Sur Stranger in my house [PV Shawn] le Ven 28 Sep - 12:46
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Rachel & Shawn
At the end of the day, there's another day over
Les jours se suivent et se ressemblent dans la petite ville de Clancy. A croire que le monde reste tel qu'il est, que la mort, les damnés et tout ce qui s'en suit n'ont pas vraiment changé la façon dont tourne le monde. Les questions se bousculent souvent dans mon esprit. Pourquoi cette guerre ? Pourquoi la fin de notre monde ? Combien de damnés arpentaient la terre à la recherche des enfants de Dieu ? Pourquoi avait il laissé ce genre de choses arrivé ? Combien de survivant y avait il au monde ?
Ces questions se bousculaient chaque jour un peu plus dans mon esprit et pourtant la routine avait pris le pas sur la raison et le questionnement. Ma routine n'avait pas changé depuis que j'étais arrivé en la ville de Clancy. J'avais pris la maison la plus éloignée de la communauté. Non que je sois une asociale, mais j'aimais ma tranquillité, j'aimais l'idée de continuer de vivre comme j'avais toujours vécu. L'aube me réveillait et après avoir fait ma toilette, je priais le seigneur, puis mangeait.
C'était des choses simples, mais qui me permettait d'être encrée dans la réalité. Aux premières lueurs du jour, j'allais dans mon jardin ou j'avais fait pousser un potager, prenant soin de mes légumes, arrachant les possibles mauvaises herbes, entretenant le tout pour avoir de quoi manger. Je n'aimais pas dépendre d'autrui et cela me rappelait ma vie à la ferme.
Puis je quittais mon foyer et allait a pied jusqu'à la zone neutre et militaire. J'avais mes taches, mes travaux. Rien de bien difficile, de l'entretien pour la majorité, du ménage, du rangement, de la lessive pour les uniformes militaires. C'était un travail comme un autre, une façon de me rendre utile auprès de la communauté sans avoir à créer d'armes de mort, ou sortir pour affronter les damnés. J'aspirais à cette vie simple et protégée du monde extérieur bien que je n'oubliais pas les dangers qui nous entouraient. Je priais pour que chacun reste en vie, que nous trouvions des survivants et qui sais, peut être pourrons nous construire une nouvelle ville, un nouveau monde.
La journée passe ainsi, le travail, la nourriture, les personnes autour de moi qui m'observent avec étrangeté. Cela fait quatre années que je suis ici et pourtant on continu de m'observer comme une chose étrange, a croire que ma tenue, mes convictions, les surprends toujours autant.
Je fais pourtant parti de la communauté, enseigne aux enfants l'écriture et la lecture, ainsi que quelques autres matières, mais je suis toujours source de rires et de blagues,  de regards insistant des femmes, comme des hommes. C'est parfois blessant, bien que je doive faire avec. Je pourrais accéder à la facilité de changer mes vêtements, de m'habiller comme eux tous, enlever ma coiffe et détacher mes cheveux. Mais ce serai céder à la facilité.
La soirée venant, je rentrais chez moi. Le couvre feu était instauré. Il n'y avait chez moi, aucune ampoule. Je refusais d'utiliser l'électricité et ne m'éclairais qu'avec des bougies et des lampes a huile ramenées de mon village. Je préparais mon repas, nourrissais mes poules, mangeais, puis allumait un feu auprès duquel je m'installais. C'était mon moment de détente. Le moment ou je tricotais, lisais, brodais. Bien souvent je m'endormais dans le fauteuil a la lueur du feu et ce soir n'était pas différent. Pourtant, un bruit m’éveilla dans la nuit, alors que le feu devenait braises rougeoyante. Quelqu'un ou quelque chose était il entré chez moi ?

drvgns.
Sur Re: Stranger in my house [PV Shawn] le Sam 29 Sep - 12:02
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Je suis essoufflé, mais je continue de courir. Foutus sprinteurs. Lorsqu’il y en a un ou deux ça va, mais là, ils sont cinq. Il doit y avoir un virulent pas loin, et je veux clairement m’éloigner de l’endroit. Alors je cours, ignorant ma fatigue et ma faiblesse. L’adrénaline a mis la voix en mode off. C’est une bonne chose. Il ne manquerait plus que je me la coltine en prime. Je recharge mon canon scié en tentant de ne pas perdre le rythme dans ma course. La nuit allait tomber et bientôt je ne les verrai plus. C’est le seul moment où je peux m’en défaire de quelques-uns. Je me retourne une fraction de seconde et tire. Je ne vise pas la tête. Les jambes. Dans l’agitation, c’est le seul moyen que j’ai des les ralentir. Si je peux éclater des genoux, c’est mécanique, ils ne savent plus courir.

Mais en me retournant, je me prends une branche en plein visage. Merde l’arbre. Quelle idée de courir en pleine forêt. Et me voici sonné au sol, avec les sprinteurs qui se rapprochent. Je me lève d’un bon et tente d’y voir clair, mais à part les râles. Je frappe dans le vide. Je me débats avec l’atmosphère. L’un d’eux se met à mordre mon cuir au niveau de l’épaule. Pas de chance, c’est renforcé. Je parviens à lever celui en face de moi et le balancer contre un arbre. Il s’embroche sur une autre branche. J’attrape par le second qui se trouvait derrière moi et frappe son visage avec le pommeau de mon arme. Ok. Cervelle détruite. Au suivant. Je donne un coup d’épaule sur le troisième. Il tombe et mange ma semelle en pleine face. J’évite de peu le quatrième et vise sa tête. J’appuies sur la détente. Purée de pastèque : check. Et enfin le cinquième s’approche en rampant. Alors c’est à lui que j’ai scié le genou ? Je me baisse. Il tend sa main et tente de mordre le vide. J’attrape une pierre et frappe à plusieurs reprises son crâne. Je me relève, essoufflé et m’essuie le front.

Ce geste. Je n’y ai pas pensé. Est-ce mon front qui est gluant ou ma main ? Je regarde mes phalanges et voit du sang. Je fais les gros yeux. Je me suis… Blessé ? Est-ce mon sang ? Pourquoi ai-je décidé de traîner dans les bois derrière Clancy aujourd’hui ? Mauvaise idée. Très mauvaise idée. Il faut que je puisse nettoyer ça et voir si c’est grave. Je sais ce qu’il me reste à faire : rendre une petite visite à Clancy…

Un peu plus tard…
La nuit est mon salut, par rapport à ces militaires. Mais c’est aussi le salut des morts. Je suis sur le qui-vive, non loin de la palissade qui sépare la civilisation du monde sauvage. Je me cache derrière un rocher, évitant les lueurs d’une lampe torche sur moi. J’attends que le militaire passe… Maintenant ! Je cours et avise l’immense palissage. Intelligent d’avoir orienter les creux des taules à la verticale. Ça évite de s’en servir pour escalader. Mais il faut bien les fixer, et pour ça, il faut des grosses vis qui dépassent et offrent des opportunités de grimpette. Je m’éxecute et en un rien de temps je suis de l’autre côté. Je regarde la maison qui a l’air inhabitée. Celle-ci. Il n’y a pas de lueurs à l’intérieur. Je m’en approche, évitant une autre patrouille de peu.

J’ai déjà fait ça des centaines de fois. J’attrape une branche au sol. Personne ne se méfie des branches et de leurs pouvoirs. Je la glisse dans le peu d’espace que me permet cette fenêtre et fait glisser le loquet. Je remonte la fenêtre et rentre silencieusement à l’intérieur. Maintenant, la salle de bain. Il me faut un miroir. J’attends que mes yeux s’habituent à l’obscurité et me fraye un chemin vers cette salle de bain. Mais il fallait qu’il y ait une chaise sur mon passage. Je tape dedans. Ding dong ! Ah… Te voilà toi ? Ouai… Beau boulot avec les sprinteurs. Dommage que tu aies échoué face à cette vilaine branche. Ta gueule. Oh que non. Je viens à peine de me réveiller. Tu imagines qu’il y ait une jeune femme ici ? Viens, on va renifler ses culottes. Je ne suis pas là pour ça. C’est vrai… Ta blessure… Méchante branche, méchante ! Si ça se trouve ce n’est rien.


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