasiment inexistante dans cette petite rue. Il va falloir se battre.


(c) DΛNDELION

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Sauter vers: