Hawk Nehra ≡ Rappelle toi... Tout est permis
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Sur Hawk Nehra ≡ Rappelle toi... Tout est permis le Mer 3 Oct - 23:02
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Hawk Nehra


31 ans - Américaine - Mercenaire - Marié - Lonely






CARACTÈRE
Sombre, c’est le premier mot qui effleure l’esprit lorsqu’on croise le regard de Hawk. Outre le fait que l’homme est vêtu de noir, son regard dégage une certaine douleur qui reste difficilement compréhensible ou qualifiable. Pourtant c’est un homme droit et loyal, bien plus lumineux qu’il n’y paraît. Fidèle en amitié, il est prêt à sacrifier sa propre pour ses proches, si cela s’avère nécessaire. Éduqué comme un survivaliste, il est tout à fait apte à la survie, et à évoluer dans un monde en guerre même si il n’avait jamais imaginé ce moment arriver. C’est auprès de ceux qui partagent son quotidien qu’il déploie ses sourires ou son humour, pour les autres ? Il préférera garder - au départ du moins - un peu de distance. Ainsi selon qui sera interrogé, il pourra passer pour hautain ou chaleureux. Pour valeureux ou simplement violent. Pour rude ou juste. Deux visages dont il joue uniquement pour se protéger et préserver ceux qui l’accompagne. Tacticien, et rarement à court d’idées, il peut passer parfois pour machiavélique tant ses choix et décisions peuvent être tranchées. pourtant là encore tout ne sera que question de son positionnement face à la survie. Dans tous les cas, Hawk tentera d’être juste envers lui même, envers ceux qui l’accompagnent et envers ce qu’il croit. Rien de plus, rien de moins.


PHYSIQUE
Plusieurs points seront à traiter dans cette partie.

• Physique & particularités : Hawk est un homme plutôt grand, du haut de son mètre 85, l’homme, svelte et musclé, a été taillé par des années de pratique de sports en tout genre et notamment par le parkour. Ayant travaillé à sa survie, sa mère en a fait un être en parfait santé. Pourtant les années de chaos ont laissé leurs marques. La première et plus voyante est son œil droit devenu opaque, en effet l’homme a perdu toute vision de cet œil, mais a su s’en accommoder. Sous cet œil et le long de sa joue, un cicatrice profonde est venue marquer son visage, qu’il dissimule partiellement sous un fouloir noir. Ses mains présentent de nombreuses mini cicatrices dû, le plus souvent, au passage de sa lame. Son annulaire gauche lui est tatoué signe de son mariage.
Il reste à noté que Hawk souffre de violents maux de tête dus à la résurgence de son passé

• Arme principale : Lame cachée :  rétractable grâce un mécanisme fixé à un brassard. Un mouvement de la main permet de l'actionner dans un sens comme dans un autre. Particulièrement affûtée, elle est néanmoins percée en son centre. Cette sortie est nécessaire lorsqu'il utilise son module d'empoisonnement.
A ce brassard peut être fixé un principe de un "bouclier" qui protège ses phalanges et son avant bras

• Stuff secondaire : Un revolver Ruge Super RedHawk 454

• Objet de survie :
- masque à gaz
- morceau d'armures anti-émeute (épaules, torse, jambes, bras gauche)
- kit de premiers soins

• Objet confort/plaisir :
- sac à dos
- vêtements de rechange
- feuilles à rouler + tabac
- briquet
- gourde 1L

• Objet personnels :
- 1 anneau (alliance) ne contenant qu'une date, et reliée à une chaîne
- 1 foulard noir appartenant à Rose
- 1 photo de lui avec Alice
- 1 dessin qu'il a fait de Rose
- 1 rose séchée et soigneusement protégée
- 1 page arrachée d'un livre représentant l'Homme de Vitruve
- 1 carnet qui contient les 4 éléments précédents ainsi que des notes sur ses voyages ou ce dont il se souvient
- 1 stylo
- son passeport


HISTOIRE
NTout mon corps me fait souffrir. J’ai mal, si mal… Et malgré tout j’ai l’impression de ne plus ressentir qu’une partie de mon corps. C’est en une fraction de seconde que mes yeux s’ouvrent. Je parviens à tourner la tête dans un râle. Une silhouette se penche sur moi, je peine à distinguer les contours de ce visage. Ma vision est floue. J’entends sa voix… Elle est douce et pourtant sombre, j’ai l’impression qu’elle n’a pas parlé depuis longtemps, à moins que ce soit naturel. Sa main, douce, se pose sur mon visage. « Va prévenir William, dis lui qu’il est réveillé, vite. Fai presto ! » Elle est italienne, je comprend mieux pourquoi sa voix sonne ainsi. Je voudrai lui demander tellement de choses… Où suis-je ? Que s’est-il passé ? Qui est-elle ? Non… Qui suis-je ? Mais tout ce qui sort d’entre mes lèvres c’est un nouveau gémissement, ponctué d’un « Soif… » Je sens sa main glisser sous ma tête, et un verre se poser au bord de mes lèvres, mais son geste est stoppé et la voix grave d’un homme résonne « Ne fais pas ça ! » « Il a soif, je ne vais pas lui refuser cela ! » « Rose, tu vas le tuer, il est incapable de déglutir… » C’est finalement la froideur d’un glaçon qui se glisse sur mes lèvres, je parviens à soupirer, et elle me sourit. Son regard bleu tranché d’or plongé le mien, je parviens enfin à distinguer les traits de son visage. Elle me sourit, et souffle un « Repose toi tesoro… » Sa main a relâché ma nuque et je sens tout mon corps sombrer. De nouveau je ferme les yeux et m’endors. La douleur me cisaille mais je suis incapable de faire autre chose…

Dehors il neige, j’entend son rire et sa main dans la mienne, nous avançons sur un terrain immense, au loin une maison faite de bois et de verre se dessine, elle y court sans retenue et me supplie de me dépêcher « Allez viens ! » Elle rit, je ne sais pas depuis combien de temps je l’avais vu si heureuse. Cela fait un mois que nous nous sommes installés là. New-York, Londres, Milan ou Los Angeles. J’ai bien trop voyagé ces dernières années. Ces derniers mois. J’avais perdu le sens de mes priorités, je nous avais perdu nous, je m’étais perdu moi… Nous avions des projets depuis bien longtemps et j’avais tout mis de côté, par égoïsme, parce que je voulais une “belle vie” pour elle. Mais un soir elle m’attendait. Je revenais de Florence. C’était mon job ou elle. Cette vie ou notre vie. J’ai fait mon choix. J’ai trouvé cette maison dans le Montana, perdu au milieu de nulle part. Je nous ai coupé du monde pour que nous puissions nous retrouver, et maintenant elle rit… Elle court devant moi, ne semblant qu’effleurer la neige qui moi me ralenti. J’ai fait le meilleur des choix, à cette seconde je le sais… Mon pas s’accélère, je cours à mon tour, attrape sa main et l’emmène vers notre maison. Chez nous… Je plonge mon regard dans le sien… J’en saisi la nuance entre vert et bleu… Ma respiration se coupe… Je suffoque…

« Hey, hey, respire respire, tout va bien...Tout va bien, tu es en sécurité… » Ma gorge est encore seche, mon corps me fait encore mal, mais je sais, je sais que je peux parler. Je respire de nouveau. Je sens sa main dans la mienne, et parviens à tourner la tête pour la contempler. Elle me sourit, rassurante et murmure « Tu sais où tu te trouve ? » « Non… » « Tu te souviens de ton nom ? » « Pourquoi j’ai mal… ? » « Nous t’avons retrouvé sur le bord d’un chemin, battu à mort. Je crois qu’ils ont cru que tu l’étais… » « Qui ?» « Les Pillards… Comment t’appelles tu ? » « Je… Je ne sais pas… Je ne sais plus… » Je veux me débattre et me relever, mais mon corps hurle avant que ce ne soit ma voix qui laisse échapper un cri venu d’outre-tombe. Sa main se pose sur mon torse, et tandis qu’elle me murmure un « Calmati tesoro… » je comprend. Ma vision est troublée, obscurcie… « Qu’est-ce que j’ai ? Qu’est-ce que vous m’avez fait ? » « Nous rien, eux… Tu as été blessé, à plusieurs endroit… Tu as perdu l’usage de ton oeil droit… William a fait en sorte que tu puisses le conserver… Ça n’enlève rien à ton charme je t’assure » ma main posée sur le bandage s’immobilise tandis que je tourne la tête vers elle. « Le reste n’est que temporaire, William, notre médecin, a assuré que tu retrouveras toutes tes facultés. Il y a… Plus de peur que de mal… » Son sourire m’adoucit, et ma main revient se placer le long de mon corps. De nouveau l’effort a été trop vif, trop violent en un coup et je me sens déjà sombrer tandis qu’elle se lève et se penche sur moi pour poser ses lèvres sur mon front…

Ses lèvres sur mon front… J’ai 9 ans et je viens de chuter du balcon, ce n’était que le premier étage, il y a eu “plus de peur que de mal”. Ma mère m’observe et me sourit. Elle s’approche de moi et m’aide à me relever. Ses lèvres se posent sur mon front. « Ce n’est pas grave, recommence…. » Je pars en courant vers la maison. De nouveau je m’élance vers la fenêtre, je cours et passe au travers. cette fois je parviens à atteindre le rebord d’un container, je me hisse pour atteindre le toit et arriver au sommet et danse heureux de ma prouesse. Elle me tend les bras et me sourit, je me laisse tomber, confiant, je sais qu’elle va me rattraper, elle l’a toujours fait. Autour d’elle d’autres femmes applaudissent. Mais très sérieusement elle me souffle un « On passe à l’exercice suivant… » Je fais la moue, je pensais que ce serait le dernier pour la journée. Mais déjà les femmes se mettent en mouvement et avancent en groupe. Je sais ce que je dois faire et murmure à mon tour « J’en ai marre, je veux rentrer… » Indulgente elle me sourit et passe sa main entre mes cheveux. « Après celui-ci, c’est promis » « J’ai encore mes devoirs maman… » Son visage s’assombrit « C’est tout aussi important. Quand le monde ne sera plus, quand tout changera, tu devras être prêt ! » « Oui maman… » Je ne crois pas à cette “fin du monde”, à cette apocalypse qui semble la terroriser. J’ai 9 ans et le monde est vaste, rassurant malgré ses conflits. Je suis un citoyen du monde, pourquoi devrais-je avoir peur ? Mais je n’ai qu’elle alors je me plie à sa volonté. Je veux qu’elle soit fière de moi. Alors je commence son exercice. Mais là encore j’échoue, j’hésite et me trompe, alors j’entend sa voix, bienveillante et impartiale…

« Recommence ! » Je suis assis sur une chaise, hier, William m’a retiré le bandage qui recouvrait une partie de mon visage. J’ai vu mon oeil devenu opaque et la cicatrice qui maintenant orne ma joue droite. il a fait “du mieux qu’il pouvait”. Je ne vais pas me plaindre, il m’a sauvé la vie. J’ignore encore qui je suis et d’où je viens, j’ignore ce que je faisais sur cette route, et pourquoi ils m’ont attaqué. William dit que j’ai dû me défendre pour avoir de telles blessures, pour qu’ils y aient mis tant de colère. j’ai dû être “coriace” pour autant les pousser à vouloir me tuer. La douleur s’estompe, et “Elle” veut que je marche de nouveau. Nous avons passé un accord, elle et moi. « Comment tu t’appelles ?» « Pourquoi veux tu le savoir tesoro ? » « Tu reste à veiller sur moi, c’est normal que je veuille connaître ton nom… tu ne crois pas ? » « Un nom ça se mérite… » « Je ne connais pas le mien, tu pourrais avoir pitié… » « Pas même en rêve ! C’est trop facile ça ! Faisons un pacte toi et moi. Le jour où tu pourras monter à pied cette volée de marches, je te dirai mon nom… » Quand j’ai posé mon regard sur l’escalier, il me semblait interminable. Au bout se trouvait une porte par laquelle je les voyais tous entrer et sortir, je voulais y aller aussi, mais je devais déjà me tenir debout… Alors nous avons commencé l’entraînement. William et un autre homme ont installé des barres au milieu de la pièce qui me sert de chambre. Le second homme un dénommé Rick, a dit que c’était une perte de temps, qu’on ferait mieux de m’abattre. William lui a décoché une claque derrière la tête, le bruit a résonné preuve qu’il n’avait pas fait semblant. Moi ? Cela a augmenté ma hargne, et mon envie de me lever. Alors j’ai pris appui, je me suis hissé, j’ai chuté, et j’ai recommencé. Rose m’ordonnait de me relever mais elle n’en avait pas besoin. Je le faisais seul. Elle m’avait dit de ne pas le faire sans elle. J’ai désobéit, je me suis entraîné même quand elle me disait d’aller me coucher, même si l’obscurité gagnait la pièce. Je prenais appui sur le mur et le longeais inlassablement. Une silhouette marchait à mes côtés. J’ai cru à une hallucination, la suite d’une commotion dû aux coups. Et puis j’ai laissé cette silhouette marcher à mes côtés, elle m’encourageait presque, m’observait quand je chutais, attendait quand je tentais de me relever. Belle et bienveillante, elle n’avait pas de visage, juste ce regard bleu teinté de vert qui me fixait.

J’ai 16 ans, j’habite New-York, ma mère y a son cabinet d’avocats. Le week-end on continue d’aller dans le Montana pour “m’entraîner”, le reste du temps, je suis un adolescent comme un autre. Enfin je crois. J’aime davantage dessiner qu’étudier, j’arpente les allées de mon lycée en skate, et tente de glisser sur les rambardes d’escaliers. Je suis malgré tout un bon élève. Mes potes disent que c’est parce que je suis une grosse tête. Ma mère m’a fait tester, et oui, j’ai un Q.I plus élevé que la moyenne, mais moi ? Je m’en moque. Tout ce qui m’intéresse c’est d’être “comme tout le monde”
J’ai 16 ans, et je viens de la rencontrer… J’ai voulu aller trop vite, j’avais à peine ma planche posée sur le métal que j’ai su… J’ai su que j’allais finir par terre. J’avais juste le temps de me protéger pour ne pas me blesser, mais j’ai fini à ses pieds. Elle a poussé un cri. Plus tard je l’ai comparé à un cri de souris. Ses mains sur ses lèvres, elle s’est penchée sur moi. Moi je me suis retourné sur le dos dans un soupir de frustration avant de la voir. Elle et son regard bleu mêlé de vert. Elle avait l’air d’une de ces elfes dont Tolkien parlait. Elle m’a demandé si j’allais bien. J’ai sourit, et c’est presque moqueuse qu’elle a lâché « Vu ce sourire niais, je dirai que tu as sacrément endommagé ton cerveau. Je vais devoir appeler les pompiers… » Je me suis redressé dans un bond « Non non, ça va pas la peine ! » Elle a sourit… C’était la première fois qu’elle me souriait de cette manière…
J’ai 16 ans et je viens de tomber amoureux. Elle ? Elle s’appelle Alice, elle vit à quelques blocs de chez moi, sans le savoir on prenait le même chemin tous les matins à quelques minutes de différence. Elle toujours avant moi, mais je la rattrapais toujours. Je ne la voyais pas, trop absorbé par mes pensées, par mes discussions, ou par la lecture que m’avait donné ma mère. Maintenant ce chemin je ne le fais plus seul. Je pars quelques minutes avant elle, et je l’attend à l’angle de sa rue. On fait le reste du chemin main dans la main. Parfois je lui montre ce que ma mère m’a enseigné pendant le week-end, plus les mois passent et plus je deviens agile, rapide… Cette volée de marche devant le lycée, je suis en haut avant qu’elle aie franchit la première marche…

« Alors ce nom ? » Le matin vient à peine de se lever, je le sais, personne n’a franchit la moindre porte encore. Elle est la première à venir voir si je suis réveillé. Je l’attend là, près du chambranle, près de cette porte qu’elle franchit. Je la vois sursauter et l’entend lâcher un « Idiota ! » avant de sourire et de se tourner vers moi en susurrant un « Rose » Un sourire se dessine au coin de mes lèvres, et je prend sa main dans la mienne pour y poser mes lèvres. « Je voudrai pouvoir me présenter à mon tour mais… » Son regard se plonge dans le mien, et sa main dans la mienne. Elle m’entraîne vers cette porte que je n’ai jamais franchi. Les fenêtres de la salle à manger sont condamnées. Ma chambre ? C’était la cave… Dans la salle à manger ils sont 6 attablés je reconnais WIlliam et croise le regard de Rick qui le détourne pour se tourner vers un autre homme. Un adolescent est accoudé et joue avec le liquide qui se trouve dans son bol. Deux femmes sont elles aussi assises et discutent comme si je n’étais pas vraiment là. Un regard échangé entre Rose et William et elle m'entraîne vers une autre pièce toute aussi close « Pourquoi tout est clos ? » Elle avance et ne me regarde pas. Finalement elle lâche ma main et s’éloigne, m’obligeant à me stopper. Au bout de quelques secondes elle revient et pose un sac devant moi « On a trouvé ça avec toi, on a supposé qu’ils ont pris que ce qui les intéressait et qui avait une valeur… » J’ouvre le sac poubelle. Il est presque vide. J’en sors des vêtements. Ceux que j’avais quand ils m’ont trouvé m’a-t-elle expliqué. Je les ai observé longuement, naturellement j’ai glissé ma main dans les poches il n’y avait plus rien. J’ai tout posé sur le sol, sans le moindre remord, j’ai continué à fouiller le sac, j’y ai trouvé un carnet. Je l’ai ouvert. Il était neuf, quelques feuilles sont tombées. En prenant la première, j’ai sourit avant de la montrer à Rose. La seconde ? C’était une photo, moi avec une femme, ses lèvres sur ma joue. « Tu sais qui elle est ? » J’esquisse un non de la tête et replace la photo dans le carnet. Je la vois froncer les sourcils mais elle ne dit rien de plus. Ma main plonge de nouveau dans le sac, j’en sors un brassard « William a dû le couper pour qu’on puisse te le retirer, il a dit qu’on te le réparerait si…  » « Si je m’en sortais ? » Elle esquisse un oui de la tête. Je ne suis même pas sûr de ce dont il s’agit. mais c’est instinctif, je le glisse à mon bras. Il flotte légèrement, mais d’un mouvement de poignet le mécanisme s’active. La lame est encore teintée de rouge. Naturellement je vérifie, je sais qu’il ne manque rien, mais je ne sais pas me l’expliquer. Elle, elle m’observe presque fascinée. D’un nouveau mouvement la lame est rangée. Je le retire et plonge une dernière fois ma main dans le sac. J’en sors un passeport. Je souffle alors « Hawk Nehra…  » je lis le peu d’information qu’y s’y trouve. Je suis né dans le Montana, j’ai 27 ans. Je le parcours et voit les pays que j’ai traversé. Rose tente de sourire « Tu as vu du pays tesoro… Une femme dans chaque port ?» Je relève la tête, je ne comprend pas sa remarque. Elle s’approche et glisse dans ma main ce que son poing refermé. « C’était autour de ton cou quand nous t’avons trouvé. » Il n’y a qu’une date, pas de nom… Je ne sais pas si c’est une alliance ou juste une promesse. « Non… Je ne sais pas à qui cela appartient, mais je n’ai pas de souvenirs de tout ça… Je ne sais même pas pourquoi vous restez plongé dans le noir… Je ne comprend plus rien ! » Je panique et suffoque de nouveau. Je cherche où m’asseoir mais me laisse glisser contre le mur. Elle se rapproche de moi, se penche vers moi et sa main glisse entre mes cheveux pour m’obliger à la regarder. « Alors disons que ça ne compte pas. Qu’ici commence ta nouvelle vie… Qu’en penses tu ? » Mon regard plonge dans le sien, elle a l’air d’une fée… « Je vais tout t’expliquer, je te le promet, mais toi tu vas devoir être fort. Tu vas devoir trouver une raison pour survivre…  » J’esquisse un oui de la tête. Ma raison je l’ai déjà, mais elle l’ignore. Elle se fraye un chemin entre mes jambes, s’approche et finalement m’embrasse. Elle remplit mes poumons d’oxygène, et d’une confiance nouvelle… A cette seconde je sais que je pourrai affronter n’importe quoi…

Ma mère sourit, elle sort de la mairie. Tenant ma main Alice fronce les sourcils. Moi je bouillonne sans dire un mot. Nous devrions nous réjouir… Mais ce sont nos parents qui se sont mariés. Ils se sont rencontrés il y a quelques mois à peine. Le coup de foudre… “Grâce à nous”. Nous ? Nous vivons cela comme une trahison. Elle n’est et ne sera jamais ma soeur. J’ai 17 ans, et je ne peux pas quitter notre maison. Je ne saurai pas lui offrir la vie qu’elle mérite. Nos parents ne nous empêchent pas de nous aimer. Ils savent qu’ils n’ont pas intérêt, que nous adopter l’un ou l’autre ne fera que approfondir la colère que nous éprouvons. Alors ils vivent leur vie et nous nous vivons la nôtre. La colère s’estompe et nous trouvons notre rythme l’un et l’autre. Son père à elle ne croit pas à la fin du monde comme l’envisage ma mère. Mais il ne s’oppose pas à sa vision “survivaliste” Il ne s’entraîne pas, refuse poliment que Alice y participe. Alors régulièrement nous passons des “vacances” l’un sans l’autre. Moi je deviens plus plus fort, plus agile. Je réagis avec plus de rapidité et me sens capable de prouesses que je n’aurai jamais imaginé possible. Le temps passe, lentement, sans craintes du lendemain, sans réellement imaginé que effectivement la guerre est à notre porte. Ce n’est pas encore pour maintenant. J’ai le temps. Le temps de devenir un homme, d’envisager l’avenir. De lycéen je deviens étudiant en architecture, je m’intéresse au monde qui m’entoure. Je suis doué, et ma mère continue de cultiver cela. Pour mes stages ? Elle m’encourage et m’aide à voyager. Je découvre Paris, Florence, Le Caire, Tokyo et m’installe un temps à Séville. Alice elle reste à New-York, nous sommes différents, et nous aimons cela, même si parfois elle peine à comprendre mon envie de voyage. Elle sait que je reviens, toujours. Le lien entre nous se renforce et j’ai 24 ans quand je reviens m’installer à New-York. Cette fois je sais ce que je veux, mon propre cabinet, mon appartement avec vue sur Central Park et plus que tout une vie avec elle. Notre vie. Nous avons 24 ans et cette fois c’est nous qui sortons de l’église, elle dans sa robe blanche, moi dans mon costume. Nous venons de nous dire oui et nous partons pour notre voyage de noces… Je ne pensais pas que le bonheur pouvait être suivi de si près par de si sombres heures…

Je suis assis dans cette pièce sombre, le dos au mur, Rose s’est assise face à moi, ses mains sur mes bras, elle m’observe en silence. Moi j’ai la tête entre mes mains. Accoudé à mes genoux, je cherche encore à comprendre comment j’ai pu oublier tout cela. Elle vient de m’expliquer… Cela fait un an… Une année entière que des bombes ont éclatées, que des villes ont été ravagées, que des créatures ont émergé de nulle part. Elle pense que je suis un survivaliste, j’en ai les manières. Elle me parle d’un campement plus au sud, cela ne me dit rien. Je n’ai pas l’impression d’avoir fait partie d’une si grande communauté. Elle me parle de Clancy, j’esquisse un non. Cette fois je le sais, j’ignore où se trouve cette ville. Mon regard croise le sien et elle ose souffler « Mais tu devais bien te trouver quelque part avec cette femme non ?  » J’hausse les épaules et m’effondre. Je ne sais plus rien de cette dernière année, combien d’années ont d’ailleurs été rayées de ma mémoire ? Je sens ses bras se refermer sur mon cou, son visage s’enfouir contre ma nuque… Combien de temps puis-je rester ainsi ? Protégée par elle du monde entier ?

J’ai 25 ans, et Alice vient de me mettre face au mur, je lui avais promis tant de choses, et elle en a eu si peu. Nous avons pris le chemin du Montana pour nous retrouver. La neige tombe et elle rit… Mais bientôt le malheur va s’abattre. Je dois fêter mes 26 ans aujourd’hui, mais c’est une alarme qui puissante qui nous sort de notre sommeil. La première bombe est tombée sur la France. La guerre est là. Je réveille Alice et nous filons vers notre bunker. Je n’ai pas oublié les conseils de ma mère, et ils nous ont sauvé. Nous restons là, enfermés plusieurs jours, plusieurs semaines même, avant que finalement nous retrouvions la surface. Tout est dévasté. Elle n’est pas prête à cela, moi si. J’apprends que son père n’a pas survécu. Je n’ai pas de nouvelles de ma mère. Je pense qu’elle a choisi l’amour à ses principes. Du moins je l’espère. Elle s’écroule à la nouvelle, mais je l’aide à se relever. Lui apprend ce qu’elle doit savoir. nous survivons tant bien que mal… Un mois, puis deux. A l’été succède l’automne, puis l’hiver.  Nous sommes en janvier 2014, je retrouve ma mère… Mais elle n’est plus la si forte mère que j’ai connue. Elle est une créature quelque part entre vie et mort qui tente de me tuer. Je sais qu’elle ne voudrait pas être ainsi, je sais que je ne dois pas mourir… Ma lame s’enfonce une première fois en elle, et je l’oblige à reculer. Mais alors qu’elle repasse à l’attaque, par pur réflexe de survie, j’ai enfoncé ma lame entre ses yeux. Elle s’écroule, morte. Je ne sais pas ce qu’elle est devenue, je me crois dans un mauvais film de série Z… Une Z c’est ainsi qu’elle sera baptisée plus tard… Je rentre… Alice m’attend le regard rempli d’inquiétudes. Je lui dis tout, je lui ai promis. Elle me conflit le Smith et Wesson de son père. Nous continuons à survivre… Nous n’avons plus le choix…

J’ai trouvé ma place au sein du groupe de Rose, je suis plus agile, plus rapide, me sacrifier ne leur pose pas de soucis, sauf à Rose. J’ai repris l’entraînement, celui que j’avais avant de perdre la mémoire. Renfiler ce brassard, ressortir de nouveau… Ce fut comme réactiver une mémoire endormie. Je sais ce dont je suis capable. Le reste ? Je vis sans. Je suis chargé d’aller à l’extérieur, de trouver de la nourriture. Je n’étais pas assez armé pour William alors il m’a donné son RedHawk. En me disant que c’était un signe.
J’ai repris le fil du compte des années. cela fait 3 ans maintenant que je partage leur quotidien. J’ai 30 ans. Je ne sais toujours pas qui est la femme sur cette photo… L’année dernière, malgré cet anneau, cette image d’un temps passé, malgré des souvenirs perdus et le risque que je prend, j’ai épousé Rose. Ce n’est pas vraiment officiel, plus personne ne peut rendre cela officiel de toute façon. Nous n’avons pas d’alliance, mais James, le fils de William nous a tatoué l’annulaire gauche. De l’encre pour que rien n’efface cela. Ca a fait un mal de chien, Rose m’insultait en italien mais j’ai compris chaque mot.
J’ai 30 ans, et je viens de reprendre le chemin sur lequel on m’a trouvé. Cette fois je suis mieux armé, grâce à William et - étonnement - à Rick, il a amélioré ma lame. Je suis plus  apte à me défendre, plus vigilant. Je cherche de quoi nous nourrir, ou du moins de quoi “troquer”. Un bruit attire mon attention, un râle. Je me cache, je sais qu’un Z approche. William m’a apprit à les détecter, les reconnaître. Mais c’est avec effroi que je la reconnais. Un flash douloureux, qui manque de me faire chuter. Je tente de gagner quelques mètres pour la devancer. Je n’ai pas de doute c’est elle. Je ne peux que murmurer un « Je suis désolé Alice… Je n’ai pas su te protéger… » Le coup de feu part et avec lui remonte le souvenir de ce moment où mon ancienne vie a pris fin.

J’ai 27 ans, je dois sortir nous trouver à manger, ou de quoi troquer avec les camps voisin. Je prend une route qui doit me mener à un ranch. J’ai prévenu Alice que j’en aurai pour plusieurs jours. Je lui ai dit de s’enfermer, de se barricader, que je n’en aurai pas pour longtemps. En temps normal je lui aurai dit de venir, mais là… Elle vient de m’annoncer qu’elle attend notre enfant, ce n’est qu’un haricot qui doit se développer, mais je ne veux prendre aucun risque. Elle a de quoi manger et boire, je la sais en sécurité. Je ne m’attendais pas au reste. A ces pillards qui m’ont attaqué, trop nombreux, plus violents. Je n’en suis pas venu à bout. Ils m’ont laissé pour mort… La suite ? Je la devine. Elle ne me voyait pas revenir, elle a voulu me chercher, elle est tombée sur l’une de ces créatures… Moi ? Je l’ai oublié, et j’ai recréé une vie, sans elle…

Silencieux je lui offre une sépulture décente avant de faire demi-tour. James et Rick râlent, mais Rose, comme William ont compris. Je ne me souviens pas de tout, mais je leur raconte tout. Ses bras fins entourent ma taille et je la serre dans mes bras. Notre vie peut commencer sans mystère. Je suis quelque part entre colère et soulagement.

Je viens de fêter mes 31 ans, j’ai trouvé ma place au sein de la communauté qui m’a accueilli. Je continue de sortir pour m’occuper du ravitaillement, je m’éloigne si nécessaire, plusieurs jours, plusieurs semaines. De ceux que j’ai croisé autour de cette table ? Il ne reste que William, James et Milo, l’adolescent qui jouait avec son bol. Rick est parti pour un autre groupe, les deux femmes ? Elles sont parties pour Clancy. Rose est la seule, et elle est traitée en princesse. Je n’ai pas peur de la laisser, parce que je sais qu’on veille sur elle. Ils préféraient mourir que de laisser quelqu’un lui faire du mal. J’ai gardé l’anneau qui m’unissait à Alice et je me rend régulièrement sur sa tombe, mais c’est un autre famille que je protège. Ces derniers mois n’ont pas été des plus simples. Pier est un job comme un autre. Pour certains du moins. Je rentrais avec un sac chargé. Au loin j’ai vu des flammes, je savais. Je savais d’où elles venaient. Je me suis précipité. Dehors Rose observait les flammes, James retenait Milo, et William restait la tête baissée. Nous n’avions plus de refuge, plus rien. Ils avaient échappés à ceux qui avaient dévalisé la maison. Nous n’étions plus d’accord sur la suite. Rose a pris ma main, Milo m’a rejoint. Sous la colère, face au néant, à ces hommes qui toujours ravagent sans ménagement, je voulais une vengeance. Nous allions errer, nous nous sachions en sécurité nulle part. Alors nous si nous devions tuer nous le ferions. William voulait lui la paix, son fils n’imaginait pas une vie sans son père. Ils allaient rejoindre le ranch ou peut être même Clancy, ils verraient. William était vieux et fatigué. Avant de partir James m’a dit que le moment venu il me rejoindrait. J’ai esquissé un oui de la tête. J’ai voulu rendre son arme à William, il a refusé, il m’a pris dans ses bras et m’a tapé le dos. A serré Rose contre lui et ébouriffé Milo. Et nos chemins se sont séparés. Depuis ? J’erre, fantôme dans ce monde en chute libre. Ombre qui cherche la lumière. Silhouette assoiffée de compréhension et de vengeance. J’offre mes services pour protéger les communautés ou les groupes des pillards. Pour quelques pas, pour quelques jours ou quelques semaines. Rose et Milo ont pris le relais pour le ravitaillement, et chaque soir nous trouvons un nouvel abri. Même si parfois nous devons nous séparer plusieurs jours, parfois plusieurs semaines. Mais toujours nous nous retrouvons. Nous avons nos codes... Errer, et observer le monde sous un autre angle… J’ai toujours été le meilleur à ce jeu là…


Fox
Dans le monde réelle on m'appelle Flavie. J'ai 33 ans, et je viens de France. J'ai découvert DIY grâce à grâce à un des admins =P, et j'ai cédé à m'inscrire parce que j'adore me multiplier. Mon personnage est un inventé et j'autorise le staff à tuer mon personnage si je disparais. Je suis prêt(e) pour rejoindre l'aventure et libérez l'assassin qui sommeille .  
PS : Le code du réglement est :



FICHE (c) SUNHAE DE LIBRE GRAPH


Dernière édition par Hawk Nehra le Mar 9 Oct - 20:13, édité 9 fois
Sur Re: Hawk Nehra ≡ Rappelle toi... Tout est permis le Mer 3 Oct - 23:24
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Bienvenue et bon courage pour la suite de ta fiche.
Très bon choix d'avatar au passage.
Sur Re: Hawk Nehra ≡ Rappelle toi... Tout est permis le Jeu 4 Oct - 0:21
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» METIER : Chasseur

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Adminstrateur
Rebienvenue, l'assassin! :p
Sur Re: Hawk Nehra ≡ Rappelle toi... Tout est permis le Jeu 4 Oct - 7:59
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» METIER : Ancienne profileuse

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Rebienvenu !!
Sur Re: Hawk Nehra ≡ Rappelle toi... Tout est permis le Jeu 4 Oct - 8:37
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Rebienvenue et bon courage pour ta fiche
Sur Re: Hawk Nehra ≡ Rappelle toi... Tout est permis le Jeu 4 Oct - 9:37
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Re-Bienvenue :)
Sur Re: Hawk Nehra ≡ Rappelle toi... Tout est permis le Jeu 4 Oct - 13:03
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Rebienvenue ! :O J'aime tellement ce type
Sur Re: Hawk Nehra ≡ Rappelle toi... Tout est permis le Jeu 4 Oct - 14:59
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» METIER : Vétérinaire

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Re-bienvenue parmi nous!
Sur Re: Hawk Nehra ≡ Rappelle toi... Tout est permis le Jeu 4 Oct - 21:15
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» METIER : Architecte

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Merci à vous tous pour votre accueil
Sur Re: Hawk Nehra ≡ Rappelle toi... Tout est permis le Jeu 11 Oct - 20:32
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» METIER : Serveuse dans un dîner à Helena

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Fondatrice
Bravo, tu es validé !
Franchement, j'ai rien à redire tu ta fiche. En plus j'adore ton personnage ** Amuse toi bien avec ce nouveau perso :)
Maintenant que tu es validé, il va falloir que tu te trouves des potes de survie via les journaux de bord. Que tu te trouves une occupation par ici. Tu pourras faire du commerce avec les autres groupes dans le marché du forum qui se trouve ici. Te chercher des partenaires de rps ou répondre à des sujet libres. Tu pourras pimenter ton jeu grâce aux dés du forum.

Sur Re: Hawk Nehra ≡ Rappelle toi... Tout est permis le Jeu 11 Oct - 22:08
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» METIER : Architecte

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» JE SURVIS DEPUIS LE : 03/10/2018
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Merci !!
Sur Re: Hawk Nehra ≡ Rappelle toi... Tout est permis le
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