Sur we do whatever we want le Dim 23 Sep - 21:17
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Réveille toi… La voix est rauque. Presque inhumaine. Comme démoniaque. Constituée de plusieurs voix à la fois. Shawn. Réveille toi. Peu à peu les premières mesures d’une musique lente, presque silencieuse, résonne dans mon esprit. Et cette voix reprend Tu ne vas pas me faire attendre, Shawn, pas vrai ? Mais… Elle vient d’où cette musique que j’ai en tête ? C’est quoi encore ce truc ? Je me redresse, me débattant avec mon esprit en martelant mon crâne de coups de poing. Je m’arrête, essoufflé. Tu deviens fou, Shawn ? Oh que non. Tu l’es déjà depuis un moment. « Sortez. De. Ma. Tête ! » parvins-je à dire en serrant ma mâchoire. Oh que oui tu deviens fou. Tu ne te demande pas où sont passées les autres voix ? Celle-ci est bien plus forte. Elle est omniprésente. J’ouvre les yeux. Je sursaute. Une mâchoire de rôdeur tente de me croquer. Je n’ai que le temps de me reculer. Tu ne croyais tout de même pas que j’allais laisser la place à ces faibles ? Ce fou qui te demandais sans cesse de tuer tout le monde et cette femme qui implorais ta pitié ?

Je repousse le mort en lui mettant un coup de pied en plein visage. Je me retourne et ouvre la portière, m’extirpant de l’arrière du véhicule par l’autre côté. Il n’y a qu’une place de passager. Et j’ai viré ces inutiles pour rester. Tu n’es pas content, Shawn ? Oh, fais moins de bruit ! C’est le pont musical ! Le meilleur moment ! Je contourne la voiture et tire le mort par le col. Ce con a trouvé le moyen de faire descendre la vitre et se bloquer dedans. J’ouvre la portière et coince sa tête dedans. Je ferme à plusieurs reprises jusqu’à ce qu’un bouilli de sang et de cerveau dégouline sur le sol. Quand je te disais que c’était le meilleur moment… Tu as tapé en rythme. « C’est toi qui a mis cette musique ? » Qui veux-tu que ce soit ? « Bah… Peu importe. Je vais t’ignorer comme tous les autres. » C’est ce que tu crois, Shawn. Mais je ne suis pas comme les deux autres. Tu ne trouves pas que je suis plus… présent ? Regarde ! Ma main se lève toute seule. L’incompréhension se lit sur mon regard.

Je regarde entre mes doigts et voit une silhouette passer, suivi de prés par un chien et avec une arbalète dans le dos. « Laisse-moi deviner. Tu vas me demander de le tuer lui aussi ? Tu sais que je ne vais pas t’écouter ? » Oh non… On va le laisser vivre ! Tu as l’air d’avoir besoin de parler à quelqu’un… « Foutaises… » Et pourquoi tu m’imagine alors ? De toute façon t’es déjà en route… Effectivement, la voix dit vrai : j’avance vers ce type. Ne te grille pas. Laisse-le croire que tu es normal. Tu vas le faire flipper alors. Ça va être drôle de te raconter des conneries pendant que tu dois garder ton sérieux… Je suis à portée de voix du type. « Hey!... Euh… Salut? » T’aurais dû t’entraîner devant un miroir. On t’as déjà dit que t’étais pourri pour aborder quelqu’un ? « Désolé, on voit pas beaucoup de vivant par ici, ces temps-ci et… » On ? Ducon…

Sur Re: we do whatever we want le Dim 23 Sep - 22:26
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We do what we want
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Au cœur de ce nouveau monde, cette nouvelle société ébranlée par l’enfer s’étant déchaîné sur terre au lendemain de la troisième guerre mondiale, le quinquagénaire errait paisiblement parmi les décombres de l’ancienne société. Arbalète sur l’épaule et main dans la poche de son jean délabrée par les années de survie, le brun mâchouillait un petit morceau de bois entre ses dents ne lâchant pas son berger allemand des yeux. Il suivait à la trace l’animal qui avait pris de nombreux mètres d’avance sur son maître, dans ce nouveau monde, l’animal était devenu presque indispensable à sa survie. Austin en était parfaitement conscient depuis qu’il avait quitté son abri anti-nucléaire pour partir à la recherche de sa fille. Il ne comptait même plus sur les doigts d’une main le nombre de fois ou l’animal était devenu une arme secondaire de choix lors d’une rencontre avec certains être humains hostiles. Les pas de l’animal l’avaient guidé jusqu’à la frontière du territoire proclamé par les pillards, très certainement attiré par les traces odorantes laissées par de la nourriture Billy activait le pas forçant Austin a suivre le rythme de la bête. Un léger sourire au coin des lèvres, il connaissait les réactions de son animal par cœur et il se doutait qu’ils approchaient de quelque chose d’intéressant pour sa petite excursion loin de son groupe formé par le clan Newman. Sans vraiment plus attendre, Austin s’emparait de l’arbalète entre ses mains observant les alentours tel une proie en territoire de prédateur. Dans un sens, il avait ce mauvais pressentiment au plus profond de son cœur. Il allait faire la rencontre d’un être humain aujourd’hui. Austin en était persuadé et les traces de vies humaines récentes laissées à la vue devant ses yeux malgré une tentative de camouflage ne cessaient de lui faire grossie cette impression. Un simple son émis entre ses dents rappelait son animal aux pieds, à l’arrêt prêt d’un véhicule familial accidentée, il s’approchait doucement observant le mort vivant attaché à la place du conducteur. « J’en ai vu dans un sale état mais toi mon pote… » marmonnait-il dans sa barbe en observant la moitié du visage du rôdeur collée contre le volant du véhicule. Sa mâchoire explosée ballante dans le vide l’intriguait énormément, il était devenu presque inoffensif s’il ne pouvait pas mordre un vivant. Sa main s’emparait de son couteau tandis qu’il ordonnait à son berger allemand de rester silencieux, observant l’animal en position prêt à attaquer. Ses oreilles dressées et ses canines acérées pleinement visibles. Fermement, le brun lui ordonnait de rester silencieux tandis que sa lame s’enfonçait doucement dans la bouche du mort vivant n’ayant pour autre réaction que d’essayer d’avaler sa lame. Le cadavre n’avait aucunement eu l’idée, le réflexe, l’instinct de refermer sa mâchoire brisée. Un sourire au coin des lèvres il observait les épaules désarticulées du monstre qui effrayerais la plus part des enfants avant de mettre un terme définitif a son agonie. La lame du poignard remontant à travers le palet pour venir transpercer ce qu’il restait de cerveau à la créature, instinctivement, il fouillait les poches du corps inanimé à la recherche de choses intéressantes. Un joli portefeuille en cuir noir était encore remplit de nombreux billets de banques à trois chiffres qu’il laissait chuter au sol sans véritable intérêt. C’est la photo de l’homme blond sur son permis de conduire qui l’intriguait le plus et s’il prenait alors deux pas de recul pour faire la comparaison de l’homme. Austin souriait doucement enfonçant la carte dans sa poche arrière, ses doigts passant dans les poils de son chien venu se coller à ses jambes « J’pense que le fils de Chester nous remercieras quand on le retrouveras. Allez, en route vieux père. »  Son regard se perdait encore quelques instants sur le cadavre au volant du véhicule avant qu’il ne laisse entrevoir un simple signe respectueux détournant les talons. Ce n’était pas la première fois qu’il avait affaire à ce genre de situation depuis le début de la fin du monde. Nombreuses étaient les personnes qu’il avait connu à s’être transformée pour différentes raisons mais pour la première fois, cette personne n’était pas une personne qu’il avait connu avant le début de ce chaos sur cette. Il avait fait la connaissance de cet homme seulement après la fin de cette putain d’apocalypse. Ses gestes appellent Billy à plusieurs mètres à la traîne derrière lui, Austin se perdait légèrement dans ses pensées. Voilà pourquoi il devait absolument retrouver sa fille, Blake Newman. Il n’avait aucun doute sur sa capacité à avoir survécu à l’apocalypse, elle était la digne fille de son père dans un sens, une fille avec un caractère aussi important ne se laisserais marcher sur les pieds par rien ni personne. Si elle ne l’était pas, il devait alors mettre fin à ses souffrance et ne pas la laisser errée sous cette forme horrible jusqu’au moment où il n’y aurais plus un seul être vivant sur ce putain de caillou. Que feraient-il si ce n’était pas le cas ? Il essaierait de continuer à trouver une raison de se battre, hurler et avancer parmi les débris de ce carnage nucléaire. S’il savait aujourd’hui pourquoi il se battait, il n’osait pas imaginer la difficulté pour lui de trouver une raison à son âge de rester en vie. « Hey !... Euh… Salut ? » Cette simple phrase l’extirpait de ses pensées, il détournait simplement la tête en direction de l’homme qu’il l’interpellait, un sourcil arqué sur son visage claquant des doigts a Billy pour qu’il se mette a ses pieds. L’arbalète prêt a être mise en joue observant de la tête aux pieds l’homme qui barguigner une phrase étrange « Désolé, on voit pas beaucoup de vivant par ici, ces temps-ci et… » silencieux et impassible face à l’étranger qui semblait véritable perdu dans sa manière de se comporter physiquement, le quinquagénaire observait les alentours ne remarquant personne. Qui était cette ou ces autres personnes qu’il mentionnait dans sa phrase ? Méfiant, sur ses gardes, il ne quittait pas l’homme des yeux marmonnant dans son plus bel accent bouseux de la campagne « On est juste à la recherche d’informations. »

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by Wiise
Sur Re: we do whatever we want le Sam 29 Sep - 11:34
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Je lève les mains légèrement en l’air lorsqu’il saisit son arbalète et que son chien se replace à ses pieds. Je veux montrer quelles sont mes intentions : simplement discuter. Et à peine dit-il qu’il recherche des informations qu’un rire s’élève dans mon crâne et surenchérit Quel dommage que l’office de tourisme d’Helena soit fermé par vrai ? Tu crois qu’il cherche des chiottes ? « Euh… Des informations ? » J’ai une idée, Shawny. Et si on jouait à voir ce qu’il a dans les tripes ? Cette arbalète est tellement cool, elle pourrait être à toi… « Quel genre d’informations ? » Eh bien sûr tu préfère discuter. Laisse-moi deviner… Tu vas lui proposer une tasse de thé et jouer à la dinette avec ce Robin des Redneck ? Je commence à devenir doué pour ignorer cette voix. Oh oui tu peux m’ignorer tant que tu es aux commandes, mon grand. Attend que tu sois fatigué et que tu me laisse le volant… Merde. La voix marque un point.

Je baisse les mains et lui en tend une. « Je m’appelle Shawn. Et si je peux t’aider à quoique ce soit… » Il va sérieusement falloir qu’on parle tactique, mon chou. Tu as l’intention de quoi, là, exactement ? Tsss. Arrête de croire que je suis là pour faire seulement ami-ami. Je veux simplement m’assurer que ce type obtienne ce qu’il veut et décampe rapidement. Je te rappelle que j’ai aidé ces deux jeunes à s’en tirer. Ce n’est certainement pas pour qu’ils se prennent un carreau d’arbalète dans la tête. Plus vite il se tirera, plus vite ils seront en sécurité. Eh puis… Si ce type n’est pas aussi mauvais qu’il en a l’air… Peut-être qu’on pourrait étendre notre réseau d’amis ? Foutaises. Tu m’as moi. C’est suffisant. Tu n’as besoin de personne. Encore moins de Friendzone Roméo et sa Juliette de l’enfer. Alors y gars qui joue aux fléchettes…

« Je sais que c’est plutôt bizarre un type qui veut aider mais… Ouai… j’veux surtout être sûr que tu ne vas pas causer d’ennui dans le coin. Bordel… J’ai l’impression d’être un foutu chien qui marque son territoire… Mais je tiens à ma tranquillité, si tu vois c’que je veux dire. » Wouf wouf ! Quand t’auras fini de lui pisser sur les bottes et que tu l’auras bien marqué, ce mignon, on pourrait peut-être se trouver un p’tit déjeuner digne de ce nom ? Tu sais ce que je ferai pour des œufs brouillés et du bacon ? Oui je sais. Bien sûr que tu sais ! On a tué pour moins que ça, bordel ! Te fais pas chier à lui causer. Finalement c’était une mauvaise idée. T’es un mauvais dragueur. Tu n’auras pas son numéro.

Sur Re: we do whatever we want le
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