Sur Hey, stranger ! le Dim 23 Sep - 18:18
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Hey, stranger !


   
Si je suis de sortis, si tôt le matin, ce n’est pas anodin. Danny m’a demandé de faire un petit tour pour s’assurer que tout ce passe bien dans les environs du Bunker qui nous sert de lieu de survie depuis cinq ans maintenant. Et bien entendu, il a fallu qu’un bruit suspect me guide en pleine forêt. Je n’ai pas de doute sur le fait qu’il s’agisse soit d’un moisi, soit d’un autre survivant. Alors, sans faire le moindre bruit, mon glock à la main, je l’ai suivi. La discrétion, je m’y connais pas mal puisque je suis militaire de métier mais le hic, c’est que la chose ou la personne que je suis s’y connaît pas mal non plus dans l’art de se faire silencieux. C’est en quelque sorte ce fait qui me confirme que ce n’est pas un zombie, sinon j’aurais déjà eu le droit à un concert de grognement accompagné d’une odeur à m’en faire gerber mon petit déjeuner. Non, je suis en train de prendre en filature un survivant… Maintenant, il ne me reste plus qu’à savoir si l’inconnu est un type bien ou alors dans le cas contraire, une véritable ordure.
Toujours dans le plus grand des silences, je me glisse derrière le tronc d’un arbre. Peu importe l’espèce du végétal, tant qu’il est assez large pour me cacher en entier. Du coin de l’œil, je zieute la zone pour m’assure qu’aucun cadavre ambulant ne va se rameuter pour me faire démasquer. On dirait bien que c’est mon jour de chance, les morts doivent dormir ou bien ils sont occupés à bouffer quelqu’un d’autre plus loin. Je ne vais pas m’en plaindre. C’est donc le moment que je choisis pour me glisser derrière le type, le pointant avec le canon de mon glock, juste au cas où. Je le vois comme un danger potentiel pour l’instant, il faut dire qu’il rôdait à peine à cinq minutes de marche de l’emplacement du Bunker. Autant rester méfiant, question de survie et de bon sens.

« -Hey, inconnu ! Pose ton arme par terre, tout de suite. »

Je joue la carte de l’autorité et autant dire que même de dos, le type n’a pas l’air commode. Seulement moi, j’ai un boulot à accomplir. Je me souviens qu’Owen, un militaire de Clancy, m’avait parlé de cannibale et de pillard. Je préfère m’assurer que l’inconnu en face de moi ne fait pas partit de ce bord-là. Si je fais ça, c’est uniquement dans le but de protéger les autres au Bunker, je ne cherche pas les ennuis.




   
- Adrenalean 2016 pour Bazzart
   
Sur Re: Hey, stranger ! le Dim 23 Sep - 19:45
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Le soleil venait à peine de faire son apparition dans le ciel et ses premiers rayons perçaient doucement à travers la flore sauvage du Montana. Une clope sauvagement roulée vissée au coin de ses lèvres, le brun avançait silencieusement parmi les arbres de la forêt son arbalète entre les mains. Une nouvelle fois depuis qu’ils avaient pris la décision de quitter le bunker qui avait servi d’abris à la famille Newman, le sommeil n’avait pas réussi à faire son chemin malgré les rondes de garde orchestré de la main de maître par son grand frère. Etait-elle encore vivante ? Comment pourrait-il annoncer à Daryl qu’il était en réalité petit frère et non fils unique ? Les questions n’avaient eu de cesse de lui fendre l’esprit au cours de la nuit. Le cul vissé contre la paroi froide de la taule ondulée de cette planque de chasse de fortune. Ses yeux avaient passé la nuit à observer les photos de sa fille, Blake Newman. Les yeux rivés sur les différentes pistes laissées par le passage d’être vivants, Austin avançait avec sérénité et observant son berger allemand renifler à différents endroits. Son animal de compagnie et lui avaient eu l’habitude de ces longues marches en forêts dans l’espoir de suivre une piste animale en un minimum de temps et kilomètres possible. La guerre ainsi que ses conséquences n’avaient eu grand chamboulement dans le comportement de la bête, elle avait simplement apprise à se méfier des êtres vivants ressemblant à des humains mais le quinquagénaire était fier de son mâle. Il avait l’impression qu’il repérait aujourd’hui plus facilement la piste de rôdeur guidant son maître loin des attroupements de ces saloperies de cadavres ambulants. L’odeur nauséabonde omniprésente était un signe pour les êtres humains qu’un festival de cadavre pouvait s’abattre à n’importe quel moment sur leur trajet mais aujourd’hui, Austin Newman ne sentait aucune odeur de mort dans les parages et c’était bien là sa raison d’être inquiet. Les minutes s’étaient écoulées depuis qu’il avait pris Billy le berger allemand avec lui pour sortir fouiller la zone autour du campement provisoire installé par son frère et lui. Le chasseur avait perdu la notion du temps dans ce nouveau monde mais il se doutait qu’aux nombres de kilomètres parcourus en ce début de matinée et à la position du soleil au dessus de sa tête qu’il était encore très tôt. Il avait au moins l’avantage de ne plus devoir s’éclairer à la torche ayant quitter à présent l’obscurité de la nuit depuis un long moment. S’il donnait l’impression d’avancer sans vraiment faire attention à son entourage, il se savait suivi, le comportement de la bête n’était pas anodin lorsqu’il décidait de s’éloigner de son maître pour disparaître parmi la faune sauvage. Le campagnard ne s’inquiétait aucunement pour la bête, elle était une sorte de sécurité afin de couvrir ses arrières si elle décidait de disparaître dans la nature et aujourd’hui dans le monde ravagé par la mort. Le berger allemand restait toujours plus rapide que certaines de ces saloperies de cadavre sur pieds. « Hey, inconnu ! Pose ton arme par terre, tout de suite » Impossible pour lui de ne pas retenir un rictus amusé en entendant la voix qui s’élevait dans son dos, un sourire au coin des lèvres, il se retournait doucement déposant son arme sur son épaule en observant discrètement l’animal silencieux derrière le jeune homme brun. Il ne perdait pas une seule seconde pour le détailler de la tête aux pieds, son air autoritaire et strict digne d’un bon petit soldat du gouvernement américain. Dans la foulée Austin, instinctivement et dans un geste précis mettait en joue l’inconnu face à lui s’écartant légèrement sur le coté dans l’espoir d’obtenir une meilleure fuite en cas d’incident. « Un conseil, fils… Baisse ton arme et on s’en sortira vivant tout les deux. » grognait-il entre ses dents lui désignant l’imposante bête de muscle a plusieurs mètres derrière le jeune homme. S’il était serein face à une situation aussi compliquée dans ce nouveau monde ? Austin en avait eu l’habitude avant même que la troisième guerre mondiale ne décide de pointer le bout de son nez dans sa vie merdique. L’index tendu prêt a pressé la détente de son arme, il se savait dans un sens dans une certaine forme de supériorité dû à son âge et son arme silencieuse. S’il l’était réellement était une question complètement différente et un dénouement complètement différent de la réalité mais toute personne intelligente ne presserait pas la détente d’une arme à feu en plein milieu d’une forêt aussi dense à seulement quelques kilomètres d’une grande ville. Les secondes s’écoulaient silencieusement sans qu’il ne fasse d’autres gestes fixant le jeune homme dans le blanc des yeux laissant finalement s’extirper dans un accent des plus profond des Etats-Unis « Ecoute, fils… Si tu te met entre moi et la recherche de ma fille, j’aurais aucun scrupule à lui dire de t’arracher la gorge. » A nouveau il pointait son animal de compagnie du menton grommelant dans ses dents « Si t'as des marmots on va baisser nos armes »

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by Wiise
Sur Re: Hey, stranger ! le Dim 23 Sep - 22:32
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C’est un sixième sens chez moi de ressentir quand mes interlocuteurs sont aussi aimables qu’une porte en bois. Et là, pour le coup, je ne me suis pas trompé. Je l’avais dit, même de dos le type n’avait pas l’air d’un ange, loin de là. Maintenant qu’il s’est tourné dans ma direction, me faisant face avec son arbalète pointait dans ma direction, ça me confirme mon pressentiment. Bon, le seul point positif, c’est qu’il n’a pas l’air de bouffer les autres qui, comme moi, ont la chance de s’en être sortit vivant de ce merdier.
J’analyse la situation d’un rapide coup d’œil. Le petit rictus qu’arbore son visage, la façon presque nonchalante qu’il a de me braquer avec son arme silencieuse, ça me prouve que monsieur se pense dans un état de supériorité. Derrière moi, j’entends déjà un clébard grogner et je roule des yeux sans pour autant baisser mon arme. Ajoutons à tout ça le petit surnom qu’il vient de me donner, ça a le don de m’agacer. Mais je ne suis pas Nono le rigolo pour rien, faut toujours que je la ramène avec humour.

« -Ravale ton fils, on n’a pas élevé les vaches et les cochons ensemble papi. »

Je ne suis pas un abruti, enfin pas toujours. Je n’ai pas l’intention de tirer, j’ai pleine conscience que la détonation d’une arme à feu pourrait ameuter tout un tas de truc à moitié morts et affamés. Je n’ai pas suivi ce type pour crever, au contraire. Je n’ai fait que mon boulot, celui de protéger le Bunker. Il rôdait pas trop loin de chez nous, je n’avais pas le droit de le laisser filer comme ça sans m’assurer qu’il se trouvait dans le coin uniquement par hasard.
Mais voilà, ce type ne m’inspire pas la moindre confiance et même s’il m’évoque la recherche de sa fille, je ne le crois pas une seule seconde. Enfin, c’est peut-être vrai, peut-être bien qu’il a une gamine et qu’il l’a cherche en ce moment. Mais en vue de la sympathie de ses propos à mon égard, alors que je lui ai simplement demandé sagement de ranger sa jolie petite arbalète pour discuter tranquille ensuite, je préfère suivre mon côté méfiant plutôt que de lui faire confiance.

« -Ecoute, je suis simplement venu ici m’assurer que tu n’étais pas dans le coin pour t’en prendre à mon groupe. »

Je marque une pause et décide d’embellir un peu la vérité à mon sujet, si ça peut lui faire baisser son arme de savoir que j’ai une fille. Bon ok, elle n’est pas de moi, mais c’est tout comme maintenant.

« -J’ai une fille et une petite amie. Et connaissant la gonzesse, je l’imagine bien partir à ta recherche pour se faire un collier avec tes couilles si tu me bute. Alors, je baisserai mon arme à condition que tu fasses pareil et que tu rappelles ton chien. »





   
- Adrenalean 2016 pour Bazzart
   
Sur Re: Hey, stranger ! le Lun 24 Sep - 10:18
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« Ravale ton fils, on n’a pas élevé les vaches et les cochons ensemble papi. » Une nouvelle fois, le rictus qui animait son visage au coin de ses lèvres s’intensifiait à l’écoute des paroles du jeune homme. Il se dressait fièrement face à lui, la tête haute et son arme pointée dans sa direction avec l’assurance d’un homme possédant de l’expérience. Au fond de lui, Austin doutait une seule seconde que cet inconnu n’a un seul jour aperçu une vache ou un cochon de ses propres yeux. Son regard ne quittait pas celui du brun qui se dressait à quelques mètres de lui malgré les grognements de son berger allemand à quelques mètres de lui. Le quinquagénaire analysait chacun de ses mouvements, le jeune homme n’avait pas l’air stupide malgré sa tête de dernier de la classe et il sentait qu’il n’avait aucunement l’intention d’appuyer sur la détente de son arme. Avait-il ne serait-ce que déjà abattu un homme de sang froid ? A cet instant précis, nombreuses étaient les questions qui effleuraient l’esprit du chasseur qui ne sourcillait pas un seul instant. Impossible pour lui de baisser son arme en premier. S’il avait au premier regard un air différent des pillards qu’il avait rencontrer depuis la fin de l’humanité, le brun n’avait aucune confiance en ce gamin lui ayant braquer une arme en premier. « Ecoute, je suis simplement venu ici m’assurer que tu n’étais pas dans le coin pour t’en prendre à mon groupe. » Austin ne réussit pas à retenir un rire de s’échapper d’entre ses lèvres en observant le jeune homme de haut en bas.

S’il n’avait pas eu l’air si stupide dans un premier temps, le quinquagénaire ne ressentait aucunement la sensation d’être impressionné par ce jeune homme. Etait-il simplement devenu un vieux con condescendant avec le temps ? Très probablement. Etait-il obliger de se comporter ainsi dans ce nouveau monde ? Il n’en avait aucune idée. Sa vie entière avait été régie par ces comportements animaux, sauvages parfois même au point de se voir sur son physique. Austin reniflait sèchement avant de cracher à plusieurs mètres de lui sur le côté dans un geste digne du plus grand cliché du bouseux originaire du fin fond des Etats-Unis. Les yeux rivés sur l’homme en face de lui, écoutant ses paroles avec attention mais ne bougeant pas d’un seul centimètre sauf pour ordonner d’une main à son chien de rester sur place. « J’ai une fille et une petite amie. Et connaissance la gonzesse, je l’imagine bien partir à ta recherche pour se faire un collier avec tes couilles si tu me butes. Alors, je baisserais mon arme à condition que tu fasses pareil et que tu rappelles ton chien. » Si sa respiration était calme, à l’intérieur, son cœur commençait à vouloir battre la chamade en écoutant ses paroles. Il était lui aussi père de famille et si les choses tournaient mal aujourd’hui alors il y aurais une fille qui perdrait son père. L’homme face à lui n’avait pas plus de la trentaine à en juger par sa manière de parler, ses postures et son physique bien qu’aujourd’hui plus personne ne puisse réellement déterminer l’âge d’un être vivant par son faciès marqué par les années de survie. Austin n’avait aucun doute sur le fait que le jeune homme était dans un groupe, et même très certainement un groupe vivant correctement depuis le début de la fin du monde à en juger par ses traits et son physique peu marqués par la survie contrairement aux siens. Il était certes un vieux con condescendant avec les jeunes mais il était loin d’être un campagnard stupide. L’homme possédait bien un groupe et très certainement une meilleure condition physique que la sienne dans l’état actuel des choses.

Dans un sifflement, Austin ordonnait à son compagnon de revenir à ses pieds et grommelait dans sa barbe de se coucher à ses côtés. Un ordre qui surpris l’animal regardant son maître avec incompréhension. L’animal eu de la peine à s’exécuter fixant toujours son regard sur le jeune homme face à lui, Austin pouvait le sentir, Billy était prêt à lui bondir dessus au moindre geste inapproprié de sa part. « Agis intelligemment si tu veux revoir ta fille et ta femme... » Il essayait de lui faire comprendre qu’ils étaient à armes égales à présent, le chien à ses pieds continuant à se pointer de leurs armes comme deux abrutis de services. C’était malheureusement le quotidien de cette nouvelle vie, les morts et le manque de confiance en ceux qui étaient encore vivant dans ce bas monde. « J’ai aucunement l’intention de te faire du mal… Et j’aimerais pas que ta fille grandisse comme la mienne alors tu vas baisser ton arme…et je ferais pareil, fils. »


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by Wiise
Sur Re: Hey, stranger ! le Lun 24 Sep - 11:35
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Dans un sifflement, le vieux rappelle son chien qui se couche à ses pieds avec une certaine hésitation palpable dans son regard féroce. Non pas que j’ai peur des chiens, une balle dans sa tête et on en parle plus. Mais je sais à quel point les solitaires peuvent tenir au minimum de compagnie qui leur a été donné, et ce type-là, aussi con qu’il a l’air d’être, il a une véritable relation avec son clébard.  Aujourd’hui, à moins qu’on ne m’en laisse pas le choix, je n’ai pas l’intention de tuer qui que ce soit de vivant, humains comme animal alors je suis plutôt content que le type ait rappelé son animal auprès de lui. C’est déjà une bonne chose de faite selon moi.
Mais voilà, c’était évident que le vioc serait aussi têtu que moi. Déjà, rien qu’à son sens de l’amabilité et sa façon de cracher sur sol comme si c’était quelque chose de naturel pour tout le monde, et bon dieu qu’il me donne la gerbe à agir comme ça, c’est presque marquer sur son front que la sympathie c’est pas son fort. Le constat en est qu’il refuse de ranger son arme tant que je ne l’aurais pas fait en premier. Pourquoi est-il aussi borné ? Il n’est clairement pas en position de force. Oh, je ne doute pas de ses capacités en matière de survie, après tout il a l’air de se saigner quotidiennement pour avoir un jour de plus à passer sur cette Terre pourrie jusqu’à la moelle. Mais justement, à force de courir tous les jours, chasser pour se nourrir et tuer du zonzon par poignées, le corps s’épuise, surtout qu’il n’est pas tout jeune. Bon d’accord, il n’est pas non plus hyper vieux mais quand même ! J’ai un atout sur lui, j’ai un endroit où me reposer et reprendre des forces et en plus de ça, je suis militaire de métier. Je sais me battre, je sais me défendre et surtout, contrairement à lui, je ne suis pas épuisé.

« -Puisque tu tiens autant que moi à ce que ma fille ne grandisse pas sans père, alors fait preuve d’intelligence et prouve le moi en rangeant sagement ton arme. »

Le sujet de la famille, ça a l’air d’être une corde plutôt sensible chez ce type. J’ai bien remarqué l’instant où il s’est radoucit en évoquant sa fille, celle qu’il a l’air de rechercher depuis un moment.






   
- Adrenalean 2016 pour Bazzart
   
Sur Re: Hey, stranger ! le Lun 24 Sep - 21:28
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La respiration calme ne quittant pas un seul instant des yeux le jeune homme qui se dressait face à lui, le quinquagénaire sentait ses muscles se crispés sur son arbalète essayant de réprimer son envie de lui coller une flèche en plein cœur du canon de son arme à feu. S’il avait fini par accepter sa paternité avec le temps et si la fin du monde avait dut s’abattre sur l’humanité pour qu’il ne comprenne enfin les sentiments qu’il ressentait envers ses enfants depuis leurs naissances. Austin espérait du fond du cœur que sa fille ne lui ramène jamais un gars comme celui qui le braquait de son arme depuis déjà de longs instants dans un discours de sourds. Pourquoi était-il si en rogne pour ce jeune homme qu’il ne connaissait ni d’Adam, ni d’Ève ? Austin n’en avait véritablement aucune raison mais le visage du brun ne lui revenait pas son, son petit air de parfait soldat et ses répliques dignes des meilleurs captain america qu’il avait rencontré au cours de ses cinquante longues années d’existence sur cette terre. Etait-il simplement stupide ou avait-il réellement besoin de se sentir supérieur face à chaque inconnu qu’il rencontrait au beau milieu d’une foret ? Un comportement véritablement sucidaire s’il n’avait aucunement l’intention de se servir de son arme. « Puisque tu tiens autant que moi à ce que ma fille ne grandisse pas sans père, alors fait preuve d’intelligence et prouve le moi en rangeant sagement ton armes. »Le regard du brun se voulait a présent plus dur qu’il ne l’avait été depuis le départ, approchant doucement de celui-ci dans un petit sourire moqueur qui se dessinait au coin de ses lèvres. A nouveau il sifflait simplement pour ordonner à sa bête de restée couchée. Les yeux rivés dans ceux de l’inconnu face à lui marmonnant dans son plus bel accent de campagnard américain « Leçon numéro une… » Il détournait sa visée de plusieurs degrés sur le côté laissant une flèche fendre l’air plongeant son regard dans celui du jeune homme. Un sourire presque hautain et narcissique aux coins des lèvres à présent tandis que le bruit sourd d’un cadavre s’écroulant dans un craquement d’os résonnait parmi les troncs d’arbres à plusieurs mètres d’eux. Fier de son action, il déposait son arbalète désarmée sur son épaule avançant vers le jeune homme « Un homme qui n’a plus rien à perdre n’a peur de rien, fils. » grommelait-il dans sa barbe appelant son chien dans un simple claquement de dents. Il enjambait plusieurs branches et racines d’arbres pour s’accroupir face au cadavre en enfonçant son arbalète dans le sol. Le mort était encore relativement frais à en juger par son état, il n’en avait aucun doute, a peine quelques jours s’étaient écroulés depuis son décès. Un sourire aux coins des lèvres, il fouillait à l’intérieur des poches de la créature infernale. Rien, il s’en doutait. Aujourd’hui personne ne laisserais le moindre objet dans les poches d’un de ses proches décédés. Dans un geste de la main presque animal, il repoussait la tête de son chien venu renifler l’odeur putride du mort avant qu’il n’arrache la flèche du crâne de celui-ci dans un violent geste envoyant un liquide rougeâtre s’éparpillés autour de la plaie. « La mienne a déjà perdu son père il y a longtemps… » grognait-il doucement entre ses dents allumant le bout de sa cigarette après avoir déclenché une étincelle avec son allume feu. Le poignard de survie dans la main plantant celui-ci dans le tronc d’arbre le plus proche. La fumée de la cigarette s’extirpait doucement de ses poumons pour s’envoler au dessus de sa tête venant s’appuyer de dos contre ce même arbre. Les bras croisés sur sa poitrine observant de haut en bas l’accoutrement de l’inconnu en face de lui. Il n’avait pas l’air d’un de ses survivalistes qui vivaient à l’extérieur, sa peau était trop pale et sa posture trop propre pour être l’un de ses survivants lambda. « J’sais pas où tu te planques mais laisse y ta famille… Qu’ils n’en sortent jamais. » soupirait-il simplement en laissant une nouvelle fois la fumée s’extirper de ses poumons. Les yeux rivés sur lui tandis que son animal de compagnie reprenait doucement le cours de sa vie reniflant différents endroits de la forêt comme si il n’avait absolument pas voulu sauter à la gorge d’un inconnu menaçant son maître.


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by Wiise
Sur Re: Hey, stranger ! le Mar 25 Sep - 13:51
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Leçon numéro une ? Je n’en absolument rien à foutre de ses leçons ! Ce n’est pas un ancien qui va m’apprendre la vie, ou plutôt la survie. En revanche, il a bien finit par baisser son arme en premier. Son taux de stupidité baisse un peu, c’est rassurant. J’attends qu’il s’éloigne fouiller le zonzon qu’il vient de renvoyer en enfer pour baisser mon flingue à mon tour. Je le garde cependant en main, juste au cas où. Enfin, il y a deux raisons à cela. La première, d’autres moisis peuvent se ramener à l’improviste parce qu’on sait tous que prévenir, ça ne fait pas partit de leurs mœurs. Deuxièmement, ce n’est pas parce que le vieux a gentiment rangé son arbalète qu’il ne va pas m’attaquer un de ces quatre avec le poignard qu’il vient de planter dans un tronc d’arbre. Question de prudence, je sais analyser les situations quand un potentiel danger peut arriver et ce mec-là, en plus d’être crado, il n’est pas du genre à se faire des amis.  

« -Si t’avais vraiment rien à perdre, alors pourquoi t’as quand même rangé ton arme mh ? Dans le fond, on a tous quelque chose à perdre et toi, c’est cette fille que tu recherches. »

Bingo, voilà qu’il m’en parle à peine trente secondes plus tard. Je sens le papa plein de regret rien qu’à sa phrase. Si seulement mon propre père avait pu un jour éprouver le moindre scrupule pour l’enfer qu’il nous a fait vivre à ma mère et moi. Ce type-là, aussi con et borné qu’il soit, il a fini par comprendre ses erreurs et bordel, je n’ai aucune idée des erreurs qu’il a commises dans le passé ! Dans le fond, je ne suis pas méchant et j’espère sincèrement qu’il pourra retrouver sa fille et que, peu importe qui est cette fille, elle se rendra compte de la chance qu’elle a. Son père est partit à sa recherche, malgré tout ce qu’il a pu faire comme connerie, ce ne serait pas cool si elle l’envoyait chier.

« -Tu rôdais non loin de là où je me planque, comme tu le dis si bien, voilà pourquoi je t’ai suivis. Je devais m’assurer que tu ne représentais pas de danger pour mon groupe. Ma famille… Elles sont en sécurités. »

La petite, c’est sûr. Je la confis toujours aux autres de mon groupe, des gens en qui j’ai une totale confiance, quand je sors. En revanche, Blake, bien que je sois conscient qu’elle soit du style à bien se débrouiller, et même si elle fait partit du Ranch, je ne peux pas avoir constamment un œil sur elle.






   
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Sur Re: Hey, stranger ! le Lun 1 Oct - 20:00
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« Tu rôdais non loin de là où je me planque, comme tu le dis si bien, voilà pourquoi je t’ai suivi, je devais m’assurer que tu ne présentais pas de danger pour mon groupe. Ma famille… Elles sont en sécurités. » Austin laissait un petit rictus s’échappait d’entre ses lèvres, un nouveau nuage de fumée s’extirpait de ses poumons pour s’envoler entre les branches d’arbres au dessus de sa tête. Le quinquagénaire était bien conscient que le jeune homme pourrait prendre sa réaction comme un véritable manque de respect à ses convictions, et dans le fond, il n’aurait pas spécialement tort. Un léger sourire au coin des lèvres, il se laissait doucement glisser pour venir s’installer sur une des énormes racines de l’arbre, les bras ballant entre ses genoux observant attentivement le brun de haut en bas. « Pour l’amour de Jésus Christ… Captain America, arrête moi tes discours de parfait petit soldats deux secondes… » grognait-il assez bestialement entre ses dents proposant sa cigarette à l’inconnu entre ses doigts. Si ses mains étaient sales et abîmés par la survie mais aussi la vie difficile de Austin Newman depuis son enfance. Dans le fond, il n’avait aucune idée de son geste mais les conditions de vie étaient devenues si rudes depuis l’apocalypse que ces petites choses du quotidien entre survivants non-hostiles étaient devenus la routine. A ses yeux, rien n’était si différent de son ancienne vie. Il était là, le cul posé sur une racine de la taille d’un crocodile, un jeune homme était face à lui avec une arme à la main. Son arbalète restait à portée de main posée contre la tronc, son poignard planter à l’intérieur de celui-ci tandis que Billy se promenait autour d’eux curieux comme un chiot malgré son âge. Non, rien n’était réellement différent de l’ancienne vie du chasseur à une exception visible à seulement quelques mètres des deux hommes discutant comme deux personnes civilisés. A la place d’un cadavre de biche transpercé par plusieurs flèches, un corps en décomposition qui était animé il y a plusieurs minutes gisait dans une mare de son propre fluide visqueux. « Aujourd’hui dans ce monde c’est soit tu marches, soit tu crèves… On est tous pareil, bienvenue dans la réalité cap’tain ‘murica… T’es juste devenu un guignol parmis le peu de guignols qu’il reste sur cette putain de planète… Joie » La cigarette toujours tendue vers le jeune homme, il haussait les épaules après avoir terminer sa phrase dans la plus pure ironie vissant a nouveau celle-ci au coin de ses lèvres. Dans un geste lent, appuyer sur ses genoux, il se redressait observant les cadavres approchant de leur position. Un léger sourire se dessinait sous sa barbe. Un peu d’animation ne ferait pas de mal à ses vieux os puis dans le fond, Austin espérait voir ce que le gamin avait dans les tripes. Se retournant vers une branche d’arbre après s’être saisi de son poignard, il frappait à plusieurs reprises dessus et la secouait afin de la faire céder. « T’as déjà jouer au baseball de boite aux lettres quand t’étais au lycée ? » souriait-il doucement lançant l’énorme rondin de bois naturel entre ses mains « Le premier qui tape un home run garde le butin sur ces saloperies... Ca te tente, fils ? »


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Sur Re: Hey, stranger ! le Mar 2 Oct - 14:11
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Hey, stranger !


   
Je préfère ne pas faire de remarque concernant son rictus. Il se fout de ma gueule et je le sais, pas besoin d’avoir un Q.I de génie pour remarquer ce genre de chose. Voilà même qu’il me tend sa clope alors que je n’ai jamais touché à cette merde. Pourquoi ? Disons simplement que j’ai des souvenirs plutôt mauvais avec la cigarette. Mon père, ce grand connard qui l’ouvrait pour tout et rien, il fumait comme un camion de pompier alors il était tracé d’avance que je ne toucherai jamais de ma vie un putain de mégot. Ressembler à mon géniteur, c’est la dernière chose dont j’ai envie. Alors, d’un geste de tête, je refuse la cigarette du vieux qui la reporte aussitôt entre ses lèvres pour tirer dessus. Comme s’il n’y avait déjà pas suffisamment de connerie comme ça pour nous tuer, faut que les gens continuent de cloper comme des malades ! Je n’ai jamais compris ça.
Je le laisse même parler, bien que l’envie de gueuler un coup pour lui faire fermer son clapet me tente bien. Je me retiens, ne soyons pas plus con que le con lui-même, c’est une règle d’or. Je le toise simplement, mon arme toujours à la main mais qui ne le braque plus. Un guignol ? Moi ? J’ai comme l’impression qu’il ne s’est pas regardé avant de parler. Il perd la boule le vioc, c’est une évidence ! Je ne suis pas complètement con, je sais bien qu’on a tous le même but dans ce monde à chier : survivre. Cette fois, c’est plus fort que moi, faut que je l’ouvre.

« -Ce n’est pas toi qui va m’apprendre la vie, papy. J’étais présent le jour où tout a basculé pour faire de ce monde un cauchemar qu’on n’aurait jamais pu imaginer avant. J’étais aux premières loges. On m’a envoyé quelque part sans même que je ne puisse emporter avec moi le peu de gens que j’aimais. Marche ou crève, t’en fais pas que je le sais bordel ! Et ce n’est pas un vieux crado avec un sourire à la con qui va me l’apprendre. T’es personne, pour me donner des leçons. Je suis suffisamment grand. »

Je marque une pause, tournant simplement mon visage lorsque je peux entendre arriver derrière moi quelques morts. Ils grognent, se poussant les uns et les autres en avançant d’une démarche peu linéaire. Une habitude désormais, même si j’aurais aimé ne pas avoir à me faire à ce genre de monstre.

« -Si je suis un guignol, alors t’es pas mieux avec ton jeu à la con. »

Et je range mon glock à ma ceinture. Il doit carrément se faire chier dehors, ou alors les hivers passés dans le froid lui ont gelé les neurones, pour qu’il me propose de faire du baseball sur la tête des morts. Un vrai malade, ce type.







   
- Adrenalean 2016 pour Bazzart
   
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