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[23 PEARL STREET] What happened to us ?
Devil inside you ::  :: Clancy, Montana, US
Sur [23 PEARL STREET] What happened to us ? le Mer 8 Aoû - 15:09
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Take me, pull me all around. Break me, I'm yours.
Ce soir, tu aspires au calme. C’est ce que tu t’es dit en rentrant chez toi, après avoir fermé la porte à double-tour et glissé Boba Fett dans sa cage. Sans doute t’es-tu même dit que pour une fois, tu ne serais là pour personne, tout en allumant le tourne-disque et profitant ainsi de l’électricité temporaire. Très vite, la musique envahie la maison, et une fois encore, tu remercies les anciens propriétaires d’avoir eu d’excellents goûts musicaux de leur vivant, aussi en as-tu profité pour prendre une douche afin de te décrasser de cette odeur de laboratoire, des restes de la chaleur. L’eau n’est pas chaude, bien au contraire, mais le soleil qui tape est suffisant pour lui donner une température bienvenue, qui te permet de trainer un peu. On est loin, bien loin des produits que tu utilisais pour ton bien-être, mais tu apprécies le savon artisanal du ranch, qui s’avère être aussi efficace qu’agréable. Au final, tu en profites pour prendre complètement soin de toi, tu n’as jamais été femme à te laisser aller de toute manière. Quand enfin tu sors, ce n’est que pour enfiler un short, un débardeur et une vieille chemise par dessus, que tu noues rapidement autour de ta taille avant de redescendre à l’étage du dessus, pour attraper briquet, verre et bouteille d’alcool artisanal provenant du ranch, comme la plupart des denrées qui vous parviennent. Tu ne perds pas ton temps à trainer dans la maison, déambulant pieds nus dans celle-ci jusqu’à la porte fenêtre qui te mène à l’arrière de celle-ci, sur le perron-terrasse, pièce de la maison que tu aimes par dessus tout, sans aucun doute en raison de la petite balancelle qu’avec le temps, tu as décoré et sur lequel tu poses ton séant, un pied sous celui-ci, tandis que les trésors que tu tiens entre tes mains trouvent leur place sur la petite table basse blanche installée juste à côté. Naturellement, tu te sers un verre, mais tu délaisses pour le moment le briquet, qui te servira à allumer les bougies toute aussi artisanales posées de part et d’autre de ton endroit favori. Tu attrapes ton livre, délaissé la veille, et tu bois une gorgée brûlante de ton verre. Il y a toujours du progrès à faire en matière d’alcool, mais tu te dois de reconnaître que le ranch a trouvé un bon filon sur ce point-ci. Puis tu lis une ligne, puis deux, avant d’être attirée par le pépiement d’un oiseau au fond du jardin. Sans doute a t’il trouvé les graines que tu laisses toujours dans une petite coupelle à leur intention. A la base nourriture pour rongeur, les bêtes à plumes semblent tout aussi bien s’en contenter.

C’est sans doute à ce moment que tu te perds dans tes pensées, ta nostalgie d’autrefois. Peut-être ton regard a t’il croisé la petite maison à oiseaux qui s’est cassé dernièrement, et qu’Elias avait construite à ta demande, pour des hivers trop froids. Toute la maison est imprégnée de sa présence, de ce qu’il a entreprit comme travaux ici pour que vous puissiez vous approprier cette maison, ou simplement te faire plaisir. La balancelle sur laquelle tu es installée est l’un des nombreux exemples, installée par ton ex-homme lorsque tu en as émis le désir, ou déploré son absence. Cette maison à l’américaine, tu en as toujours rêvé, il était certain que ce n’était pas à Paris que tu aurais pu obtenir ce type d’habitat, avec jardin et bon voisinage. Si la situation du monde avait été différente, Elias et toi auriez-vous pu vous offrir ceci ? Secrètement, tu l’espérais. Aussi, lorsque les anciens propriétaires de cette bicoque sont décédés de la grippe, vous avez sauté sur l’occasion, coupable dans un premier temps, tu es très vite tombée amoureuse de cet endroit, et plus encore de ton homme auquel tu as susurré plus d’une fois à l’oreille, ton amour, tes désirs, tes vœux. Il y en avait un par dessus tout, que tu rêvais de voir concrétisé, dans cette chambre au fond du couloir à l’étage, ancien bureau que tu voulais voir transformé en chambre d’enfant. Peut-être pas aussi rapidement, ni même trop proche du mariage, et toujours sous le doute aux vues du nouveau monde dans lequel vous vivez désormais. Aujourd’hui, tu le sais bien, c’est un rêve qui ne se réalisera pas, pas avec lui en tout cas. Tu reprends une nouvelle lampée de ton verre, gorge serrée. Il n’y a plus grand-chose à penser de tout cela. La fin du monde vous a séparé, peut-être parce que vous n’étiez pas fait pour être ensembles finalement. Tu as beaucoup pleuré pour ça, aujourd’hui, tu te contentes de regarder dans le vide et te remémorer combien il était agréable de glisser dans les bras d’Elias, à n’importe quel moment de la journée, mais plus encore la nuit. Un bruit attire ton attention, et c’est instinctivement que tu cries à l’intention de ton visiteur « JE SUIS À L’ARRIÈRE DE LA MAISON ! » Tu reposes ton verre, histoire de ne pas passer pour une alcoolique, et tu remets ton marque-page dans le livre, tout en te balançant légèrement sur ton trône à coussin. Après tout, ce n’est pas la première fois qu’un civil vient te voir chez toi pour discuter ou chercher conseil.
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Sur Re: [23 PEARL STREET] What happened to us ? le Sam 11 Aoû - 20:47
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What happened to
Us ?
J’ai encore du mal à me dire que cette maison n’est plus la mienne, ça m’a pris tellement de temps à la remettre sur pied. Tout ça pour finir dehors comme un malpropre. C’est toujours le problème au final. On construit quelque chose et en quelques mots,en quelques gestes, cela vous file entre les doigts sous prétexte que vous donnez “les mauvais ordres, aux mauvaises personnes” Mais ce n’est pas un jeu, ça ne l’a jamais été pour moi, c’est mon métier, pas un truc qui a poussé un beau matin parce que la face du monde avait changé. Elle s’est découverte rebelle, je suis né militaire. Là était toute la différence. Je croyais qu’elle avait compris ça, je croyais qu’elle savait que le moment venu je ferai toujours ce qu’il y a à faire. Ce n’est pas que pour moi, c’était pour la protéger elle, eux tous. Je n’ai fait que mon job. Ca a fini par nous détruire de l’intérieur.

Je ne sais pas depuis combien de temps je n’ai pas remis les pieds ici, je n’en avais pas envie, pas le courage. Mais j’ai encore des choses qui m’appartiennent ici, que je veux récupérer, en espérant que Kara n’a pas tout mis au feu. Je ne l’en pense pas vraiment capable mais sait on jamais. Si je devais avouer la plus reculée de mes pensées ? Je voudrai entrer dans cette maison et lui dire qu’on recommence tout, qu’on oublie tout de ces derniers mois, ces dernières années… Deux ans, deux et ça me fait toujours le même effet quand je suis devant cette porte. Deux ans et j’ai encore laissé des trucs là bas pour me donner ce prétexte à la con pour pouvoir la revoir elle. Deux ans que je veux lui dire tout ça, mais la colère, toujours présente ne veut s’éloigner que quelques heures. Je n’y arriverai pas, je ne veux pas y arriver.

Mais encore une fois je suis là, encore une fois je passe le seuil de cette maison, je la retrouve elle. Je sais exactement où elle. Sur la balancelle que j’ai mis tant de temps à lui faire.Juste parce qu’elle me l’avait demandé avec son plus beau sourire. Bordel je ne pouvais vraiment rien lui refuser. Je sais qu’elle se plaît, installée là. Elle pouvait y passer ses journées. Je la savais en sécurité.
La porte n’est pas fermée à clé, elle n’a jamais voulu qu’on la ferme, moi je passais mon temps à gueuler en lui disant que si je n’étais pas là elle devait être fermé. Je ne suis pas là, et même cet ordre a disparu avec moi. Deux ans… Aujourd’hui ça me facilite les choses. Je peux entrer dans le salon, regarder ce qu’elle a gardé de nous. Traverser la pièce et celles qui me séparent d’elle. L’observer de dos.Ne pas quitter des yeux sa nuque. Entendre sa voix aussi. Je voudrais rester silencieux, je ne sais pas qui elle attend, ou si elle a seulement “confiance”. Comme si personne ici ne pouvait lui vouloir de mal. Elle a peut être raison. Qui voudrait s’en prendre à elle ?

Je finis par approcher, lentement. Je ne suis pas en terrain hostile, mais je sais que tout est sur le fil d’un rasoir bien trop affûté. Je la domine de toute ma hauteur, et vois son verre posé, son livre bien refermé. Je prends quelques secondes avant de souffler un « Bonjour Kara… » Que dire de plus ? C’est toujours ça avec elle, toujours comme ça que cela commence, incapable de dire quoique ce soit de plus. Du moins tant que je n’ai pas entendu le son de sa voix.

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Pando
Sur Re: [23 PEARL STREET] What happened to us ? le Sam 11 Aoû - 21:49
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Take me, pull me all around. Break me, I'm yours.
Tu sais désormais que quelqu’un t’attends, que quelqu’un souhaite te parler. Pour un soir, un seul, tu voulais un peu de paix et de calme dans cette immense maison vide, mais une fois encore, tu n’en auras pas. Avec un peu de chance, c’est sans doute un gamin qui aimerait t’emprunter un livre, ou une tierce personne en demande de conseil, de fait, ça ne devrait pas demander beaucoup de temps. Au minimum une quinzaine de minute, tout au plus, une bonne heure. Et dès lors, tu pourras profiter de ta soirée comme tu l’avais prévue, avec un livre, des bougies, une bouteille d’alcool. Pourtant, tu te figes instinctivement sous la voix qui t’adresse ses salutations et tu tournes la tête vers l’homme envers qui tu as plus d’une dette. Elias. Tu clignes des paupières, pour être certaine de ne pas rêver, mais non, ton ancien fiancé se tient bien à quelques pas de toi, nonchalant, mais tout aussi fringuant qu’au jour, ou nuit, de votre première rencontre. Mais alors qu’il était inconnu, aujourd’hui, tu le connais par cœur, et tu n’as jamais eu de cesse de tracer ses contours de tes phalanges, de tes lèvres. Tu as beau connaître chaque trait de son anatomie, il t’apparaît toujours comme un étranger que tu brûles d’envie d’apprendre par cœur. Cette soirée ne fait pas exception. Ta gorge s’assèche, et tu l’observes, à la recherche peut-être d’un détail qui t’aurait échappé. Tu oses même regarder derrière lui, sans doute à la recherche d’une éventuelle maitresse qu’il aurait l’audace de venir te présenter. Tu es paranoïaque, tu le sais, mais même après deux années de séparation, tu ne peux toujours pas envisager qu’il refasse sa vie.

Mais tu te lèves, tu désertes ta balancelle adorée pour laisser tes pieds nus retrouver le plancher et lui faire face, sourcils froncés. Dans ta méfiance habituelle, tu te doutes qu’il n’est pas là pour rien. « Je n’ai rien fait. » protestes-tu tout en levant légèrement les mains, à hauteur d’épaule. C’est un salut comme un autre, sans doute moins poli que le sien, mais en cherchant dans ta mémoire, tu es persuadée de n’être à l’origine d’aucun mouvement de grève récent, ni même de protestation. Ta seule incartade ? Higgins, qui a osé fouiller ton laboratoire, mais ça n’a jamais été quelque chose de grande importance, et Elias le sait pertinemment, tu détestes que l’on fouille dans tes affaires, et ton laboratoire est soumis à cette même restriction. Tu l’observes un instant avant de pencher légèrement la tête sur le côté. Il n’est pas habillé de son treillis, et il n’y a pas d’autres hommes de maintien de l’ordre avec lui. « Tu n’es pas venu m’arrêter… » Constates-tu avec intérêt, tout en laissant retomber tes mains le long du corps. Tu marques une pause, tout en observant le visage de celui qui a toujours su faire palpiter ton cœur avec force. « Si tu n’es pas venu m’arrêter… » Une nouvelle pause. « Je te sers un verre ? Je n’ai que de la vodka. » C’est la moindre des politesses pour l’avoir accusé à tort de vouloir t’embarquer, et sans que tu ne le veuilles, ça te ramène des années en arrière, quand c'est lui qui souhaitait t'offrir un verre.
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