Joy Bennet - Take an angel by the wings, beg her now for anything, beg her now for one more day
Devil inside you :: Welcome to the family :: Hello my name is... :: Survivors accepted
Sur Joy Bennet - Take an angel by the wings, beg her now for anything, beg her now for one more day le Jeu 13 Sep - 23:20
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» JE SURVIS DEPUIS LE : 10/09/2018
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JOY BENNET


30 ans - Américaine - Interne en chirurgie - Célibataire - Survivors






CARACTÈRE
Même si le caractère de Joy a beaucoup évolué dans le temps, elle reste une personne froide d'apparence. En effet, la jolie blonde n'est pas facile à approcher même si ce n'est pas vraiment voulu. Elle n'a jamais réussi à se rapprocher réellement d'autres personnes qui ne faisaient pas partie de sa famille, elle ne sait pas trop pourquoi. En revanche, son arrogance n'est plus d'actualité. Joy a très longtemps été sûre d'elle et fière de ses capacités. Aujourd'hui, elle n'a plus rien de cette jeune femme, la perte de sa jambe l'ayant changé aussi bien physiquement que mentalement. Elle a perdu cette inébranlable confiance en elle qu'elle avait autrefois et n'est plus que l'ombre d'elle-même.

Elle qui était si séductrice, ne sait plus réellement qui elle est et ne s'est pas regardé dans un miroir depuis une éternité. Elle n'en a plus envie, elle a peur. Elle accordait beaucoup d'importance à son apparence physique sans pour autant être superficielle. Le plus important pour elle, c'est le cerveau. C'est d'ailleurs une femme intelligente et passionnée par les sciences, plus particulièrement celles de la médecine. C'était une très bonne chirurgienne, à la main sûre qui savait parler aux patiens.

Car oui, malgré tous ses défauts, Joy est quelqu'un de foncièrement bon. Elle n'a jamais fait de mal à qui que ce soit, du moins pas sciemment. Elle a pu en agacer plus d'un mais ne s'est jamais montrée malveillante. Elle aime soigner, pas tuer. En revanche, elle tient énormément aux gens qu'elle aime et ne recule devant rien pour les protéger. Elle est déterminée, volontaire et ambitieuse. C'est une femme qui n'abandonne jamais, qui est d'ailleurs pas conséquent assez têtue. Peut-être un peu trop.

Elle est éloquente et a de la prestance, aptitude qui a peut-être disparue depuis que son seul interlocuteur, c'est son chien. Elle déteste qu'on la sous-estime et peut se montrer très dure lorsqu'elle est en colère. Vous ne la verrez en général jamais perdre son sang froid, sauf dans des cas extrêmes. Sa colère est glaciale, mais pas moins dangereuse. Elle est rancunière et n'accorde sa confiance qu'une fois. Elle a un humour très sarcastique, presque moqueur sans pour autant être méchant. Elle aime jouer sur les mots, les limites, marcher sur la ligne. Elle tient beaucoup à sa liberté, est très indépendante. Elle peut pourtant se montrer d'une douceur infinie, encore maintenant alors que tout s'est écroulé autour d'elle. Une quantité infime de personne a un jour pu apercevoir cette facette d'elle, ne préférant la dévoiler qu'à ceux en qui elle a une confiance aveugle. Elle préfère largement jouer le rôle de la peste arrogante que de dévoiler la véritable Joy sans avoir pris des précautions au préalable. Elle est d'une fidélité absolue en amitié, mais rarement en amour. Quand elle aime, c'est inconditionnellement mais jamais très longtemps.

Elle a un langage cru. Trop cru. Et elle déteste qu'on le lui reproche.


PHYSIQUE


• Physique & particularités : Blonde aux yeux verts, Joy a toujours eu l'air d'une ravissante poupée. Son physique attrayant s'est confirmé avec le temps, la jeune fille devenant de plus en plus belle et développant de jolies formes féminines. Sa beauté, la blonde l'a souvent exploité et a appris à s'en servir avec le temps. Elle l'a pourtant plus d'une fois maudit, regrettant que son physique donne d'elle une image parfois erronée. Même si Joy a l'air d'une poupée, elle est bien loin d'en être une et déteste qu'on la traite comme telle. Plus grande que la moyenne, Joy a toujours pris soin d'elle au cours de sa vie sans non plus en faire de trop. Aujourd'hui, ses jolies formes ont disparues, anéanties par les heures d'efforts physiques et de marche intensive. Elle n'a désormais plus que la peau sur les os et son teint lumineux qu'elle chérissait tant n'a plus autant d'éclat.

En revanche, sa dentition est toujours parfaite. Même quand on doit survivre seule dans une nature hostile et au milieu de zombies, on prend soin de son hygiène dentaire. Non mais.

• Arme principale : Joy s'est servie d'un nombre incalculable d'armes plus ou moins improvisées au cours de ses cinq années de survie. Pourtant, celle qu'elle conserve et garde presque comme un porte bonheur reste son fusil à pompe Remington M870, arme trouvée dans le bunker l'ayant accueillit la première année. Presque le même que son père a tenté de lui offrir pour sa majorité et qu'elle a refusé. Elle y a alors vu un signe, et l'a emporté sans trop savoir si elle s'en servirait un jour. Elle l'a fait. Jamais de bon cœur, mais elle l'a fait et recommencerait. Elle déteste toujours autant prendre une vie, même après toutes ces années et même lorsqu'il s'agit d'infectés.
• Stuff secondaire : Joy a un chien depuis maintenant 4 ans. Un berger Allemand, nommé Dumbo, tout simplement à cause de ses oreilles qu'il utilise souvent pour l'apitoyer. C'est un chien très brave, qu'elle a d'abord repoussé mais qui n'est jamais partit. Elle pense que son maître est mort et qu'il était trop heureux de trouver une présence humaine pour la laisser repartir. En tout cas, le courant est très vite passé entre eux et elle ne pourrait désormais plus imaginer vivre sans lui. Il lui a épargné bien des tourments tout au long de ses années de survie et elle lui est très reconnaissante.

• Objet de survie :
- Le matériel médical contenu dans sa voiture et ramassé dans des bunkers. C'est à dire quelques instruments de chirurgie, des antiseptiques, des antidouleurs, des pansements de toutes sortes et un défibrillateur. Le tout rassemblé dans un sac qu'elle porte péniblement.
- Un sac de couchage.
- Un masque à gaz donné à Clancy lors de sa visite là-bas pour retrouver Colleen.

• Objet confort/plaisir :
- Une boite presque complète de pilules contraceptives, maintenant périmées depuis un bout de temps.
- Une flasque d'alcool presque toujours vide ou remplie d'eau.
- Son portable, même s'il ne fonctionne plus. Elle espère toujours en récupérer les photos.
- Un coussin, qu'elle traîne partout et qui lui apporte un peu de confort la nuit.
- Sa prothèse, qu'elle a d'abord confectionné elle-même avec ce qui lui passait sous la main et qui a ensuite été remplacée à Clancy par une prothèse moins rudimentaire.

• Objet personnels : Elle possède un collier qu'elle garde précieusement autour de son cou et qui contient une photo d'elle et de sa soeur. Les mots "always and forever" y sont gravés. Elle a aussi une vieille photo de ses parents qui était dans son portefeuille et a d'ailleurs toujours sa carte d'identité et quelques dollars. Totalement inutile donc. Ça l'aide pourtant parfois à se souvenir de qui elle est et de qui elle était. Elle porte toujours de très vieux bracelets brésiliens horriblement usés aux poignets.

HISTOIRE
"And now I stay up through the night
Let’s be clear, won’t close my eyes
And I know that I can survive
I'll walk through fire to save my life"


"Je m'appelle Joy, Joy Bennet, même si ça n'a sûrement plus aucune importance. Il est aux environs de vingt heures d'après la position du soleil dans le ciel et... je ne sais pas quel jour on est. J'ai besoin... de parler. J'ai besoin de me souvenir, de me rappeler leurs visages, de qui je suis. J'ai tant peur d'oublier. De les laisser partir, les effacer. De m'effacer..."

C'était la nuit, il lui fallait trouver un endroit où dormir. S'appuyant douloureusement sur sa canne, la blonde guettait les environs à la recherche d'un endroit où passer la nuit et où elle pourrait peut-être trouver à manger. Elle avait mal, mais ne sentait même plus la douleur. Elle était devenue habituelle, une sorte de constante qui la rassurait, lui assurait qu'elle est en vie. Puisque tant qu'elle souffrait, elle ne pouvait pas être morte.

Imparable comme logique.

C'est seulement après de longues minutes de marche que Joy remarqua au bord de la route une sorte de cabane en piteux état. Ça ferait l'affaire, ça devrait faire l'affaire. Elle n'avait plus le choix de toute façon. C'était soit la cabane moisie, soit errer sur la route, morte de fatigue, seule et dans le noir. Alors elle prit sur elle, fit quelques énièmes efforts pour rejoindre le taudis et s'écroula sur le sol. Son chien la suivait, traînant la patte lui aussi. Ça faisait trois jours qu'elle n'avait rien mangé. L'abri où elle dormirait ce soir avait été déjà été pillé, ça se voyait aux étagères vides et poussiéreuses et aux débris qui jonchaient le sol. Elle avait faim, elle avait soif, mais n'avait plus envie de rien. Elle se sentait mourir.

Et puis elle l'avait vu. Ce petit magnétophone tout cabossé. Une sorte de signe en quelque sorte. Elle l'avait pris, allumé, constaté avec étonnement qu'il fonctionnait toujours. Elle se demandait bien pourquoi les pillards ne l'avaient pas pris... ils n'en avaient sûrement pas vu l'utilité.

Mais elle... elle la voyait.

Elle l'alluma, commença à parler, effaça ce qu'elle avait dit. C'était ridicule. Elle parlait toute seule, dans une cabane, comme une idiote. Même si elle n'était pas persuadée que les infectés soient sensibles au charme de sa voix, il ne valait peut-être pas tenter le diable en les attirant vers elle.

Mais elle en avait tellement besoin.

Alors elle pressa le bouton, et recommença :


"Je m'appelle Joy, et j'ai jamais autant détesté mon prénom qu'en ce moment. Non mais franchement, qui appelle sa gamine Joy ? Comme si c'était possible d'être toujours joyeuse... vous savez c'est le genre de prénoms qui te nargue ouvertement quand t'es au plus bas.

Enfin, je vais pas blâmer mes parents alors qu'ils sont morts. Au début de cet enfer, je pensais qu'il n'y avait plus que moi sur Terre, que j'étais la dernière survivante de cette planète détruite et débarrassée de ce qui la rongeait. Mais j'ai croisé d'autres personnes vivantes et qui n'avaient pas forcément pour ambition de me bouffer un bras. Alors j'ai compris que ce n'était pas le cas, même si je garde peu d'espoir en ce qui concerne ma sœur. Je n'ai pas envie d'espérer, on tombe toujours de haut quand on espère. Je ne veux plus. J'en ai assez.

Vous savez, j'ai eu une enfance parfaite. Le gros cliché du "on court dans les champs en se tenant par la main et on monte dans les arbres pour observer le ciel". Ce genre de conneries là. J'étais une gamine normale, je pense, quoi qu'un peu peste sur les bords. J'adorais mes parents, ma sœur..."

"You taught me the courage of stars before you left
How light carries on endlessly, even after death
With shortness of breath, you explained the infinite
How rare and beautiful it is to even exist"


Joy s'arrêta un instant, fermant les yeux, ne souhaitant pas pleurer. Elle mit l'appareil sur pause et entreprit de défaire sa prothèse le temps de se calmer. La zone était enflée, comme toujours. Elle serra les dents, comme toujours.

"Enfin voilà, on était heureux. J'en avais trop peu conscience à l'époque, j'étais ambitieuse. Vous voyez la fille dans votre classe depuis la primaire, blonde, qui a de bonnes notes et des amis à la pelle ? Celle qui avait toujours l'air parfaite même après deux heures de sport ? Oui je suis sûre que vous voyez de quoi je veux parler. Vous la visualisez cette connasse ? Bien. C'était moi. J'étais le genre d'élèves qui s'impliquait dans la vie du lycée, présidait tout un paquet de club à la con et qui regardait de haut ceux qui avaient du mal en science. J'aspirais à autre chose que la ferme. Non pas que je ne respectais pas le métier de mes parents, bien au contraire, j'avais simplement envie d'autres choses. La médecine s'est imposée comme une évidence. Ça me permettait d'aider les autres comme me l'avaient enseigné mes parents et ça me permettait aussi d'avoir une vie telle que je la voulais. Une belle vie, avec de l'argent.

Ouais, j'étais un peu matérialiste sur les bords.

Je n'ai jamais eu honte de mes origines, même si je souhaitais m'en éloigner. J'avais souvent quelques divergences d'opinions avec mon père, mais ce n'était pas très important. Ça animait parfois nos repas de famille c'est tout. Ça me semble tellement loin à présent, et aussi tellement ridicule. Au lieu de perdre mon temps à me battre avec mes parents au sujet de la religion ou de la politique ou de je ne sais quelle autre merde, j'aurais dû leur dire que je les aimais."

"The monsters running wild inside of me, I'm faded"

Là encore, sa voix se brisa et elle dut arrêter l'appareil. Son chien la regardait maintenant avec de grands yeux surpris et la tête légèrement inclinée.

- Ça y est... ton humaine déraille Dumbo. Fallait bien que ça arrive un jour.

Le berger allemand secoua doucement sa grosse tête, ce qui la fit sourire. Elle avait parfois l'impression que ce chien la comprenait. Elle reprit peu après ça, après avoir soufflé un peu :

"Enfin j'étais quelqu'un de civilisé quoi. J'allais au cinéma, je faisais chier ma sœur, j'avais des amis, un copain, un nombre incalculable d'exs et pleins d'amies qui se fichaient un peu de moi au fond. Je le savais, enfin je crois. Je n'ai jamais eu de vraie amie, comme Colleen avec Elena. Les filles se rapprochaient de moi parce qu'elles voulaient être populaires et les mecs parce qu'ils voulaient me sauter. C'est pas un peu prétentieux ce que je dis ? Si ? Oh et puis j'en ai rien à foutre. De toute façon, personne écoutera jamais cet enregistrement parce que tout le monde est mort et que personne a autant de temps à perdre que moi. Donc si, c'est prétentieux, mais c'est la vérité. Ça s'est un peu arrangé à la fac, où j'ai commencé à avoir de vrais amis. Sauf qu'en réalité, ma meilleure amie, ça a toujours été ma sœur. Mon unique amie, celle avec qui je n'avais pas besoin de jouer un rôle, celle qui savait toujours me faire rire et pour qui je voulais être un modèle. Lui montrer l'exemple. Sauf qu'elle a toujours été meilleure que moi, pour tout un tas de trucs. Elle est plus humaine, elle a un plus grand cœur et elle tire mieux que moi.

Bon par contre je suis plus intelligente, faut pas déconner non plus."

"Hey sister  
Do you still believe in love, I wonder ?  
Oh, if the sky comes falling down, for you
There's nothing in this world I wouldn't do"


La blonde se mit à rire toute seule de ses bêtises, ne prit même pas le temps d'éteindre l'enregistrement. Les souvenirs remontaient peu un peu, de nombreux la firent sourire. C'était bon de se rappeler, elle avait si peur d'oublier...


"Je suis contre l'usage des armes. Alors quand mon père m'a offert un fusil à pompe pour ma majorité, je l'ai refusé. Ça ne lui a pas plu, mais j'étais catégorique. À vrai dire, la violence c'est pas mon truc. C'est pas que je suis une petite nature, c'est juste que... ma vocation, c'est de soigner. Ce n'est pas à moi de faire du mal, les autres s'en chargent très bien sans que j'ai à les aider. Même si c'était simplement pour la forme, je n'en voulais pas. Et maintenant..."

"To be human is to love
Even when it gets too much
I'm not ready to give up"


Elle soupira longuement, regardant avec tristesse l'arme qui ne la quittait plus. Un fusil à pompe. Presque identique à celui qu'elle avait refusé. Quelle ironie.

"Enfin bref. Tout ça pour dire, que même si j'aimais mes parents, ils me tapaient un peu sur les nerfs. Du coup j'étais bien contente de pouvoir enfin vivre seule, près d'eux mais seule. J'avais de nombreux amants, et amantes, j'avais le droit de picoler et de me promener en culotte dans le salon. Tout ce dont j'avais toujours rêvé. Colleen m'a rejoint quelques années plus tard et même si j'ai dû dire adieu aux ballades improvisées en culotte, j'étais très contente de l'avoir près de moi. Elle a traversé une période difficile, lorsque sa meilleure amie est morte. J'ai essayé de l'aider du mieux que j'ai pu, en l'écoutant pleurer, en lui parlant, et en lui faisant des pancakes cramés. Mais entre nous, je n'ai pas fait grand chose. Elle avait déjà compris bien plus de choses à la vie que moi. J'ai essayé de l'aider à pardonner à ce gars, Riley, sans trop savoir si moi-même je lui pardonnais. En fait, je n'avais jamais fréquenté, Elena. Je lui en voulais simplement pour avoir fait tant de mal à ma sœur, même si ce n'était qu'indirectement.

Mais de toute façon, on s'en fout pas mal de mon avis sur cette affaire. Encore plus maintenant que tout le monde est mort.

Et puis tout est redevenu plus ou moins normal, Colleen était encore triste parfois et moi je la consolais comme je pouvais, encore. J'avais compris depuis un moment qu'elle était plus ou moins amoureuse du mari de son amie décédée, je ne savais pas trop ce que j'en pensais. Il se passait clairement quelque chose mais je ne suis pas du genre à aller fourrer mon nez dans les affaires des autres. Ça la concernait elle, pas moi. En revanche, s'il avait osé la faire pleurer ne serait-ce qu'une fois ce n'est pas une gifle que je lui aurais mis mais mon poing dans la figure.

Contre la violence certes, mais là ça concernait ma sœur.

Mes études se passaient bien, je commençais l'internat, l’hôpital, les heures de garde, l'adrénaline, la sensation du travail bien fait et d'échec certains soirs. Tout s’enchaînait très vite. Je me spécialisais dans l'orthopédie après des années à voyager de service en service et ça me plaisait. Les os, c'était facile à comprendre. C'était brutal, un peu étonnant comme choix pour une femme mais c'était le mien. J'adorais ce que je faisais, il n'y a rien de plus satisfaisant que de réparer un corps humain. Que de réparer cette incroyable machine qu'est notre corps. Je réussissais tout ce que j'entreprenais, excepté ma vie sentimentale. Ça faisait râler mes parents d'ailleurs. Je ne sais pas, je n'ai jamais ressenti le besoin de m'attacher à quelqu'un. J'aimais cette sensation de liberté, cette sensation que rien ne me retenait au montana si ce n'est ma famille. Je ne m'attachais pas, ça leur convenait la plupart du temps. Moi en tout cas, ça me convenait.

Alors oui, il y a eu cet histoire avec un titulaire de l’hôpital. Rien de très passionnant mais... c'est vrai que c'était un peu différent avec lui. Juste un peu.

Et puis voilà. Faut toujours que ça merde quelque part non ? J'étais comme tout le monde. J'étais au courant de la tension entre les Etats-Unis et la Russie. Mais justement, j'étais comme tout le monde. Ça ne m'inquiétait pas. Les politiciens, c'est un peu comme les chiens de ferme. Ça se dispute tout le temps, et puis ça fait des chiots quand leurs chaleurs arrivent.

Bon, je me trompais."

"I'm waking up to ash and dust
I wipe my brow and I sweat my rust
I'm breathing in the chemicals
I'm breaking in, shaping up, then checking out on the prison bus
This is it, the apocalypse"


Elle s'arrêta une énième fois pour jeter un œil par la fenêtre. Plus rien. Plus rien que la mort et la désolation.

"La première bombe était pour la France, et je pensais que c'était aussi la dernière. Je ne pensais pas que l'Allemagne répliquerait. Je ne pensais pas que les suivantes nous atteindraient. J'étais en route pour aller en ville quand c'est arrivé, dire que je ne m'y attendais pas, c'est un sacré euphémisme. Je devais me rendre à l’hôpital, il y avait des bouchons et ça me rendait folle. La ponctualité, c'était très important pour moi.

Et puis la terre a tremblée, et j'ai compris trop tard que je n'aurais jamais dû quitté ma famille ce jour-là. Je n'aurais jamais dû partir travailler. J'aurais dû rester auprès d'eux.

C'était la panique, la route s'est séparée en deux et ma voiture a été propulsée hors de la chaussée. J'ai fait plusieurs tonneaux après ça et j'ai perdu connaissance. À mon réveil, c'était la panique. Partout. La mort, la désolation. Tout le monde saignait, tout le monde pleurait, tout le monde mourrait. Je voulais les aider, mais j'étais bloquée. Je n'ai d'abord pas compris pourquoi, ne ressentant même pas la douleur tant elle était forte.

Ma jambe. Elle était sectionnée. Ou du moins elle l'était presque.

Je sais avoir crié, pleuré, mais je ne me rappelle pas l'avoir entendu. Mes cris se mêlaient à ceux des autres. Je souffrais, et je ne pouvais pas bouger. Je crois n'avoir jamais été aussi impuissante qu'à ce moment là.

Et puis vous savez, je suis médecin. Orthopédique en plus. Je sais très bien quand un os peut être réparé et quand il ne peut pas l'être. J'ai agi en scientifique, puisqu'il ne restait plus que ça à faire et j'ai amputé. Ça a pris du temps, énormément de temps. Je me rappelle que le soleil était au zénith lorsque j'ai pris conscience de ce simple fait et qu'il faisait nuit lorsque j'avais terminé. Ça a été dur, douloureux, et je ne me suis rendue compte que j'avais amputée ma propre jambe qu'après quelques mois. C'était abstrait pour moi, une amputation comme une autre. J'ai pu atteindre le matériel médical dans ma voiture, j'ai pris des antidouleurs, amputé, posé un drain et fait des bandages avant de m'écrouler sur le sol. Du moins c'est ce dont je me souviens. Je sais aussi avoir dormi longtemps après ça, très longtemps. Au bout du deuxième jour, ou peut-être du troisième, j'ai commencé à essayer de bouger. La douleur était insoutenable et je prenais beaucoup d'antidouleurs, même si je savais qu'il fallait essayer de les rationner. Un groupe de survivants m'a trouvé, on ne se connaissait pas, mais on s'est aidé. J'avais du matériel médical, ils avaient un cheval. Ils était blessé, moi je ne pouvais pas marcher. Normalement si vous êtes pas trop con, vous avez compris l'idée.

On a trouvé un bunker caché, qu'un vieux fou finalement pas si fou que ça devait construire et qu'il n'a sans doute pas eu le temps d'atteindre. On était en piteux état. On a mis du temps à comprendre comment y accéder mais on a fini par y arriver. Ça ressemblait un peu au paradis, avec toute la nourriture qui y était entreposée et les lits qui n'avaient pas l'air trop inconfortables. Après avoir passé trois jours avachie sur le sol, j'ai failli pleurer en les voyant. Je pense qu'on y est restés à peu près deux ans, sûrement plus, le temps d'épuiser notre stock de nourriture et que ma jambe guérisse à peu près. J'ai réussi à me fabriquer une prothèse avec les moyens du bord, c'est à dire du bois et du plastique. Rien de très incroyable donc. Mais ça marchait, c'était le principal. J'ai fait une mini rééducation, seule et en traversant continuellement le bunker. J'ai aussi trouvé mon arme là-bas, il y en avait plusieurs. J'ai retrouvé le même fusil que mon père m'avait offert, ou du moins presque le même. Je l'ai gardé, je ne savais pas trop pourquoi mais je l'ai gardé. Après tout ça pouvait toujours être utile, mais je n'avais aucune envie de m'en servir. C'est simplement... que j'y ai vu un signe. Assez étonnant pour quelqu'un qui ne croit absolument pas en Dieu.

N'empêche que j'avais raison.

Deux ans plus tard, nous quittions notre bunker chéri. J'étais sur pieds, enfin plus ou moins, et mes compagnons de survie étaient entièrement guéris. C'était encore abstrait pour nous, cette période de nos vies. Des liens s'étaient crées mais ça semblait... irréel. Vous voyez, une sorte de parenthèse. Le temps s'écoulait à une vitesse incroyable, nous étions tous occupés à calculer des itinéraires, panser nos plaies, pleurer nos pertes, réfléchir à comment les combler, réfléchir à si nous voulions vivre encore dans ce monde devenu si hostile.

Nos chemins se sont séparés après le bunker. Je devais retrouver ma famille, et eux allaient je ne sais où. Ça ne me regardait pas. Quelques uns ont fait un bout de chemin avec moi avant de s'en aller, d'autres ne m'ont même pas dit adieu. Il faut dire qu'après avoir passé des années ensemble enfermés dans un bunker, c'était assez tendu entre quelques membres du groupe. J'ai d'abord pensé à rejoindre notre ranch en espérant y trouver tous les membres de ma famille miraculeusement rescapés. Un rêve qui n'avait pas lieu d'être, j'en ai pris conscience très vite. Notre ranch familial avait eu peu de chance de survivre à deux ans de pluie radioactive et de tremblements de terre. Je voulais tout de même m'y rendre, tout simplement parce que je voulais voir ce que nous étions devenu. Ce qu'il restait de nous.

Et puis j'ai croisé mon premier Z.

Ah, quelle fantastique rencontre ! On s'est vraiment aimés tout de suite lui et moi. Enfin ça c'était jusqu'à ce qu'il essaie de me bouffer la seule jambe qu'il me restait. J'ai vite compris qu'il y avait un truc qui n'allait pas chez lui, j'ai cru que c'était la chaleur qui m'avait fait déliré et que ce n'était qu'une hallucination. Et puis j'en ai croisé d'autres, et j'ai compris que j'étais encore parfaitement saine d'esprit. Hélas. Le premier a été dur à tuer et j'ai failli y laisser la vie. Le deuxième aussi. Après j'ai compris et ça a été plus simple de les éliminer. Je trouvais des munitions où je pouvais et essayait de viser le plus justement possible. Ce qui n'était pas toujours simple. Le plus dur, ça restait quand même de savoir que ces choses avaient été humaines et que moi, je les tuais. Ça faisait de moi une meurtrière, tout simplement. Ça me rendait malade. Ça me rend toujours malade.

J'ai réussi à atteindre la route après deux bonnes semaines de marche. C'était désert mais bien plus simple pour moi d'avancer. Les jours s'écoulaient et je survivais. Je marchais un peu à l'aveugle, me suis perdue une bonne dizaine de fois, rencontrais parfois d'autres survivants, partageais un repas avec eux, puis repartais. Je ne recherchais pas la chaleur humaine, je souhaitais simplement retrouver les seules personnes qui comptaient réellement pour moi.

Sauf que j'avançais à vitesse d'escargot.

Et puis j'ai trouvé Dumbo. Je ne sais pas trop ce qu'il foutait là, tout seul, à marcher sur la route, comme moi. Il avait l'air triste, mon petit bébé. Bon c'est déjà un beau bébé de quarante kilos mais c'est un bébé quand même. Je l'ai pas tout de suite adopté, je ne voulais pas qu'il reste avec moi. Déjà qu'être tout seul là dedans, c'est pas très marrant, mais alors être tout seul et avancer avec une infirme qui marche à un kilomètre par heure, c'est presque de la torture. Je ne voulais pas lui infliger ça.

Mais... il n'est pas parti. Et il n'arrêtait pas de faire ce machin avec ses oreilles. Il les rabattait ou je sais pas trop quoi. Assez incroyable. Incroyablement chou.

Donc bon, j'allais pas le chasser à coups de pierres non plus. Surtout que ça faisait du bien d'avoir quelqu'un à aimer. Surtout qu'il y a peut-être plus que lui que je peux aimer.

"I live in a nameless town
No need to wander around
I live in a nameless town
In a black out"


Elle s'arrêta une nouvelle fois, un peu fatiguée à force de parler. Ça faisait une éternité qu'elle n'avait pas autant parlé. Presque cinq ans en vérité. C'était long cinq ans.

"Enfin voilà. C'était pas facile mais on survivait tous les deux. Cette vie là s'est arrêtée brusquement lorsqu'on a croisé un groupe de militaires sur les routes. Ils ont voulu m’emmener à Clancy, là où ils avaient apparemment regroupé les survivants. Ça me plaisait pas trop, mais je me disais que Colleen y serait peut-être. C'est ce qui m'a forcée à accepter. Et puis faire un petit tour de voiture, ça ne se refusait pas après toute cette marche. Alors j'ai été à Clancy, les yeux pleins d'espoir et Dumbo couché sur mes genoux. J'ai été encore plus impressionnée lorsque j'ai vu le camp. C'était incroyable. Autant de gens, dans un seul espace. On avait l'impression de retrouver une communauté lui et moi. Sauf que voilà, j'ai chuté. Et durement. Colleen n'y était pas, mais ils l'avaient vu. Ma description correspondait à celle d'une jeune femme qui avait quitté le camp au moins deux ans auparavant et qui avait eu une petite fille. Une petite fille. Ça me semblait étrange. Même si les descriptions concordaient, je n'avais aucun souvenir d'une éventuelle grossesse. Ou alors elle me l'avait caché, ce qui m'étonnait beaucoup. Il n'empêche que mon enthousiasme avait été douché, et que je me retrouvais à nouveau seule. Les habitants de Clancy ont pourtant été très bons avec moi, m'ont soignée convenablement et m'ont même fabriqué une prothèse plus adaptée. Je suis restée là-bas quelques semaines avant de reprendre la route. Certes, Colleen n'était pas là-bas, mais si cette jeune femme était effectivement ma sœur, elle était bien quelque part. Plus précisément au camp de Riley. J'ai du me maudire une bonne centaine de fois pour ne pas y avoir pensé avant. C'est vrai qu'il s'était passé... des choses entre eux. Et puis avec cette bonne vieille apocalypse, le taré de père de Riley devait être aux anges, lui qui préparait ça depuis si longtemps.

Alors j'ai repris la route. Ils ont voulu m'y emmener mais j'ai refusé. Une autre de mes idées de merde tiens. Je voulais vraiment me rendre au ranch, et je n'avais aucune envie d'y aller en compagnie de deux ou trois militaires. C'était personnel, intime, familiale. Je devais savoir.

Sauf qu'être une handicapée dans un cadre pareil, c'est pas facile. Je sais pas ce qu'il m'est passé par la tête. Je devais pensé que tout le monde était subitement devenu super gentil. J'ai croisé la route de pilleurs, qui voulaient me piquer mes déjà maigres possessions. J'aurais pu les laisser faire évidemment, mais qui sait si je serais encore en vie aujourd'hui si ça avait été le cas ? Pour faire court, j'en ai tué un, Dumbo s'est chargé de l'autre. C'était la première fois, la première fois que je tuais quelqu'un de vraiment vivant. Je me suis senti incroyablement coupable, changée à jamais. Tout ça pour quelques médicaments, un masque à gaz et une nouvelle prothèse. J'ai trouvé un autre bunker à la suite de ça, où il y avait de l'alcool. J'y ai noyé ma peine un long moment avant de repartir. J'y ai soigné mes plaies aussi, ayant été plutôt cabossée par l'attaque. J'héritais d'une nouvelle cicatrice, au ventre cette fois-ci. J'ai une belle collection maintenant, j'en suis assez fière.

J'ai fini par atteindre le ranch de mes parents après des semaines interminables de marche et d'altercations avec des infectés et d'autres survivants. Les gens deviennent fous, c'est pas tellement étonnant. Je ne sais pas si j'aurais la force de continuer si je savais que Leen était morte. Probablement pas.

Ah oui, parce que j'ai tué mes parents aussi.

Vous pouvez donc rajouter parricide et matricide sur mon CV ! Génial non ?"

"Thought we built a dynasty that heaven couldn't shake
Thought we built a dynasty like nothing ever made
Thought we built a dynasty forever couldn't break up"


Elle ricana amèrement avant de fondre en larmes. Ça l'affectait toujours. Elle ne savait pas du tout comment elle allait pouvoir annoncer ça à Colleen si elle était encore vivante.


"Ils étaient infectés. Quand je suis arrivée au ranch, il n'y avait plus rien. Plus rien que le chaos. J'y suis restée de longues minutes, les larmes aux yeux, regardant ce qu'était devenue la maison où j'avais grandi. Celle où j'avais tant de souvenirs.

Tout était détruit.

Et puis je les ai vu. Ils étaient deux, terrassés par la maladie qui les rongeait. J'ai compris en un regard. Et je les ai tués. J'ai préféré ne pas les laisser ainsi. Ils n'auraient pas aimé vivre ainsi. Je le savais. Je ne vais pas m'éterniser sur ce point. Tout simplement parce que je ne peux pas en parler. Je me suis remise en route après ça et ne me suis pas retournée. Si je l'avais fait, je serais morte ce jour-là.

La prochaine balle aurait été pour moi.

Et me voilà. Ici. Dans cette vieille cabane à moitié détruite. Je n'avance toujours pas très vite, mais plus qu'avant. Ma nouvelle prothèse me permet de ne presque plus boiter, même si la douleur est toujours là. Ce qui me ralentit le plus, c'est les pluies acides. Insupportable. Ça me fait perdre des journées entières parfois. Mais j'avance. J'avance toujours un peu plus, je ne dois plus être très loin du camp où j'espère trouver Colleen.

Oui, j'espère. Oubliez ce que j'ai dit au début. C'était des conneries. J'espère toujours. Plus que jamais. Je la retrouverai.

Peu importe ce que ça me coûtera."

Elle éteignit l'appareil et s'endormit.


It's been a long day without you, my friend
And I'll tell you all about it when I see you again
We've come a long way from where we began
Oh I'll tell you all about it when I see you again
When I see you again




NIMY
Dans le monde réelle on m'appelle Léa. Je préfère ne pas donner mon âge si ça ne vous dérange pas trop, mais je vous assure que j'ai plus de seize ans ! Je viens de France, plus précisément de Savoie (ET OUAIS MOI J'AI LE FROMAGE ET LE SKI EHEHEHEHEH). J'ai découvert DIY grâce à quelques partenariats sur des forums sur lesquels je suis, et j'ai cédé à m'inscrire parce que le contexte est génial et que ce scénario est génial et que vous avez tous l'air géniaux. Mon personnage est un scénario et j'autorise le staff à tuer mon personnage si je disparais. Je suis prête pour rejoindre l'aventure et j'espère que Joy vous plaira et que je ne ferai pas trop de boulettes !.  
PS : Le code du réglement est :



FICHE (c) SUNHAE DE LIBRE GRAPH



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Dernière édition par Joy Bennet le Sam 15 Sep - 0:22, édité 2 fois
Sur Re: Joy Bennet - Take an angel by the wings, beg her now for anything, beg her now for one more day le Ven 14 Sep - 7:29
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Bienvenue parmi nous et bon courage pour la suite de ta fiche
Sur Re: Joy Bennet - Take an angel by the wings, beg her now for anything, beg her now for one more day le Ven 14 Sep - 9:10
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BIENVENUE MA SOEUUUUUUR ♥️                      

♥:
 


Dernière édition par Colleen S. Pierce le Ven 14 Sep - 10:36, édité 1 fois
Sur Re: Joy Bennet - Take an angel by the wings, beg her now for anything, beg her now for one more day le Ven 14 Sep - 9:53
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Bienvenue mademoiselle !
Excellent choix d'avatar au passage
Sur Re: Joy Bennet - Take an angel by the wings, beg her now for anything, beg her now for one more day le Ven 14 Sep - 10:52
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Merci à vous deux !

Et merci petite sœur

♥:
 
Sur Re: Joy Bennet - Take an angel by the wings, beg her now for anything, beg her now for one more day le Sam 15 Sep - 14:22
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Administratrice
Bravo, tu es validé !
Pauvre choute, elle a pas eu la vie facile !
Maintenant que tu es validé, il va falloir que tu te trouves des potes de survie via les journaux de bord. Que tu te trouves une occupation par ici. Tu pourras faire du commerce avec les autres groupes dans le marché du forum qui se trouve ici. Te chercher des partenaires de rps ou répondre à des sujet libres. Tu pourras pimenter ton jeu grâce aux dés du forum.


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This is an whole

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Sur Re: Joy Bennet - Take an angel by the wings, beg her now for anything, beg her now for one more day le
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Joy Bennet - Take an angel by the wings, beg her now for anything, beg her now for one more day
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