[-18] [23 PEARL STREET] What happened to us ?
Devil inside you :: The world is our playground :: Clancy, Montana, US :: Quartier Civil
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Sur [-18] [23 PEARL STREET] What happened to us ? le Mer 8 Aoû - 15:09
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Ce soir, tu aspires au calme. C’est ce que tu t’es dit en rentrant chez toi, après avoir fermé la porte à double-tour et glissé Boba Fett dans sa cage. Sans doute t’es-tu même dit que pour une fois, tu ne serais là pour personne, tout en allumant le tourne-disque et profitant ainsi de l’électricité temporaire. Très vite, la musique envahie la maison, et une fois encore, tu remercies les anciens propriétaires d’avoir eu d’excellents goûts musicaux de leur vivant, aussi en as-tu profité pour prendre une douche afin de te décrasser de cette odeur de laboratoire, des restes de la chaleur. L’eau n’est pas chaude, bien au contraire, mais le soleil qui tape est suffisant pour lui donner une température bienvenue, qui te permet de trainer un peu. On est loin, bien loin des produits que tu utilisais pour ton bien-être, mais tu apprécies le savon artisanal du ranch, qui s’avère être aussi efficace qu’agréable. Au final, tu en profites pour prendre complètement soin de toi, tu n’as jamais été femme à te laisser aller de toute manière. Quand enfin tu sors, ce n’est que pour enfiler un short, un débardeur et une vieille chemise par dessus, que tu noues rapidement autour de ta taille avant de redescendre à l’étage du dessus, pour attraper briquet, verre et bouteille d’alcool artisanal provenant du ranch, comme la plupart des denrées qui vous parviennent. Tu ne perds pas ton temps à trainer dans la maison, déambulant pieds nus dans celle-ci jusqu’à la porte fenêtre qui te mène à l’arrière de celle-ci, sur le perron-terrasse, pièce de la maison que tu aimes par dessus tout, sans aucun doute en raison de la petite balancelle qu’avec le temps, tu as décoré et sur lequel tu poses ton séant, un pied sous celui-ci, tandis que les trésors que tu tiens entre tes mains trouvent leur place sur la petite table basse blanche installée juste à côté. Naturellement, tu te sers un verre, mais tu délaisses pour le moment le briquet, qui te servira à allumer les bougies toute aussi artisanales posées de part et d’autre de ton endroit favori. Tu attrapes ton livre, délaissé la veille, et tu bois une gorgée brûlante de ton verre. Il y a toujours du progrès à faire en matière d’alcool, mais tu te dois de reconnaître que le ranch a trouvé un bon filon sur ce point-ci. Puis tu lis une ligne, puis deux, avant d’être attirée par le pépiement d’un oiseau au fond du jardin. Sans doute a t’il trouvé les graines que tu laisses toujours dans une petite coupelle à leur intention. A la base nourriture pour rongeur, les bêtes à plumes semblent tout aussi bien s’en contenter.

C’est sans doute à ce moment que tu te perds dans tes pensées, ta nostalgie d’autrefois. Peut-être ton regard a t’il croisé la petite maison à oiseaux qui s’est cassé dernièrement, et qu’Elias avait construite à ta demande, pour des hivers trop froids. Toute la maison est imprégnée de sa présence, de ce qu’il a entreprit comme travaux ici pour que vous puissiez vous approprier cette maison, ou simplement te faire plaisir. La balancelle sur laquelle tu es installée est l’un des nombreux exemples, installée par ton ex-homme lorsque tu en as émis le désir, ou déploré son absence. Cette maison à l’américaine, tu en as toujours rêvé, il était certain que ce n’était pas à Paris que tu aurais pu obtenir ce type d’habitat, avec jardin et bon voisinage. Si la situation du monde avait été différente, Elias et toi auriez-vous pu vous offrir ceci ? Secrètement, tu l’espérais. Aussi, lorsque les anciens propriétaires de cette bicoque sont décédés de la grippe, vous avez sauté sur l’occasion, coupable dans un premier temps, tu es très vite tombée amoureuse de cet endroit, et plus encore de ton homme auquel tu as susurré plus d’une fois à l’oreille, ton amour, tes désirs, tes vœux. Il y en avait un par dessus tout, que tu rêvais de voir concrétisé, dans cette chambre au fond du couloir à l’étage, ancien bureau que tu voulais voir transformé en chambre d’enfant. Peut-être pas aussi rapidement, ni même trop proche du mariage, et toujours sous le doute aux vues du nouveau monde dans lequel vous vivez désormais. Aujourd’hui, tu le sais bien, c’est un rêve qui ne se réalisera pas, pas avec lui en tout cas. Tu reprends une nouvelle lampée de ton verre, gorge serrée. Il n’y a plus grand-chose à penser de tout cela. La fin du monde vous a séparé, peut-être parce que vous n’étiez pas fait pour être ensembles finalement. Tu as beaucoup pleuré pour ça, aujourd’hui, tu te contentes de regarder dans le vide et te remémorer combien il était agréable de glisser dans les bras d’Elias, à n’importe quel moment de la journée, mais plus encore la nuit. Un bruit attire ton attention, et c’est instinctivement que tu cries à l’intention de ton visiteur « JE SUIS À L’ARRIÈRE DE LA MAISON ! » Tu reposes ton verre, histoire de ne pas passer pour une alcoolique, et tu remets ton marque-page dans le livre, tout en te balançant légèrement sur ton trône à coussin. Après tout, ce n’est pas la première fois qu’un civil vient te voir chez toi pour discuter ou chercher conseil.
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Dernière édition par Kara Hocking le Dim 2 Sep - 10:46, édité 1 fois
Sur Re: [-18] [23 PEARL STREET] What happened to us ? le Sam 11 Aoû - 20:47
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J’ai encore du mal à me dire que cette maison n’est plus la mienne, ça m’a pris tellement de temps à la remettre sur pied. Tout ça pour finir dehors comme un malpropre. C’est toujours le problème au final. On construit quelque chose et en quelques mots,en quelques gestes, cela vous file entre les doigts sous prétexte que vous donnez “les mauvais ordres, aux mauvaises personnes” Mais ce n’est pas un jeu, ça ne l’a jamais été pour moi, c’est mon métier, pas un truc qui a poussé un beau matin parce que la face du monde avait changé. Elle s’est découverte rebelle, je suis né militaire. Là était toute la différence. Je croyais qu’elle avait compris ça, je croyais qu’elle savait que le moment venu je ferai toujours ce qu’il y a à faire. Ce n’est pas que pour moi, c’était pour la protéger elle, eux tous. Je n’ai fait que mon job. Ca a fini par nous détruire de l’intérieur.

Je ne sais pas depuis combien de temps je n’ai pas remis les pieds ici, je n’en avais pas envie, pas le courage. Mais j’ai encore des choses qui m’appartiennent ici, que je veux récupérer, en espérant que Kara n’a pas tout mis au feu. Je ne l’en pense pas vraiment capable mais sait on jamais. Si je devais avouer la plus reculée de mes pensées ? Je voudrai entrer dans cette maison et lui dire qu’on recommence tout, qu’on oublie tout de ces derniers mois, ces dernières années… Deux ans, deux et ça me fait toujours le même effet quand je suis devant cette porte. Deux ans et j’ai encore laissé des trucs là bas pour me donner ce prétexte à la con pour pouvoir la revoir elle. Deux ans que je veux lui dire tout ça, mais la colère, toujours présente ne veut s’éloigner que quelques heures. Je n’y arriverai pas, je ne veux pas y arriver.

Mais encore une fois je suis là, encore une fois je passe le seuil de cette maison, je la retrouve elle. Je sais exactement où elle. Sur la balancelle que j’ai mis tant de temps à lui faire.Juste parce qu’elle me l’avait demandé avec son plus beau sourire. Bordel je ne pouvais vraiment rien lui refuser. Je sais qu’elle se plaît, installée là. Elle pouvait y passer ses journées. Je la savais en sécurité.
La porte n’est pas fermée à clé, elle n’a jamais voulu qu’on la ferme, moi je passais mon temps à gueuler en lui disant que si je n’étais pas là elle devait être fermé. Je ne suis pas là, et même cet ordre a disparu avec moi. Deux ans… Aujourd’hui ça me facilite les choses. Je peux entrer dans le salon, regarder ce qu’elle a gardé de nous. Traverser la pièce et celles qui me séparent d’elle. L’observer de dos.Ne pas quitter des yeux sa nuque. Entendre sa voix aussi. Je voudrais rester silencieux, je ne sais pas qui elle attend, ou si elle a seulement “confiance”. Comme si personne ici ne pouvait lui vouloir de mal. Elle a peut être raison. Qui voudrait s’en prendre à elle ?

Je finis par approcher, lentement. Je ne suis pas en terrain hostile, mais je sais que tout est sur le fil d’un rasoir bien trop affûté. Je la domine de toute ma hauteur, et vois son verre posé, son livre bien refermé. Je prends quelques secondes avant de souffler un « Bonjour Kara… » Que dire de plus ? C’est toujours ça avec elle, toujours comme ça que cela commence, incapable de dire quoique ce soit de plus. Du moins tant que je n’ai pas entendu le son de sa voix.

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Sur Re: [-18] [23 PEARL STREET] What happened to us ? le Sam 11 Aoû - 21:49
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Tu sais désormais que quelqu’un t’attends, que quelqu’un souhaite te parler. Pour un soir, un seul, tu voulais un peu de paix et de calme dans cette immense maison vide, mais une fois encore, tu n’en auras pas. Avec un peu de chance, c’est sans doute un gamin qui aimerait t’emprunter un livre, ou une tierce personne en demande de conseil, de fait, ça ne devrait pas demander beaucoup de temps. Au minimum une quinzaine de minute, tout au plus, une bonne heure. Et dès lors, tu pourras profiter de ta soirée comme tu l’avais prévue, avec un livre, des bougies, une bouteille d’alcool. Pourtant, tu te figes instinctivement sous la voix qui t’adresse ses salutations et tu tournes la tête vers l’homme envers qui tu as plus d’une dette. Elias. Tu clignes des paupières, pour être certaine de ne pas rêver, mais non, ton ancien fiancé se tient bien à quelques pas de toi, nonchalant, mais tout aussi fringuant qu’au jour, ou nuit, de votre première rencontre. Mais alors qu’il était inconnu, aujourd’hui, tu le connais par cœur, et tu n’as jamais eu de cesse de tracer ses contours de tes phalanges, de tes lèvres. Tu as beau connaître chaque trait de son anatomie, il t’apparaît toujours comme un étranger que tu brûles d’envie d’apprendre par cœur. Cette soirée ne fait pas exception. Ta gorge s’assèche, et tu l’observes, à la recherche peut-être d’un détail qui t’aurait échappé. Tu oses même regarder derrière lui, sans doute à la recherche d’une éventuelle maitresse qu’il aurait l’audace de venir te présenter. Tu es paranoïaque, tu le sais, mais même après deux années de séparation, tu ne peux toujours pas envisager qu’il refasse sa vie.

Mais tu te lèves, tu désertes ta balancelle adorée pour laisser tes pieds nus retrouver le plancher et lui faire face, sourcils froncés. Dans ta méfiance habituelle, tu te doutes qu’il n’est pas là pour rien. « Je n’ai rien fait. » protestes-tu tout en levant légèrement les mains, à hauteur d’épaule. C’est un salut comme un autre, sans doute moins poli que le sien, mais en cherchant dans ta mémoire, tu es persuadée de n’être à l’origine d’aucun mouvement de grève récent, ni même de protestation. Ta seule incartade ? Higgins, qui a osé fouiller ton laboratoire, mais ça n’a jamais été quelque chose de grande importance, et Elias le sait pertinemment, tu détestes que l’on fouille dans tes affaires, et ton laboratoire est soumis à cette même restriction. Tu l’observes un instant avant de pencher légèrement la tête sur le côté. Il n’est pas habillé de son treillis, et il n’y a pas d’autres hommes de maintien de l’ordre avec lui. « Tu n’es pas venu m’arrêter… » Constates-tu avec intérêt, tout en laissant retomber tes mains le long du corps. Tu marques une pause, tout en observant le visage de celui qui a toujours su faire palpiter ton cœur avec force. « Si tu n’es pas venu m’arrêter… » Une nouvelle pause. « Je te sers un verre ? Je n’ai que de la vodka. » C’est la moindre des politesses pour l’avoir accusé à tort de vouloir t’embarquer, et sans que tu ne le veuilles, ça te ramène des années en arrière, quand c'est lui qui souhaitait t'offrir un verre.
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Sur Re: [-18] [23 PEARL STREET] What happened to us ? le Sam 1 Sep - 2:17
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Je m’attendais à cela, je m’attendais à cette réaction, à elle se redressant, à ses mains en l’air, je m’attendais à ce qu’elle croit à cela. A moi venant pour des raisons professionnelles, et pas pour elle, juste pour elle. Je regarde son visage, ses épaules qui se dessinent, à ses poignets fins et ces doigts que j’aimais entrelacer aux miens. Son corps à lui seul est un appel auquel je ne veux pas répondre de peur de sombrer de nouveau. Mains dans les poches j’attends qu’elle fasse ses déductions seules. Je ne suis pas ‘en tenue’, volontairement je me suis habillé ‘en civil’ non pas que cela m’aide à me fondre dans la masse mais je refuse tout signe hostile pour ce soir. Un jean, un haut longues manches beige. Seules mes rangers aux pieds rappellent que je suis un militaire de carrière, mais de ce détail là elle ne tiendra pas rigueur. Mais dans les poches je hausse les épaules à sa déduction. « Je ne suis effectivement pas venu pour cela Kara… » Je ne sais pas si je dois être amusé, ou trouver normal qu’elle ait pensé cela, ou si je dois être vexé qu’elle l’ait envisagé. Mon regard se pose sur elle, il y a comme de l'indécence dans la façon dont je peux parcourir sa silhouette, sa façon de se tenir. Ce désir d’elle brûle encore en moi, je le sens me cheviller au corps, enserrer ma gorge. Elle me fait toujours cet effet là, même après deux de séparations, même après des mois sans elle, à me mentir en me disant que j’avais tourné la page. Malgré les autres qui partagent parfois mes nuits. Je reviens à elle, encore et toujours, inlassablement. Je ne suis pas guéri d’elle, je ne saurai pas me passer d’elle, à cette seconde je le sais.

Elle m’offre un verre, je regarde la bouteille de vodka et arque un sourcil ? Je sais parfaitement où elle l’a dégoté, mais je ne dis rien, ce soir je ne suis pas là pour ça, je le lui ai dit. Je venais juste pour deux, trois affaires, mais est-ce vraiment la raison ? … Non je ne vais pas me mentir, je n’ai pas envie de chercher ces ‘trucs’ qui ne doivent même pas exister. Je voulais la voir elle, être avec elle.Elle me donne une occasion en or, j’aurai l’excuse parfaite si elle me demande la raison de ma présence. Ce soir il y a quelque chose de plus.Les rôles sont inversés. C’est du moins l’impression que j’en ai. Ce n’est pas moi qui l’invite à boire mais elle qui m’invite. Comme si à cette seconde c’était elle qui me désirait plus que je ne peux la désirer. « Volontiers oui » Le silence avait plané quelques secondes. Mais je ne voulais pas lui refuser cela.

Je fais finalement le tour de la balancelle, et de la table basse. Je trouve où m’installer et m’assois. J’attends qu’elle ait ramené les verres et me saisi de la bouteille pour nous servir. Volontairement je ne dis rien, C’est un peu comme ma façon de lui rendre la pareille pour notre rencontre. A elle de faire des tentatives. A elle de tenter de me montrer le chemin qu’elle veut emprunter. Je la suivrai, elle le sait… A elle de donner le tempo de cette soirée.

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Sur Re: [-18] [23 PEARL STREET] What happened to us ? le Sam 1 Sep - 20:25
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Dans le fond, en cet instant, tu ne sais pas trop quoi dire tandis que tes phalanges tapotent le long de tes cuisses. Tu ne sais plus exactement à quoi t’en tenir avec cet homme là. Tu sais pertinemment que sans Clancy, sans cette apocalypse, vous seriez toujours ensembles, que vous formeriez déjà une famille et qu’entre tes bras ou dans ton utérus, un enfant serait sans doute en train de grandir. Oui, vous seriez déjà mariés et heureux. Rêve utopique qui ne peut être, plus maintenant, pas avec vos statuts respectifs. Alors tu le fixes, tu détailles ses traits qui t’affolent toujours autant, tu attends sa réponse, et son timbre de voix te fait frissonner, sans doute est-ce visible, mais tu peux aisément mettre ça sur le compte de la soirée qui va se rafraichir d’un moment à un autre. Il ne te révèle pas tout de suite la raison pour laquelle il se trouve ici, en ce lieu qui a été vôtre un jour, mais tu pourrais le deviner aisément si tu t’en donnais la peine. Cependant, ce n’est pas ce qui compte réellement. Non, ce qui importe, c’est qu’il se trouve là, en face de toi, et que tu te fais violence pour ne pas tout envoyer péter et te plonger dans ses bras, lui voler ses lèvres et le mener à ton lit. Si autrefois tu fantasmais sur son uniforme, aujourd’hui, tu l’as en horreur, et c’est le simple habit de civil qui te fait flancher. Tu ne rêves que de le lui ôter portant, le simple appareil est tout aussi bien, si ce n’est mieux. Tu aspires à sentir sa peau contre la tienne, ses lèvres dévorant les tiennes et redescendant jusqu’à tes monts, comme il sait si bien le faire. Il n’y a jamais eu que lui pour savoir comment te rendre folle, t’émoustiller et en redemander encore, même après avoir été contentée. Pourtant, tu ne bouges pas. Tu as peur des réactions que susciterait un tel retournement de situation. Tu te contentes de l’observer, de sentir ton bas-ventre se contracter sous son regard. Il y a cette indécence, et tu crains que ton ancienne carrière ne soit la principale raison d’une telle étincelle. Tu ne supporteras pas qu’il te prenne pour ce que tu n’es plus.

Tu reprends contenance, ou tout du moins, tu te persuades d’y arriver tandis que tu joues les hôtesses dans cette maison qui lui appartient tout autant qu’à toi. Peut-être est-ce cela ? Sans doute veut-il la reprendre ? Tu peux toujours squatter ton laboratoire si tel est le cas. Tu ne prêtes qu’une vague attention à sa mine à peine surprise. Il ne devrait pas l’être, il sait pertinemment que Riley et toi vous entendez bien, et qu’il y’a donc chez toi, forcément quelques denrées peu nécessaires à la vie de tous les jours, mais denrées de plaisir tout de même. Sans doute as-tu même des graines de maïs séchées pour faire du pop-corn que tu peux beurrer, saler ou sucrer, à la guise de chacun. Le ranch vous fournit une existence agréable quand on y songe bien. Il finit par accepter, et tu ne peux que l’inviter à s’asseoir, à prendre place là où il le désire tandis que tu rentres dans la maison pour aller chercher un autre verre. Là, tu souffles, tu cherches les mots, les idées, tu t’interroges et tu divagues. Tu inspires et expires, puis tu repars vers l’extérieur, vers votre endroit et tu déposes le verre devant lui, juste à temps pour qu’il te resserve et en fasse de même pour lui. Toi, tu te rassois sur la balancelle, tu l’observes un vague instant, silencieuse, avant que finalement tes lèvres n’en décident autrement. « Comment vas-tu Elias ? » Avec ton travail, ta vie personnelle… Tu ne veux pas entendre la vérité, qu’il a tourné la page, tu plantes ton regard dans le sien, et sans doute le supplies tu de ne pas le dire.
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Sur Re: [-18] [23 PEARL STREET] What happened to us ? le Sam 1 Sep - 21:26
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Voilà nous y sommes, face à face, cette fois il n’y a pas de cris, il n’y a pas de colère. Il n’y a qu’elle assise sur la balancelle, elle comme je l’avais imaginé. Notre enfant en moins. Encore une fois je me demande comment nous en sommes arrivés là. J’ai perdu le contrôle, lâché le volant et nous avons foncé droit dans le mur. Les quelques secondes qu’elle m’accorde en allant chercher un verre sont les bienvenues. Mon dieu comme je la désire à cette seconde. Comme je me sens pourri de l’intérieur d’avoir songé à la remplacer même pour une nuit. Je pose mon visage entre mes mains avant de relever la tête lorsque j’entend le faible bruit de ses pas. Cela m’avait manqué. Sentir son parfum, entendre ses mouvements dans la maison. Elle se penche près de moi et pose le verre qui m’est destiné. Celui dans lequel je buvais toujours. Il est à moi… Elle aussi je le sais à cette seconde. Je croise son regard, esquisse un demi-sourire. Je ne sais que trop l’effet que cela peut produire sur elle, mais je ne peux pas m’en empêcher. Il n’y a et n’aura qu’elle. Je suis prisonnier de cette femme. Je ne guérirai jamais. A cette seconde cette idée saugrenue que je puisse vivre sans elle s’enterre dans les profondeurs de l’oubli. Elle est tatouée sur mon âme comme ce que je suis est gravé dans ma peau. C’est un fait contre lequel je ne pourrai plus lutter maintenant, et une première barrière vient de tomber.

Je nous serre un verre, et lui tend le sien quand elle est finalement installée. J’ai du me redresser pour cela, mais je tenais à le lui donner. Sentir le contact de ses doigts fins contre les miens, sentir sa peau contre la mienne même quelques secondes. Pouvoir approcher et plonger mon regard dans le sien, observer de plus près encore chaque parcelle de sa peau. Mais ce ne sera jamais suffisant. Presque à contre-cœur je me rassois et fait tourner le liquide transparent dans mon verre. Une gorgée juste une et dans notre silence mon regard se pose sur elle. J’ai toujours eu ce ‘jeu’ quand elle partageait ma vie, quand j’étais - comme maintenant - face à elle. J’imaginais les contours de son corps sous ses vêtements. Revoyais sa posture mais nue. Je me surprend à recommencer. Probablement le sent elle ou le devine-t-elle ? Mon regard se faisait toujours plus perçant dans ses moment là, je me demande si c’est encore le cas à cet instant.

Mais elle rompt le silence et me demande comment je vais. Comment pourrai-je aller ? « Du mieux que je peux… » Oui c’est cela, je ne vais pas bien, je ne vais pas mal. Je crois que je ne vaux pas mieux que ces Z dehors. Je n’aurai pas mon job, la source de notre conflit, je crois que je ne serai qu’une loque à cette seconde. Mais ça je le garde pour moi. Je ne refais pas ma vie. Je ne veux pas. Maintenant je le sais. Je me l’interdis. Une seconde barrière vient de tomber. Je bois une nouvelle gorgée. J’ai envie de me lever de m’approcher, mais ça aussi je me l’interdis.Il ne reste qu’un laconique « Et toi ? Comment vas tu ? »Comme si j’attendais cette ultime réponse pour faire tomber cette dernière barrière mentale qui m’empêche de la dévorer, de la posséder. De la faire mienne pour cette nuit, parce que je le veux, parce que je la veux, elle et son corps, entre mes bras, contre mon corps, et m’imprégner de son parfum, de ses mouvements, de sa peau.

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Sur Re: [-18] [23 PEARL STREET] What happened to us ? le Sam 1 Sep - 22:44
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Son verre, le tien, vos affaires. Il n’y a rien que tu n’ais jeté, sans aucun doute conservé, caché quelque part dans le grenier, à l’exception d’une chose, un vêtement que tu n’as jamais pu te résoudre à cacher loin de ton regard. Autrefois, il habillait un de tes oreillers, maintenant, il te sert parfois comme pyjama. Celui-là, tu as oublié de le signaler à ton ancien amant, et sans doute ne comptes-tu pas le lui révéler, pas même alors qu’il se tient en face de toi, qu’il t’observe et esquisse l’ombre d’un sourire, t’incitant à te rasseoir tandis que vos peaux se frôlent, s’effleurent et se reconnaissent. Depuis combien de temps ne vous êtes vous pas touché ? Deux ans, quelques mois, quelques jours et quelques heures, et tu rêves qu’elles se retrouvent de nouveaux, glissent l’une contre l’autre, claquent à longueur de minutes et d’heures. Son sourire te ronge l’âme, et tu n’aspires qu’à te jeter contre lui, balayer ces verres et t’abreuver à sa source. Tu n’as jamais voulu que lui, lui et personne d’autre. Tu n’as d’ailleurs jamais réellement réussi à le remplacer, tu ne l’as même jamais voulu, comme si votre séparation n’était rien de moins qu’un cauchemar dont tu espères bientôt te réveiller. Hélas, ce n’en est pas un, et tu le sais parfaitement, malgré tout ce que tu tentes de te susurrer la nuit pour t’endormir en son absence. Tu l’as toujours fait, déjà lorsqu’il partait en mission, bien avant ce cauchemar ambulant.

Tu l’accompagnes dans sa gorgée, et celle-ci te brûle la gorge, mais te redonne un tant soit peu de courage. Ce n’est pas grand-chose, mais suffisant tout de même pour que tu puisses affronter son regard et frissonner de nouveau sous celui qu’il te lance. Tu sais parfaitement à quoi il pense, il t’en a fait part un jour, après que tu lui ais posé la question, par simple curiosité. Et tu devines aisément ce qu’il est en train de faire. Tu pourrais répondre à son attente, ne pas lui donner plus de matière à imaginer, mais à voir, et pourtant, tu te retiens de le faire, par crainte de ce qu’il sait de toi et n’en joues, comme lors de votre première rencontre, muée par ce simple désir de ce que tu étais à l’époque, fantasme sans aucun tabou. Tu n’en as pas eu après non plus. Tu te racles la gorge avant de l’interroger, cherches sans doute à repousser les idées salaces qui pourraient t’assaillir.

Il te répond, et tu reprends une gorgée de la vodka artisanale, un peu plus grande que la précédente. Au moins n’évoque t’il pas le sujet qui fâche, celui dont tu ne veux pas entendre parler. Intérieurement, tu ressens un soulagement, mais tu sais, tout se sait à Clancy, nul secret ou si peu qu’ils finissent toujours par sortir à un moment donné, sans doute même en retard. Il te retourne la question, et tu reprends une troisième gorgée avant d’accepter de répondre. « Aussi bien que je le peux. » Mais pas assez sans lui. Pas assez bien dans ce grand lit froid, pas assez sans lui en face de toi pour parler de vos journées, de vos désirs, de vos rêves. Ces rêves te manquent. Tu inspires, tu te laisses aller dans ta balancelle et du bout des pieds, tu joues avec la bascule de cette dernière. Inspire, expire. « Pourquoi es-tu là Elias ? » Question fatidique, tandis que tu replonges ton regard dans le sien.
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Sur Re: [-18] [23 PEARL STREET] What happened to us ? le Sam 1 Sep - 23:40
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Qui est-ce que j’essaye de tromper à cette seconde ? Elle ? Elle dont je ne peux que imaginer les courbes ? Elle que je rêve de prendre entre mes bras, d’embrasser, de faire mienne au point que cela tourne à l’obsession ? Elle que je cherche dans chacune des femmes que je croise ? Ou moi ? Moi qui suis assis là, à l’observer à lui dire des banalités affligeantes ? Je n’y parviens pas, je n’y parviens plus. Peut être à cause de la vodka qui gorgée après gorgée brûle ma gorge et embrume mon esprit. Non… Je suis plus solide que cet alcool de patate fait par les Pierce. Je n’ai juste pas envie, plus envie. Son absence est un gouffre que je ne maîtrise plus, que je ne parviens pas à boucher. Elle me l’a demandé, je ne vais pas si bien que ça, elle a dû le comprendre, elle a dû le voir malgré tout ce que l’on peut dire. Malgré tous ces bruits (pas toujours faux) qui courent dans la ville. Si moi je les ai entendu elle aussi probablement. Lui retourner la question est un moyen d’y échapper. Mais ma gorge se noue. Elle est dans le même état… Qu’avons nous fait ? Avant quand je le lui demandais je récoltais un merveilleux sourire, aujourd’hui je sens cette douleur qui résonne en moi. Et je m’en veux de cela aussi.

Et puis il y a cette simple question, celle que je ne voulais plus me poser, celle qu’elle n’aurait pas du poser. Pourquoi je suis là...Pourquoi ? « Je suis venu pour… » Pourquoi je me mens ? Pourquoi lui mentir? Lui dire que je suis venu pour mes affaires ? Qu’est-ce que je peux bien vouloir récupérer après deux années loin de cette maison ? J’ai ce qu’il me faut, des photos, des vêtements, je ne peux pas faire plus, je ne peux pas faire mieux. Fouiller dans le grenier et chercher de pseudo trésors dont je ne pourrai pas me passer après deux années sans ? C’est ce foutre de la gueule du monde, se foutre d’elle et cracher sur ce que nous avons perdu. Je ne parviendrai pas à lui faire cet affront. Au fond je sais pourquoi je suis venu… Et ce silence qui plane s’étire… Elle doit imaginer le pire. Je dois arrêter de réfléchir, deux secondes… Pourquoi je suis là.

Le verre qui tournait entre mes mains est finalement reposé sur la table basse. Le reste ? Le reste est trop rapide pour lui laisser le temps de comprendre, pour me laisser le temps de reculer. Je me suis redresser, Mon pied à pris appui sur cette table et je suis passé par-dessus. Les doigts de ma main droite se sont refermés sur son poignet. Sans violence, avec possessivité pourtant. Je l’ai attiré contre moi, sentir son corps le mien. Ma main gauche a plongé entre ses cheveux et j’ai attiré son visage contre le mien. Deux ans. Deux putain d’années que je ne l’avais pas embrassé, que je n’avais pas pressé ses lèvres contre les miennes, son corps contre le mien. Je lâche son poignet mais entoure sa taille. Je ne veux plus qu’elle s’éloigne, je veux respirer, qu’elle soit à moi pour retrouver l’oxygène qui me manque. Je suis resté en apnée trop longtemps. C’est pour elle, uniquement pour elle que je suis venu, je ne peux plus lui mentir, je ne veux plus nous trahir.

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Sur Re: [-18] [23 PEARL STREET] What happened to us ? le Dim 2 Sep - 10:46
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Il te répond, et tu restes suspendue à ses lèvres, comme si tu redoutais la réponse. La suite des mots pourtant, ne vient pas, et c’est une pause insoutenable qui te tient en apnée. Tu redoutes tout ce qu’il va dire. Peut-être même l’a t’il dit et ne l’as tu pas entendue, trop apeurée pour le faire, bruit de fond que tu as délibérément mis de côté. Oui, sans doute l’a t’il dit, car déjà il repose son verre et se redresse. Il a peut-être délivré sa sentence et tu ne l’as pas écouté. Dois-tu lui faire répéter ? Adresser un ton surpris comme si tu ne t’y attendais pas ? La supercherie ne prendrait pas. Vous avez toujours été honnêtes l’un envers l’autre. Pas de mensonge, telle était la règle d’or entre vous deux. Tu lui as toujours confié tes états d’âmes, dis ce que tu pensais, révélé tes plus secrets désirs. Il sait ce à quoi tu aspires, et dont il aurait du faire partie. Et la suite des évènements va trop vite pour toi, bien trop vite, alors qu’il te rejoint vite, bien trop vite, et t’attrapes le poignet. Ta peau reconnaît la sienne et tout ton être se remémore les gestes d’autrefois. Ce que certains auraient pu voir comme une manière de te malmener, tu le vois comme une marque de possessivité. Tu es sienne, tu l’as toujours été, et s’il te le demande, tu le seras toujours. Peut-être est-ce le destin, ou une envie profonde.

Tu te retrouves contre lui, et instinctivement, tu as lâché ton verre qui tombe au sol, sans s’éclater, par chance. Tes phalanges se posent sur son avant-bras, ton corps se retrouve contre le sien. Tu peux sentir tout ton être trembler contre lui, tout comme ton âme. Ton cœur bat trop vite, bien trop vite, et tu suffoques bientôt sous sa fragrance qui t’a manqué. Tu frôles l’overdose, puis bientôt tu te meures sous ses lèvres. Ses lèvres qui t’ont tant manqué. Une seconde de réflexion, une seule, et tu te glisses sur la pointe des pieds pour te retrouver un peu plus à sa hauteur, répond à son baiser telle une junkie en manque. Langoureuse, tandis que ta langue caresse la sienne, et que tes bras se glissent là où ils le peuvent. Une main sur sa nuque, une autre sur la chute de ses reins, sur le vêtement que tu juges désormais trop gênant pour toi. Ton homme te manque, celui qui a su te combler au delà de toute espérance et qui pourrait être encore à même de le faire. Tu préfères ne pas songer aux conséquences pour le moment, tu demandes juste une nuit de répit dans tout ce chaos, une seule.

Sans le lâcher, tu recules, vers le mur de la maison. Tu sais pertinemment que personne ne vous verra. Vous avez suffisamment baptisé cette maison pour le savoir. Ton dos rencontre la surface, et tu t’y accoles sans retenue, alors que déjà, tu t’acharnes à lui ôter son tee-shirt. Tu veux sentir ses muscles sous la pulpe de tes doigts, parcourir ce qui a toujours été à toi, et certainement pas à toutes ces pimbêches qui sont passées derrière toi. Aucune ne saurait te l’enlever, tu t’en fais le serment en cet instant, alors que tu jettes le tissu au sol et te destines déjà à jouer avec sa ceinture. Il te connaît, dans cet état, tu n’accepteras pas les jeux de mains, de langues, tu le veux juste lui et ne faire qu’un, vibrer sous sa marque de possession. Pas besoin de mots pour tout cela.
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Sur Re: [-18] [23 PEARL STREET] What happened to us ? le Dim 2 Sep - 14:00
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Enfin. Enfin je retrouve ses lèvres, sa peau, enfin il n’y a plus le moindre espace entre elle et moi. Son oxygène est le mien. Sa peau, sous mes doigts, réagit. Je pourrais presque sentir cette chaleur qui l’étreint, et son coeur qui accélère encore et encore. Elle a beau se hisser sur la pointe des pieds, elle reste plus petite et je la domine de ma hauteur. Cette possessivité, encore elle, se renforce à ce simple constat. Pourtant elle donne le tempo, contrôle la situation. Elle recule, et je ne peux que la suivre, je sais exactement où elle va, ce qu’elle attend de moi, de nous. Je brûle de ce même désir, de cette même envie de nous. Une fois son dos plaqué au mur je sais que le champs des possibles vient de s’élargir.

Elle se débarrasse de mon haut et m’arrache un frisson. Je ne veux pas lâcher ses lèvres, mais l’urgence, le besoin étouffe chacune de mes respirations. Je me défais de ses baisers le temps de lui ôter cette chemise et son débardeur. Sa peau nue est un manque que je n’ai jamais su combler. J’ai besoin d’elle. Cette fois mes lèvres fondent sur sa nuque comme un rapace sur sa proie. La vouloir est une chose, la posséder en est une autre. Et alors que je sens ses mains sur ma ceinture c’est presque sans ménagement que je la hisse entre mes bras, entoure mes hanches de ses jambes. Au diable ce dernier bout de tissu arraché sans ménagement, il retrouve le sol comme les autres.

Nous ne sommes pas à égalité je le sais, Je crois savoir aussi quel supplice je lui inflige à cette seconde. mais cela non plus ne changera pas, j’ai besoin de cet instant, de ce moment où elle n’est qu’à moi, sans défense. Je parcours sa nuque, ses épaules. La fait mienne en dévorant sa peau inlassablement. J’ai restreint l’espace entre nous, entre elle et le mur. Nous n’avons plus d’issues. Nous n’en voulons pas de toute façon.

Mais elle comme moi nous savons : cet instant ne dure jamais bien longtemps et c’est tout autre chose qu’il annonce. Ce moment où nous ne faisons plus qu’un, ce moment où, malgré notre parfaite inégalité, nous parvenons à combler ce dernier espace qui nous sépare encore. Là contre ce mur. Dans cette maison qui a été vide de nous pendant deux années, de nouveau elle m’appartient, de nouveau je ne suis qu’à elle. Ma main sur sa peau la caresse et l’effleure. La seconde la retient tandis que nos corps reprennent ce ballet trop longtemps mis de côté. Je n’ai rien oublié de ses désirs, de ses envies. A cette seconde je veux juste entendre son souffle se faire plus court, sentir ses doigts se refermer contre mon dos. Je veux la sentir frissonner et brûler à la fois. Elle est à moi et chacun de mes mouvements le lui rappelle.

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Sur Re: [-18] [23 PEARL STREET] What happened to us ? le Dim 2 Sep - 17:04
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Tu n’attends pas de refus à tes demandes, tu sais que ses lèvres contre les tiennes s’abreuvent à la même source. Tes craintes sont apaisées, mais le doute subsiste encore. Il n’a pas répondu à ta question, et tu ignores encore s’il est là pour assouvir un simple besoin masculin ou s’il en veut plus, bien plus. Dans le premier cas, ton corps a tellement faim de lui que tu ne pourrais refuser la requête que tu partages. Dans le second cas… Tu ne saurais que penser, que faire. Elias est à toi, en te demandant en mariage, il en a fait une réalité et éloigné les augures qui auraient tenté leur chance. Votre séparation a changé la donne, mais si le destin décide qu’il est tien à vie, tu n’as pas l’intention de recommencer tout le chemin. Mais tu n’en es pas encore là tandis qu’il t’ôte cette chemise encombrante, libère tes monts de ton débardeur inutile. Durant ce laps de temps, vos lèvres se sont séparées, mais pas assez longtemps pour que les mots trouvent leur place. Les siennes rencontrent ta peau, et c’est ton souffle cette fois qui s’accélère tandis qu’il s’acharne à faire grimper ta température. Tu n’es pas en reste toutefois, alors que sous tes phalanges expertes, tu le libères de sa ceinture, puis des boutons qui enserrent sa taille.

Ton impatience est au moins aussi flagrante que la sienne, tu peux le sentir sous la pulpe de tes doigts, sans que tu ne veuilles cesser la caresse destinée à stimuler son ardeur, sa passion. Tu te sens hissée, obligée de lâcher l’objet de ton désir, quelques secondes avant que tu ne sentes le tissu de tes derniers oripeaux se déchirer et que tu ne sentes ton corps accueillir le sien. Sensation unique qui t’arrache un souffle brûlant, ta tête se calant contre le mur alors que vous vous retrouvez enfin, après tant de mois, deux longues, trop longues années. Lorsque tu te décides à rouvrir les yeux, ce n’est que pour mieux plonger tes prunelles dans les siennes, fiévreuse, et te raccrocher à lui comme à un bouée de sauvetage. Tu ne songes toujours pas aux conséquences psychologiques ou même physiques de cet acte, tu t’en moques, tandis que ton corps suit ton partenaire de danse et se soumet à son rythme, sans y trouver à redire.

Tu n’as eu personne d’autre après lui, tu t’es refusé cela, sans doute par espoir de le voir revenir, et tu sais que tu as fait le bon choix. Si tu avais eu un autre homme dans ta vie, tu en serais tout de même là, infidèle pour les beaux yeux de ton amant. Il plonge en toi et chaque coup de rein te mène un peu plus vers le point de non-retour, t’arrachant des souffles brûlants, parfois de faibles échos du plaisir ressenti, que tu tais en cachant ton visage dans sa nuque, tes lèvres déposant des baisers, ou venant mordiller la peau qui t’es offerte. Et contre toute attente, tu reviens à ses lèvres, l’embrasse avant de souffler ce que tu ne voulais pourtant pas qu’il sache. « Tu m’as manqué… »
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Sur Re: [-18] [23 PEARL STREET] What happened to us ? le Dim 2 Sep - 17:57
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Ne faire plus qu’un avec elle, sentir tout son être m’appartenir et n’être qu’à elle. Comment ai-je pu avoir l’audace d’imaginer que je saurai faire autrement, que je saurai faire sans elle, ou avec une autre. Comment ai-je pu laisser cette idée ne serait-ce qu’effleurer mon esprit ? Le manque est facile à compenser… Idée de merde, maintenant je le sais. Alors que tout son corps réagit au mien, alors que ma peau brûle dès que nous perdons un minimum de contact. Je suis accro à ses lèvres, je réclame chacun de ses soupirs. Mes mouvements s’intensifie, il n’y a que là, contre elle que je suis vivant, je le sais. Et dans ce ballet qui n’appartient qu’à nous, il n’y a qu’elle qui est capable de tant de douceur. ce baiser posé sur mes lèvres m’achève et m’hypnotise. Je retrouve le clair de ses yeux, y plonge, m’y noie avec un bonheur que je ne peux plus qualifier. Je perds la raison, et pourtant me raccroche à ces quelques mots. Mon dieu comme elle a raison…

Ma main se pose sur sa joue, la parcourt et l’effleure avant de ne souffler un « Kara... » Je retrouve le peu de calme qui avait dû s’enfouir quelque part le temps que la passion envahisse les lieux. Je pose mes lèvres au coin de son œil gauche, ma main se resserre sur sa taille. Et je replonge dans l’opale de ses yeux. « Tu m’as manqué aussi. » Pourquoi se mentir ? pourquoi nous trahir et nous salir ? C’est un fait que je ne peux pas combattre. Je retrouve ses lèvres, en retrouve la douceur. Un baiser que je ne voudrai jamais terminer et pourtant, pourtant je les libère pour parsemer sa nuque et me frayer un chemin jusqu’au creu de son oreille. C’est là contre sa nuque, dans un murmure que je lui avoue tout… « C’est pour toi… Juste pour toi que je suis venu ce soir… » Prendre ce qu’elle voulait bien me donner comme un chien attendant la caresse de sa maîtresse. La voir elle et son corps de déesse prête à me poignarder dans le cœur si elle le voulait.

Rien ne se fait jamais par hasard, je le sais. Je n’ai rien qui lui rappelle mon rôle ici. Je voulais être un civil parce que je voulais qu’elle oublie nos querelles. Je voulais être Elias de nouveau, pour elle, pas ce lieutenant-colonel qu’elle rêve presque de voir pendu au bout d’une corde. Je voulais qu’elle soit mienne de nouveau alors j’ai effacé les traces de ce que j’étais devenu. Pour une soirée, pour une nuit. Demain je devrais quitter cette maison et reprendre mon poste. Cette idée doit probablement assombrir mon regard. L’idée de la perdre de nouveau… De m’opposer à elle, encore une fois. Alors que tout ce que je veux à cette seconde c’est uniquement me fondre en elle. Lui appartenir… Mes doigts effleurent ses lèvres avant que je ne les retrouve. Briser nos dernières limites, entendre sa voix lui échapper sous le plaisir, et la blottir entre mes bras…. Deux ans, deux années sans elle et finalement je retrouve sa peau entre mes bras… C’est en douceur que je la fais retrouver le sol, me laissant moi glisser à genoux pour mieux me blottir contre son corps. Il en a toujours été ainsi, et cette fois encore je rend les armes, elle est au fond la seule maîtresse de mon sort.

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Sur Re: [-18] [23 PEARL STREET] What happened to us ? le Dim 2 Sep - 18:58
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Là, dans ce coin caché de la demeure, sous le soleil qui se couche, tu sembles revivre, tu respires de nouveau. Tu retrouves la sensation de ses paumes sur ta peau, la chaleur qui t’apaise, ses baisers qui te nourrissent. Nu contre toi, tu as l’impression de repartir des années en arrière, lorsque tu le découvrais seulement, lorsque tu apprenais à le connaître. La seule différence ici, c’est que tu le connais déjà, qu’il n’est plus totalement étranger, seulement perdu de vue. Tu ne veux pas songer à tout ce qu’il s’est passé durant tout ce temps où tu n’étais pas avec lui. Pas maintenant, ni même jamais. Tu ne sais pas encore où tu vas, tout ce que tu sais, c’est que ton corps réclame l’attention qui lui a été refusé durant trop longtemps. Tu retrouves tes automatismes, et tout ton être répond au rythme imposé, de sorte à ne pas seulement recevoir, mais aussi donner à ton amant, à l’homme qui a apprit à t’aimer de toutes les façons possibles. Oui, il t’a manqué, bien plus que ce que tu voulais croire, et tu ne te sens pas capable de le laisser partir une seconde fois, pas sous l’effet qu’il te procure en ce moment-même tout du moins.

Il te répond, et sous son baiser, tu clos tes paupières, sans pouvoir retenir ces larmes que tu retiens depuis trop longtemps. Qu’est-ce que tu as fait ? Pourquoi l’as-tu laissé partir ? Tu peux te morfondre, tu sais pourquoi, et il sait aussi pourquoi tu l’as fait. Est-ce trop tard pour vous maintenant ? Tu recueilles ses lèvres, tu prolonges ce baiser jusqu’à ce qu’il te délaisse tandis que tu enfonces tes ongles dans sa chair. Tu retiens un souffle sous son aveu. Tu sais qu’il a du prendre sur lui pour venir te voir, et plus encore pour te l’avouer. Tu poses un baiser sur sa joue mal-rasée et tes bras entourent sa nuque tandis que tu remontes jusqu’à ses lèvres. Tu ne veux plus jamais ne plus l’embrasser, ne plus te serrer contre lui. Vous êtes venus ensembles à Clancy, il te faut trouver comment faire en sorte que cela reste ainsi et pas autrement. Mais tu sais aussi que c’est peut-être une utopie, comme le fait de voir le monde aller de nouveau mieux.

Lorsqu’il te repose et se laisse glisser à genoux contre toi, tu ne peux pas te détacher de lui. Tu te laisses aller contre le mur de cette maison qui a connu vos ébats, vos fous-rires, vos instants de passion, vos engueulades. Tu voudrais en chasser les mauvais souvenirs. Tu réfléchis, tu observes l’extérieur, tu inspires et expires tandis que tes phalanges se perdent dans sa tignasse brune. Tu ne veux pas que cet instant de perdition soit le dernier. Alors tu baisses la tête vers lui, tu l’observes, tu cherches l’homme que tu détestes, sans parvenir à le trouver. « Une nuit. » Murmures-tu. « Sois l’homme que je voulais épouser pour cette nuit. » Tu l’obliges à se redresser, à revenir vers toi, tandis que tu lui voles un baiser fiévreux. « Rends-moi heureuse comme tu as su le faire, et repars avant que l’aube ne pointe, avant que je me réveille… Je ne supporterai pas de te voir partir… » Tu confesses, tu l’observes. Tu veux qu’il soit de nouveau ton fiancé, ton homme, celui qui aurai dû te donner tout ce que tu voulais, et que tu aurais rendu heureux en retour.
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Sur Re: [-18] [23 PEARL STREET] What happened to us ? le Dim 2 Sep - 22:41
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Je pourrai rester là des heures, ma tête contre sa peau, contre ce ventre où je rêvais de sentir une vie grandir. Cela restera de l’ordre du rêve. Un soupir s’échappe de mes lèvres lorsque je sens sa main se glisser entre mes cheveux. J’ai toujours aimé lorsqu’elle faisait cela. Je me sentais, je me sens privilégié. Ce geste là, elle ne l’a que pour moi. Et puis il y a ce murmure, cette demande, cette nuit qu’elle me réclame. Qu’elle demande. Sous son impulsion, je me redresse, la domine de nouveau, et pourtant une nouvelle fois c’est elle qui décide. De moi, d’elle, de nous. Ce baiser qu’elle me donne, devient plus passionné encore. Quelques secondes, une nouvelle fois, avant que je ne la laisse achever sa demande.

Elle désire notre nuit mais envisage déjà mon départ. Je l’avais fait moi aussi, mentalement. Mais cette demande là resserre mon coeur et me noue la gorge, je ne veux pas, plus l’imaginer. Je veux retrouver un peu de nous et que ce nous perdure. Glissant ma main entre ses cheveux, je laisse mes doigts glisser vers sa joue puis sur sa nuque. La seconde suit le même chemin et ainsi je peux encadrer son visage avec douceur. mes pouces effleurent ses lèvres. Les mots ne sont jamais simples à trouver, surtout pour moi. Elle le sait. Mais je ne peux pas laisser cette demande sans réponse. « Je ne veux pas repartir à l’aube Kara. Je ne veux pas que cette soirée retourne dans l’oublie, que l’on retombe dans l’indifférence… Je veux me réveiller avec toi et te voir sourire parce que je serai là, à tes côtés… » Ce n’est peut être qu’une volonté à sens unique, mais je devais le lui avouer. Parce que c’est comme cela que nous sommes l’un avec l’autre, parce que ce désir là ne fait que revenir inlassablement. Je veux la retrouver, retrouver notre maison, Je ne veux pas recommencer car ce serait commettre les mêmes erreurs encore et encore.

D’un geste je parviens à me débarrasser de mes derniers vêtements ôté à la hâte. Libre de mes mouvements, je la soulève entre mes bras, telle une princesse. Nous quittons ce mur et je l’emmène vers le salon. Nous n’avons jamais eu de gêne l’un envers l’autre, pourquoi cela aurait dû changer en deux ans ? Sa peau nue je la connais, moi ? Elle me connaît. Je l’installe avec douceur sur le canapé, entre mes bras. Je retrouve ses lèvres, repose ma main sur sa taille pour l’attirer contre moi, sur moi, retrouver la proximité qui était la nôtre. Retrouver ses lèvres et dessiner ses courbes du bout des doigts.

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Sur Re: [-18] [23 PEARL STREET] What happened to us ? le Dim 2 Sep - 23:22
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Tu n’as aucun mal à te remémorer les gestes que tu avais pour lui, les caresses, les baisers, les murmures. Tu les as susurré tant et tant qu’ils sont devenus un automatisme, mais toujours pensés. Tu sais comment éveiller le désir de ton homme, tu as toujours su le faire. Au début c’était facile, il y avait ton ancien métier qui était l’objet de ses fantasmes. Tu as toujours su que c’était le plus dans la balance. Puis lorsqu’il est revenu pour quelque chose de plus sérieux… Tu as du apprendre à lui plaire, à trouver ce qu’il aimait, ce qui pouvait susciter son intérêt sans que tu n’ais forcément besoin de te déshabiller pour cela, sans jamais jouer de vulgarité. Deux ans plus tôt, tu cherchais encore, bien que la flamme soit loin d’être éteinte, mais pour l’entretenir, pour toujours le surprendre. Tu n’as pas seulement cherché à trouver comment le faire venir dans tes draps, mais aussi comment le garder près de toi, comment apaiser ses tourments, ses craintes, ses colères… Tu t’es donnée entièrement, sans concession. Ce baiser qui vous lie en est une preuve incontestable, te donne le vertige sans que tu ne veuilles le rompre. Et pourtant, il le faut, pour mettre les choses au clair, les choses à plat et déterminer des limites.

Sauf que tu ne sais pas ce que tu veux et ne veux pas. Tu sens sa main dans ta crinière blonde, revenir doucement sur tes joues, ta nuque. Tu as toujours aimé qu’il encadre ton visage de cette manière, et quand ses pouces glissent sur tes lèvres, tu ne peux t’empêcher de les embrasser, juste cela, le moment ne se prête pas encore à plus taquin. Ton regard reste ancré dans le sien, tu as besoin qu’il te réponde, qu’il entre en accord avec ce que tu demandes, même si tu aspires à plus. Ton cœur se serre, ton bas-ventre se contracte à ses propres demandes. Tu inspires, calmement, mais demeure silencieuse. Tu te mords la lèvre inférieure, et c’est là le signe que tu réfléchis. C’est un laps de temps durant lequel il en profite pour achever de se déshabiller, et tu risques un regard plus qu’intéressé sur l’homme qui te possède autant que tu peux le faire. Il n’y a pas de gêne entre vous. Il t’a vu nue, et sous toutes les coutures bien avant que tu ne le connaisses. Et si tu as fais preuve de pudeur, ce n’est que lorsque vos ébats sont devenus ceux d’un couple. Tu as appris à te préserver pour lui. Ce qui n’a pas été chose aisée. Votre couple connaissait ses épreuves bien avant votre séparation, en partie de ta faute, ou de celle de ton métier. Mais pour rien au monde du ne changerais ça.

Tu aimes quand il prend soin de toi, et dans ses bras, tu te sens enfin chez toi. Tu le laisses jouer un instant avec ta peau avant de te redresser et t’asseoir à califourchon sur lui, le dominer du mieux que tu peux. « On ne peut pas faire semblant que rien ne s’est passé, que ce soit il y a deux ans, ou ce soir. Moi je ne peux pas oublier. Repartir comme si de rien n’était, comme si nous n’avions pas appris de nos erreurs ? Ce n’est pas possible et tu le sais… » Murmures-tu alors que tes paumes se calent sur sa nuque, de chaque côté. Le contact te paraît important, même si ainsi positionnée, tu ne peux pas faire mieux en matière de proximité. Il suffirait d’un geste bien pensé pour qu’il ne te complète de nouveau. « La situation à Clancy est trop tendue pour que nous nous montrions ensembles. Et pourtant, si tu savais comme j’aimerai que ce soit le cas… J’aimerai… J’aimerai qu’on envoie tout chier et qu’on se retrouve juste toi et moi, avec nos projets. » Mais ce n’est pas possible, pas avec vos statuts respectifs, et ça te fout en boule. Tu ne vois pas dix solutions devant toi. « C’est ta maison aussi Elias, je ne peux pas t’empêcher d’y rentrer, de te glisser dans ce lit qui est aussi le tien, et de me prendre comme un homme doit honorer sa femme. J’ai attendu deux ans que tu viennes réclamer ton dû… Mais si tu tiens à garder ton poste… Nul ne doit le savoir. Et si tu ne veux pas de révolte sur les bras, je dois garder mon statut de porte-paroles des civils, ce qui conforte l’idée que personne ne doit savoir… »
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