Run baby run
Devil inside you :: The world is our playground :: The state of Montana
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Sur Run baby run le Jeu 2 Aoû - 20:49
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Oh putain !! Oh putain !! Pour le coup je peux dire que je cours comme j’ai jamais couru aussi vite et pourtant, avec mon gabarit, si j’ai réussi en sport c’était bien plus avec mes jambes qu’avec autre chose. Bordel… mais c’est quoi cette putain de plan de merde !!???

Dans la pénombre de ce début de nuit, je ne vois pas une racine, un caillou ou je ne sais pas quoi, vu que je l’ai pas vu, mais je me prends bien les pieds dedans et m’affale de tout mon long. Bah vous savez quoi ? Preuve que M’man avait raison sur le fait que dans la vie tout est question de motivation, au lieu de rester a chouiner sur le fait que j’ai des écorchure de partout, je peux vous assurer que je viens de faire un roulé boulé digne d’un film d’action pour reprendre ma course folle avec des merdes au cul du genre pas lente.

Ah oui, vous qui arrivez en route, vous vous demandez peut être comment je suis arrivé à cette situation plutôt critique, a savoir dans le trou de balle du monde, le Montana, en pleine pampa, a fuir comme un dératé alors que la nuit tombe, des moisis rapides, que j’ai surnommé les rapid’morts, avec le fâcheux handicap que moi, contrairement à eux, je sais ce que c’est de fatigué, d’avoir envie de pisser ou un point sur le côté.  Ouai, ça ne donne pas envie de parier sur moi pour le coup. Je vous rassure, a votre place je pense que je parierais sur les moisis aussi. Sauf que là, vu que je suis parti pris, et que la mise est plus qu’un repas saignant, ne m’en voulez pas si je reste a parier sur ma tronche. De toute façon, si je me plante, je ne serais plus là ou pas assez conscient pour me rendre compte que j’ai perdu.

Bref, je vais vous épargner un retour en arrière complet, le fait que j’étais le mec adulé dans mon collège, le capitaine de mon équipe de baseball et le héros du bayou. Revenons a cette fin d’après-midi, sommes toute des plus normal si on reste sur ces 5 dernières années. J’étais avec mes compagnons de route, Jimmy et Marc, deux charmants acolytes que j’avais moulte fois sauvé de la mort et qui étaient prêt a donner leur vie pour moi tant ils m’adorent et me vénèrent. Nous étions partis du Canada et après quelques petits détours pas forcements homologués par bison futé, le chemin qui devant nous mener en Louisiane est plus ou moins passé par le Montana. (Jimmy veut tout le temps tenir la carte te ne m’écoute jamais quand je dis qu’il faut aller a contre sens de l’Etoile du nord !! C’est de ca faute a ce gros boulet !)

Mais nous sommes restés solidaires dans la déroute. Fraternels jusqu’au bout des ongles, et personne n’a cherché a qui la faute (parce qu’on savait tous que c’était celle de Jimmy même si l’autre naze avec sa mauvaise fois il a osé dire que c’était moi, alors on a décrété que Marc ferait le bouc émissaire). Il s’est passé beaucoup de choses qui font que nous sommes toujours coincés dans cet endroit bucolique qui devait déjà etre la brousse il y a 5 ans. Frère et unis pour la vie, nous nous sommes même, en bon camarades, donné des petits surnoms, comme chez les scouts (sauf que la c’est pas belette joyeuse ou puceron tenace, mais plus sale con ou gros connard) nous respectons aussi des silences méditatifs tellement notre compréhension des un des autres est puissante (Jimmy est un chieur tant qu’il s’excusera pas je boude). C’est donc dans cette joyeuse ambiance que nous sommes arrivées a une situation problématique : un passage étroit a passer avec trop de moisis pour que nous sachions les tuer pour de bon ou les contourner sans nous retrouver acculer.

Marc a alors partagé son savoir sur les méthodes des buffles africain pour passer les cours d’eau infestés de piranhas ou de crocodile. (Il faut toujours qu’il ramène sa science ce gros naze). En gros, les bestiaux choisissaient le plus faible et le plus inutiles qu’ils sacrifiaient en amont du court d’eau pour que le troupeau puisse passer, plus loin en paix. Personnellement j’ai du mal a voir ce que cette anecdote tirée de la chaine docu que seuls les têtes d’ampoule mataient avait a voir avec notre situation. On est pas des buffles, y’a pas de piranhas dans le Montanas, enfin, je ne crois pas. De toute façon, y’a pas eu a se poser de questions car je me suis courageusement dévoué en tant que volontaire désigné quand on m’a poussé dedans.

A partir de là, j’ai couru, ça aurait même été simple, vu que je suis puceau, enfin, je veux dire que je me préserve pour la bonne, mon surnom de lapin du bayou vient plus de mes gambettes que d’autres prestations, j’aurais dû les semer sans trop de mal avant d’aller exprimer vigoureusement mon ressenti a ce qui est censé me servir de famille. Sauf que dans le lot, y’avait des rapid’morts qui ne m’ont pas lâché les fesses, pire qu’un geek matant le derrière de son perso féminin dans un mmorpg.

Sauf que la végétation et les reliefs du Montana sont pas mes potes, heureusement, dans la pénombre, je distingue la silhouette de ce qui devait être une ancienne habitation de chasse ou  de vacances ou de je m’en fous en fait ? Sans réfléchir je bondis dedans et essaye de bloquer la porte avec tout ce que je trouve sans prendre la peine de vérifier si j’étais bien seul ici.
Sur Re: Run baby run le Dim 5 Aoû - 17:00
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Run baby run


Ft. Glenn Scott


Cher journal,
Quelle merde. En revenant de ma petite partie de chasse ce matin, j’ai perdu un bien qui m’était précieux. Tu me diras que ce n’était qu’un simple pendentif avec la lette E pour ornementer la chaine en or mais à mes yeux ce bijou avait une valeur sentimentale. Depuis le début de ce calvaire, j’étais fière de me dire que j’avais au moins réussi à garder ce souvenir de ma mère. Cette chaîne, c’est pour mon dixième anniversaire qu’elle me l’avait offert et moi, comme une idiote, je n’ai jamais songé à la possibilité que je puisse le perdre. Un maillon a lâché, le tout est tombé sur le sol jonché par les feuilles, la mousse et la boue. C’est quand je suis revenue ici que je me suis rendue compte de ma perte. Maintenant, hormis mon vieux sac et le peu de bêtises qu’il contient, je n’ai plus grand souvenir pour me rappeler ma vie d’avant.

Je viens une fois de plus écrire entre tes lignes pour me plaindre mais, quand on vit dans un monde qui ne tourne plus rond, je crois que ça nous donne le droit de nous plaindre. Pourtant, ce n’est pas mon genre. Jamais je n’irais me plaindre à ma sœur ou quiconque de mes malheurs. Et pour cause, le plus grand malheur qui pourrait m’arriver serait de finir toute seule ou bien morte. Or, j’ai la chance de survivre en compagnie de ma sœur aînée, même si actuellement elle a fait le choix d’aller se dégourdir un peu les jambes en pleines forêt, sans doute pour ramener du bois ou se laver dans un cours d’eau. Parfois, il m’arrive de me perdre dans mes pensées et de m’imaginer ce que serait ma (sur)vie si je devais perdre ma sœur d’une manière ou d’une autre. Je serais capable de m’en sortir, c’est une évidence. J’ai de bon réflexe et je sais parfaitement utiliser mon arc. Mais personne n’est à l’abri de la mort… Pas même moi. Un beau jour, je vais crever.



Dans un soupir, je referme mon journal intime et le glisse dans le fond de mon vieux sac, le bout de crayon trop taillé avec. Un beau jour, si je ne suis pas morte d’ici là, je vais devoir songer à me trouver un nouveau stylo. Enfin, l’heure n’est pas à penser à ce genre de banalité. C’est une de mes mauvaises habitudes, me perdre dans mes pensées pour songer à des choses futiles. Mais je ne suis pas tête en l’air pour autant ! Quand je dois faire quelque chose, je me tiens à mon objectif, c’est la moindre des choses pour rester en vie dans un monde aussi détraqué.

Si je me fie à mon instinct, rudement développé depuis le début de ce cauchemar, Zoe est partit depuis environ une heure et elle n’est toujours pas rentrée. Ce genre d’absence un peu longue surtout quand la nuit tombe, ça a le don de me mettre en colère. Pourquoi ? Tout simplement parce que j’ai la trouille qui me ronge les intestins. Et si elle ne revenait pas ? Et si je devais passer la nuit à l’attendre avec cette angoisse grandissante dans le creux du ventre ? Pleurer ne fait plus partit de mes habitudes depuis bien longtemps et pourtant, si ma sœur ne devait pas rentrer, je suis persuadée que je me retrouverai dans un état lamentable. Personne n’aime voir ses derniers proches perdre la vie. Le peu d’âme qu’on a la chance de croiser ne sont pas forcément toutes des cadeaux. Les pillards sont nombreux, même si cela fait bien longtemps que je n’ai pas croisé la route d’un de ces monstres sans pitié. J’ai beau essayer de me mettre à leur place, je n’y arriverai sans doute jamais, peut-être parce que je n’ai pas encore eu besoin de voler qui que ce soit pour rester en vie.

En parlant de pillard… Je me redresse d’un bond quand la porte de la vieille cabane de garde-chasse s’ouvre à la volée. Ce ne peut pas être Zoe, je le sais. Elle n’ouvre pas les portes comme ça et si vraiment elle avait dû le faire à cause d’un potentiel danger, je l’aurais entendu hurler depuis l’extérieur pour que je lui ouvre. Non, ça ce n’est pas ma sœur. Incapable de rester statique, je me jette sur mon arc et le dirige vers l’inconnu, une flèche de bois soigneusement pointée vers son visage que j’aperçois à peine tant la pile de ma lampe torche est proche de la fin. Son souffle est beaucoup trop rauque pour être celui d’une femme, ou alors il s’agit d’une sacrée fumeuse… Or, les fumeuses ça ne court plus les rues en de pareil temps. Puis, sa silhouette est trop masculine. C’est un garçon. D’une voix claire et calme, je m’adresse à l’indésirable :
« -Si tu ne lèves pas les mains dans cinq secondes, cette flèche est pour toi. Je viens de commencer à compter. »


by FRIMELDA
Sur Re: Run baby run le Mar 14 Aoû - 12:16
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Ce qu’il y a de bien avec les merdes, c’est que, des qu’on pense en avoir décrotter une de ses pompes, c’est souvent pour mieux foutre l’autre pied dedans. La je suis derrière la porte, essoufflé, stressé, pas convaincu que ca suffise a arrêter les coureurs et voila qu’un nouveau soucis montre le bout de ses seins, pardon, de sa flèche. Je crois que ce que j’ai sous les yeux me pertube un peu.

Ouai putain !! Un canon !!! Je reste comme un con a la regarder comme si c’était la vierge marie façon film de Dorcel qui était venu me voir ? Sauf que contrairement a ce genre de film, je suis pas le livreur de pizza qui va réparer la photocopieuse dans la chambre des maitresses de maison et on m’a pas ouvert la porte en nuisette. Malgré tout, l’apparition est tres plaisante. Manque que le fond pastel et la musique douce pour que je me sente transporter… quoique… je me sens déjà transporter.

« Bordel, comment t’es trop belle… »


Merde… j’ai dis ca a voix haute ? Dites moi que j’ai pas dit ca a voix haute ? Oh purée, je crois que je l’ai dit a voix haute. C’te loser…

Je commence a esquisser le geste de lever les bras, prêt a lui dire qu’a part me bouffer, et encore, vu comment qu’elle est bonne, je pense que je suis prêt a négocier, elle peur faire de moi ce qu’elle veut quand il choc a la porte me ramène les pieds sur terre. Pour me bouffer et pas que la teub, y’en a déjà deux qui sont inscrits avant elle. Bordel je pensais avoir plus de temps que ca !!!!

Je me plaque sur la porte pour la bloquer.

« Si ca t’embête pas, je te lève ce que tu veux mais plus tard…. »

Non…. J’ai redit ca haute voix ? pitiiéééé … non…. J’essaye d’attraper de quoi bloquer la porte et d’enchainer pour essayer de ne pas passer pour ce que je suis : le gros lourd du coin.

« Ils sont deux, des coureurs, je les ai au cul depuis plus d’une heure. Et je dis pas non pour un peu d'aide.»

Pour une fois que j’ai quelqu’un au cul j’arrive encore a me plaindre. Ben bravo.

HRP:
 
Sur Re: Run baby run le Mer 15 Aoû - 13:21
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Run baby run


Ft. Glenn Scott


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L’intrus me fixe d’un air ahuri. Qu’est-ce qu’il a me regarder comme ça ? Pendant une poignée de seconde, sans jamais abaisser mon arc et encore moins effacer la méfiance de mon visage, j’ai l’impression d’avoir une vilaine tâche de boue sur le bout du nez. Mais finalement, ce n’est pas ça. En effet, après avoir, semble-t-il, retrouvé la parole, il se met à me complimenter. Seulement, en vue de la situation de notre rencontre, je ne sais pas si je dois être flattée ou bien si je dois être davantage méfiante. Je ne suis pas stupide, les garçons ont toujours des subterfuges particuliers pour se tirer des situations les plus compliquées ! Ce type est peut-être vraiment un pillard qui a repérer ma petite cabane depuis un bout de temps. Peut-être même qu’il n’est pas seul et que ses potes sont de l’autre côté de la porte pendant que lui fait diversion. Toutes les options sont envisageables. Alors, comme me l’a appris ma sœur aînée, je me rapproche de ma cible, ma flèche toujours pointée en direction de son visage. Si je tire, il se la prend entre les deux yeux. Autant dire que ça ne fait pas du bien et qu’il va en crever sur le coup. J’aimerais éviter de le mettre à mort, pour la simple raison que je n’ai pas envie d’avoir un mort sur la conscience…Enfin, un mort qui au préalable était bel et bien vivant. Pour ce qui est des Z, les tuer ne me dérange plus vraiment.
Seulement, l’inconnu se plaque contre la porte juste après qu’on est frappé contre celle-ci. Il n’était pas seul dehors, j’avais raison… Mais je pense que n’importe qui se serait bien passé de ce genre de compagnie, moi y comprit. Pas besoin d’avoir fait de longues études pour reconnaître les rôdeurs rien qu’à leur rugissements répugnants. Ni une, ni deux, je pose mon arc et vient aider ce pauvre garçon à bloquer la porte en poussant un meuble vers celle-ci. Le seul meuble qu’il restait d’ailleurs et que Zoe et moi avons gardé en guise de décoration.


« -Je ne sais pas quel est ton exact niveau de poisse, mais pour avoir deux sprinteurs au derrière, tu ne dois pas être bien chanceux. »

Je n’ai que rarement croisé la route de ces Z là, et fort heureusement pour moi ! En revanche lui, il en avait deux pour le courser. Si je reste trop longtemps en sa compagnie, je vais peut-être finir malchanceuse à mon tour. Cependant, il a l’air d’avoir environ mon âge et je n’ai aucun ami dans ce monde pourri. Autant faire connaissance maintenant qu’il est coincé avec moi ici pour un petit moment. Zoe me tuerait si elle savait ça… Mais tant pis, on n’a pas le choix. C’est soit ça, soit je le tue et j’en ai pas vraiment envie. Alors, je tends ma main vers lui pour le saluer et me présenter dans les formes maintenant que la porte est bloquée.

« -Je m’appelle Ellie. Et toi ? »


by FRIMELDA
Sur Re: Run baby run le Mer 15 Aoû - 23:51
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Vous savez quoi ? Bah non seulement elle est juste trop belle mais en plus, bah en plus, elle n’attend pas noël pour venir se remuer son popotin, que j’imagine aussi divin que le reste, pour m’aider a bloquer la porte. Genre je bite de suite le soucis… Efficace et peuchère, c’est cette femme que j’préfère… heu… c’est quoi cette mélodie de merde qui ressemble a un slogan de pub d’assurance ? Bref, en peu de temps, au moins, on a sécurisé la place, enfin, sécurisé, j’entends des coureurs. Reste le problème qu’à la base je devais lever les mains et elle me braquer avec son arc.

Avant de reprendre où on en était je jette un œil circulaire à la pièce, même si, faut pas déconner non plus, c’est pas einstein les zombies, il suffiraient que ces cons voient un lapin pour faire le tours de la maison. Et avec ma poisse, ca coute pas cher de vérifier ses arrières, enfin, plus qu’il y a pas d’autres ouvertures dangereuses.

A priori, les fenêtres ont déjà été sécurisées. A tous les coups la nana vie là. Bon bah, bonne et mauvaise nouvelle du coup. La bonne, je suis safe, la mauvaise, c’est une fille, en plus mignonne, dans moins de 10 minutes elle m’aura foutu a la porte.

Je reporte mon attention sur elle et c’est pas facile, parce qu’a part me répéter en boucle qu’elle est trop canon, mon cerveau sait pas trop m’envoyer des infos utiles. Elle me dit je sais même pas quoi tellement que je suis beat devant elle sur ma poisse. Et moi, vous savez quoi ? Au lieu de faire le survivant mystérieux et intelligent, bah voila ce que je lui lâche :

« Je dirais plutôt que je suis trop chanceux de t’avoir rencontrée »

Ouai, voila… on est d’accord. Le top de la virilité et du mystère attitude. Déjà, en plein apocalypse, croisé une fille ultra belle pas abimée, autant dire que c’est le jackpot a la machine a sous, mais en plus, elle est intelligente, vive, démerde et elle me calcule… je me suis même pas encore pris un coup dans les bijoux de famille, bon après, la journée n’est pas finie, alors que j’ai ouvert la bouche. Autant dire que les c’est les numéros gagnant de la super loterie !

D’ailleurs, vous êtes prêt pour la suite ? Elle, super gentille, elle me dit son prénom et me demande le sien… et moi… ben moi je ne trouve qu’un truc a lui répondre (merci le cerveau qui bug !!!)

« Je crois que là j’ai juste envie de te dire que quelque soit la façon dont tu vas m’appeler, ca m’ira parfaitement… »


Je sors tout seul me jeter dans les coureurs là ? on est d’accord ? J’essaye de me rattraper à je ne sais pas quelle branche avec un :

« Enfin, si t’arrive a pas m’appeler gros débile, Glenn c’est bien aussi, mais notes que je suis un garçon ouvert a toutes propositions… »

Oups, je crois que je viens de m’empaler tout seul sur la branche.

« Enfin, pour les prénoms hein !!! Mais ca veut pas dire que je suis pas ouvert sur le reste non plus, enfin si, mais non non !! Attends, c’est pas ca que je voulais dire… »

Vous l’entendez le son de ma chute ? Je ferme les yeux quelques secondes en me mordant les lèvres. Je sens que quoique ce dise, je vais aggraver mon cas, aussi, j’essaye un changement de sujet radicale en lui lançant un petit air penaud et un sourire en coin.

« En tout cas, si je comprends bien, ca veut dire qu’on a passé l’étape des mains en l’air du coup ? »
Sur Re: Run baby run le Jeu 16 Aoû - 13:40
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Ft. Glenn Scott


Je suppose que je dois ranger ma main gentiment tendue vers lui. Je voulais simplement être polie en lui offrant une poignée de main pour me présenter, sauf qu’il s’est mis à buguer davantage. Je ne sais pas quel est le problème de ce garçon mais ça m’amuse. Seulement, je ne lui montre pas que j’ai juste envie d’éclater de rire. Je ne sais pas s’il me fait de la peine ou juste s’il est naturellement drôle. Toujours est-il qu’il finit par me donner une réponse ! Enfin, pas celle que j’attendais. Je commence à avoir de sérieux doute sur sa capacité de dialogue. Il devait être jeune lui aussi quand cette merde a débuté mais pas au point d’avoir loupé l’école. Ou alors, si je me fie à mon instinct, il est plus que déstabilisé par ma présence. Si je me souviens bien, ma mère me disait toujours que les jeunes garçons, macho ou non, ont l’air plus que crétin devant une nana… Je crois que c’est le cas dans la situation présente. C’est donc à moi de faire en sorte qu’il soit à l’aise, ou plutôt essayer.
Mais voilà qu’une part de moi ne peut pas s’empêcher de surgir de je ne sais où. Et si je le taquinais un peu ? Après tout, ce n’est pas tous les jours que j’ai la chance de tomber sur quelqu’un d’à peu près ma tranche d’âge. Je commence donc à faire les cents pas autour de sa petite personne, les bras croisés sous ma poitrine, mes yeux qui le jaugent avec détails.

« -
Glenn… Mh… »

Puis sans prévenir je m’arrête net devant lui et attrape mon couteau situé à ma ceinture. Cette arme aussi je la garde toujours précieusement sur moi, on ne sait jamais ! De la pointe de ma lame, je le menace et son expression change du tout au tout.

« -
Oh que non, on n’a pas passé cette étape. »

J’ai l’air sérieuse mais intérieurement je suis morte de rire. Il a l’air d’un lapin prit dans les phares d’une voiture ! Je ne peux plus résister et éclate de rire, rangeant mon couteau à sa place. Enfin, c’est surtout parce qu’il me fait de la peine que j’ai abaissé mon arme. Je viens de le rencontrer, je n’ai pas envie qu’il fasse une crise cardiaque juste parce que j’ai voulu jouer un peu.


« -Tu aurais vu ta tronche ! Plus sérieusement, t’as soif Glenn ? Je ne sais pas depuis combien de temps tu cours dehors, alors si tu veux manger ou boire, tiens. »

Et sur ces quelques mots je me penche pour attraper mon sac. Je farfouille à l’intérieur pour en sortir ma gourde et un sachet plastique dans lequel se trouvent quelques baies. Ma sœur serait là, elle me reprocherait sans doute ma trop grande humanité mais c’est plus fort que moi. Doucement, je m’approche à nouveau de lui et lui tend le contenu de mes mains avec un sourire.



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Sur Re: Run baby run le Ven 24 Aoû - 8:49
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Voilà tout le souci avec le gente féminine, on ne sait jamais si c’est du lard ou du cochon, quoique cette expression est complètement con, c’est la même chose le lard et le cochon non ? Toujours est il que ces créatures sont connues pour être versatiles, cruelles, moqueuse, et c’est encore piiiiiire quand elles sont en groupe et qu’elles sont jolies.

La j’ai juste un pure canon devant moi, rien qui me laisse pensée que le troupeau d’accompagnatrice pour le pipi room n’est pas dans les parages.  Du coup quand elle me dit que non, on a pas encore passer l’étape de « haut les mains » alors qu’on se présentait il a 5 minutes, j’y vois une forme de logique dans l’illogisme. Je veux dire, elle aurait fait un truc zarbe, genre, vient boire un café, t’es mignon, on se paluche, j’aurais tout de suite pensé a un piège ou a un travelo (ouai la seule fille qui semblait s’intéressé a moi au Canada, bah… elle en était pas vraiment une en fait. Je me disais bien que sa pomme d’Adam aurait dû être une piste.)

Je soupire donc, resigné, et lève les mains tout en penchant ma tête pour mieux voir son cou. C’est vrai quoi, elle a été sympa 5 min, on est jamais trop prudent !!!!! Et puis, parce que c’est une fille et que la vraie question a se poser c’est pourquoi on essaye encore de les comprendre (a part pour avoir une petite amie, bien évidement), elle se met a exploser de rire. J’ai une bite dessinée sur la tronche ? Ouai une fois les copains m’ont fait ca pendant que je pionçais, ils avaient écrit loser aussi, comme les miroirs c’est pas trop le truc qu’on a dans nos sac et que pour se laver, on attend la pluie le plus souvent, je me suis trimbaler avec ca sur la gueule pendant 2 semaines… après je me demandais pourquoi, a part les morts, tout ceux qu’on rencontraient se foutaient de moi.

Hum… elle me propose a boire et a manger. Pourtant son cou a l’air normal… je baisse avec méfiance les mains. Elle est belle, bon qu’elle soit pas logique, c’est pas grave, elle a des seins et pas de pomme d’Adam, donc on lui pardonne le reste, enfin, moi je veux bien tout lui pardonner.

« Heu… bah je dis pas non… je crois que ca fait depuis ce midi… d’habitude je les distance facilement… mais là avec la forêt et le crépuscule. »


Ok, ca fait moins, genre 1 heure voire 2, j’ai beau être un excellent coureur faut pas pousser mémé dans les orties non plus, ni dans le bayou, comme disait m’man.  Je la regarde farfouiner en me demandant si elle va sortir un serpent a sonnette ou un autre truc pas prévisible. Mais non, c’est bien de la bouffe et de l’eau. J’hésite un peu.

« Je vais juste prendre un peu d’eau, j’ai pas envie de te priver de ta bouffe, surtout que je risque de te demander si c’est possible que je reste squatter la nuit ici… et promis je suis pas un pervers ou un tueur ou je sais pas quoi d’autre !! »
Sur Re: Run baby run le Ven 24 Aoû - 11:46
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Run baby run


Ft. Glenn Scott


J’ignore ses premières paroles. Lui ? Courir depuis midi ? Je n’en crois pas un mot. Bon d’accord, ce n’est pas parce qu’il est loin d’être musclor que ça ne fait pas de lui un type rapide mais quand même, je ne suis pas une idiote ! S’il courait vraiment depuis ce midi, il ne serait jamais arrivé jusqu’ici et les morts l’auraient déjà bien grignoté. Mais bon, si ça l’amuse d’en rajouter un peu sur sa condition, je ne vois pas de mal à ça. A la place, je lui donne ma gourde et les baies. C’est gentil de sa part de s’inquiéter pour ma nourriture mais ma sœur est sans doute partit chasser alors j’aurais quelques à grignoter dans peu de temps.

« -
Je peux me priver de nourriture une journée, le plus important c’est de boire. Alors vas-y, manges un peu. »

Sur ces belles paroles, je vais m’asseoir sur mon vieux matelas. Dehors, on entend encore les rugissements de frustration des sprinteurs. Ce n’est pas aujourd’hui qu’ils vont se mettre quelqu’un sous la dent, tant pis pour eux et dans quelques heures ils ne seront plus que des Z lambda. Toujours dangereux mais la vitesse en moins.

« -
Pour ce qui est de passé la nuit, saches que je ne suis pas seule à squatter cette cabane. Ma sœur est sorti, mais c’est elle qui décide comme elle est la plus vieille de nous deux. Oh, elle n’est pas bien méchante ! Disons juste qu’elle pourrait être moins sympa que moi au début… »

Je souris largement et me laisse tomber sur le dos, les yeux rivés sur le vieux plafond de bois que je perçois à peine à cause de la pénombre. Une question me vient en tête : Est-il tout seul dehors ? Si c’est le cas, je n’imagine pas ce que ce doit être. Survivre seule, en pleine nature, c’est ce que je redoute le plus au monde, bien avant une morsure de Z. S’il est seul, alors il n’a vraiment aucun endroit ou passer la nuit et il est inimaginable qu’il quitte cet endroit tant que les rapides sont toujours amassés derrière la porte. Enfin, si Zoe revient et qu’elle les descend, il sera obligé de repartir. Peut-être que je pourrais négocier avec ma sœur pour qu’il reste une nuit.

« -
Toi aussi, t’es largué en pleine nature ? Ou bien tu fais partis d’un groupe ? »




by FRIMELDA
Sur Re: Run baby run le Ven 24 Aoû - 13:04
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Je prends la gourde et la remercie avant de boire comme un assoiffé. En même temps, je le suis quand même sacrement après cette course folle. Pour la baie pour le moment j’ose pas. Quoi qu’elle me dise ca me fait un peu chier de lui piquer sa bouffe. Même si, grâce a ce qui devait me garantir de mourir puceau, en même, je suis toujours bien parti pour, bref, grâce au scoutisme, j’arrive a pas mal me débrouiller, je sais a quel point ca reste galère.

Elle est avec sa sœur, quand je vous dis que les jolies filles vivent en meute, elles sont obligées, sinon elles savent pas aller faire pipi, raconter leur vie ou… heu…. Bah tous les trucs de filles quoi. On va dire que c’est possible que mon expérience soit quelque peu limitée sur la gente féminine, mais a force d’entre Jimmy et Marc m’en parler, je pense que je suis presque une page wikipedestre sur les filles a moi tout seul.  

Dès qu’elle s’assoit sur son matelas, c’est le signal. Non, je lui saute pas dessus on je tente pas les super techniques de drague de Jimmy, je me laisse juste tomber au sol comme une merde, trop heureux d’offrir cette putain de pause aux cannes qui me servent de jambes. J’ai beau etre endurant, la je suis au bout du bout. Je prends un certain temps en étoile de mer avant de me redresser sur les coudes en riant d’un rire nerveux.

« J’y crois pas!! j’ai survécu bordel… »


Elle doit me prendre pour un fou. Mais franchement, y a de quoi le devenir. Cinq ans bordel… cinq ans que je me dis « ce soir je suis mort » et que, chaque soir je fais « ben non en fait ».

« Bon j’espère que ta sœur va pas baliser de voir que t’as un mec a la maison et qu’elle va pas finir le boulot de tout ce qui traine dehors. »

Ouai le coté plus méchante qu’elle ca veut tout et rien dire. Pour le moment Ellie est plutôt hyper cool, mais je me connais, j’ai une poisse de merde. A tous les coups ca sœur c’est Frigida l’Allemande velue tailler comme une armoire a glace qui défonce tout ce qui a une stouquette et s’approche un peu trop près de sa frangine.

« Faudrait peut être que je me mette un panneau « gentil » autour du coup au cas ou ? »


Je dis ca en me marrant sauf que je suis sérieux au fond. Des Brunhilda sous hormones on en a déjà croisées avec les mecs et celles-là, elles font plus peur que les moisis atomiques.

« J’étais avec ce qui reste de mon équipe, sauf qu’on a été dans une situation de merde, j’ai voulu faire diversion pour que les autres s’en sorte, vu que mon truc a moi, c’est de courir vite et longtemps, j’avais juste pas prévu qu’il y aurait des mort qui avaient envie de faire la course. Je me demande quand ca se fatigue ces machins là… depuis le temps je pense que les potes se sont barrés en me pensant calancher… »

Triste constat ? Je sais même pas. Ouai ok, c’est peut être une façon un poil édulcoré de ce qui s’est passé. Mais a peine. Une chose est sur, après le coup de pute qu’ils m’ont fait, je suis pas trop trop sur de vouloir les retrouver.

« et toi et ta sœur, vous vous la jouez frangines solos ou vous avez un groupe ? »


Avec ma poisse a tous les coups elle a un mec. De toute facon, il y a forcement un loup. Je suis en train de battre mes record de conversation avec une jolie fille sans me prendre un coup de pelle a neige dans la gueule.
Sur Re: Run baby run le Ven 24 Aoû - 13:45
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Run baby run


Ft. Glenn Scott



Mon regard se décroche du plafond pour se poser sur Glenn, désormais étalé sur le sol avec un air soulagé d’être toujours vivant peint sur le visage. Ça me fait sourire et au fond, si j’avais été à sa place, j’aurais sans aucun doute ce même besoin d’exprimer avec des mots mon soulagement de ne pas m’être faite mordre par un zombie.  Enfin, avec Zoe pour me protéger c’est souvent sans son autorisation que je m’aventure en pleine forêt. Je sais me défendre, je ne suis plus une gamine mais je peux comprendre qu’elle soit inquiète pour moi. Elle et moi, on a appris à se connaître dans des circonstances plutôt merdiques. Elle est la seule famille qu’il me reste.

Je ne peux retenir un rire quand Glenn exprime son inquiétude à la simple idée de rencontrer ma sœur aînée. Il est vrai que je lui ai un peu décris Zoe comme une bourrine qui casse tout pour protéger ce qui lui est cher, mais elle n’est pas vraiment comme ça.

« -
Tu sais, ma sœur n’est pas un ogre. On a pas mal de points communs elle et moi, disons juste qu’elle est beaucoup plus méfiante que je ne le suis mais ça ne fait pas d’elle un monstre. Elle a seulement peur qu’il m’arrive quelque chose. »

Pour le panneau gentil, il n’en aura pas besoin. Même si ma sœur m’a toujours apprit à me méfier des inconnus dans un monde aussi bancale, il est évident que ce jeune homme n’a rien d’un méchant. Je sais que je ne le connais pas depuis dix ans, qu’on n’a pas été à l’école ensemble et que ce n’était pas non plus le voisin d’à côté avec qui je faisais mes goûtés d’anniversaire, mais s’il avait eu l’intention de me voler ou me faire du mal alors il l’aura déjà fait et il ne serait certainement pas tout seul. A la place, il me raconte sa mésaventure en répondant à ma question, affalé sur le planché à moitié humide. Peut-être que je suis un peu trop gentille, je n’en sais rien mais j’aime penser que tout le monde n’a pas viré dans le camp des abrutis et qu’il reste encore des personnes biens dans le lot.

« -
Je suis seule avec ma sœur. Au début, il y avait son mari et son fils mais on les a perdus de vu il y a quelques années… Comme tu le dis, on se la joue frangines solos. »



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Sur Re: Run baby run le Dim 26 Aoû - 13:43
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Je reste a la fixer, pas trop de la réaction a avoir. Bien évidement je vous dirais que je suis mort d’inquiétude pour mes amis, ceux qui m’ont quand même poussé dans une horde pour sauver leur cul, ou pour ma famille, vues les pétoires que M’man avait dans la caravane, je souhaite bien du courage a celui qui voudrait s’attaquer a elle. Mais en vrai, voilà quoi. Depuis le début, j’ai toujours bien eu assez a faire avec mes propres fesses pour me faire du soucis pour les autres.

Et même si je vous dirais le contraire, n’allez pas croire que les autres de l’équipe sont différents. Croyez-moi, Jimmy et Marc ne se sont pas poser de questions avant de me pousser dans la horde. Comme ils n’ont pas du trop chialer sur moi, du moins, pour le moment, vu que ces cons ne savent même pas poser un collet ou reconnaitre des champignons, je pense qu’a un moment ils auront des pensées plus charitables a mon égard.

Une équipe, c’est pas forcément un groupe d’amis, plus un groupe de rivaux potentiels je dirais. A moins que ca soit moi qui est eu un souci d’intégration… quoique non, vu que je suis un mec trop cool, je vois pas ce qui pouvait coincé avec moi. Bref, y’a quand même un truc qui me chiffonne, du moins plus que le fait que je suis en tête a tête façon week end bucolique au Canada, avec un canon qui ne m’a pas encore castré.

« Juste pour savoir, ta sœur, elle doit rentrer quand… je veux dire y’a une autre entrée parce que les deux excités qui tapent a la porte, ils risquent pas de la faire chier aussi ? »


Je me redresse un peu plus pour regarder notre chalet et je n’ai pas besoin d’entendre sa réponse pour voir de moi-même qu’il y a qu’une porte. Je soupire en me relevant comme je peux.  Mes muscles me hurlent que c’est pas une bonne idée, ma tête aussi, mais bon, y a une fille, alors c’est plus eux qui décident. Je vais vers une fenêtre ou ca sera facile de bouger les protection pour que je passe.

« J’espère que tu sais bien te servir de ton arc Robinette des bois. »

Je la regarde avec une gravité très anormale pour moi. Tout en respirant un grand coup.

« D’ici t’aurait besoin que je les attire dans quel angle pour les chopper ? »

Oui je suis en train de sérieusement envisager de passer par la fenêtre et servir de chèvre a T-rex pour rameuter les deux coureurs qui tambourinent a la porte de l’autre coté. C’est toujours mieux plutôt qu’ils bouffent la frangine d’Ellie. Je suis déjà pas bien doué avec les nanas, mais là, si en plus elle chiale, c’est mort.

« prête ? »
Sur Re: Run baby run le Dim 26 Aoû - 17:11
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Il est vrai que la cabane n’a qu’une entrée et pas besoin de l’avoir construite pour savoir que ce genre d’endroit n’a qu’une issue… et que celle-ci est actuellement bloquée par un meuble qui lui-même empêche les mous du genou d’entrer pour nous dévorer. Alors, quand Glenn me demande par où ma sœur compte passer pour revenir, je l’imagine déjà en train de les décapiter avec une rage intense. Zoe est plutôt débrouillarde comme fille et j’essaie de grandement prendre exemple sur elle. Seulement, aussi douée soit-elle pour tuer des Z, elle n’est pas non plus immortelle et deux coureurs peuvent rapidement lui faire perdre ses moyens.

« -
Bonne question. »

Pendant que je mets à réfléchir à une solution pour venir en aide à ma sœur quand elle sera sur le chemin du retour avec pour bonne surprise deux Z rapides sur le perron et en bonus un garçon dans la cabane, Glenn quitte le sol pour s’approcher d’une fenêtre. Je ne comprends pas tout de suite où il veut en venir mais quand il me demande si je suis douée avec mon arc, je déglutis. Oui, je sais tirée à l’arc et pour cause, j’en fais depuis que je suis toute petite ! Seulement, il a l’intention de passer par la fenêtre pour attirer les morts et ainsi leur servir d’appât. C’est plutôt risqué, même carrément ! Et je commence à me demander s’il n’est pas suicidaire finalement.

Sans un mot, je m’approche de la même fenêtre et zieute l’extérieur autant que je le peux au travers des planches. Les morts sont toujours en train de frapper contre la porte comme s’ils attendaient qu’un casse-croûte leur tombe dans le bec.

« -
Je sais bien tirée avec mon arc, mais je ne pense pas que ce soit judicieux de te jeter en plein danger comme ça pour deux Z. Ma sœur sait se défendre tu sais. »

Evidemment, malgré le peu de chose que je connais au sujet des garçons, j’ai tout de même pleine conscience de leur côté têtu borné. Et là, j’en ai le parfait exemple quand mon nouvel ami, à supposer que je puisse le compter comme tel, me demande si je suis prête.

« -
T’es un grand malade, Glenn. »

Sur ses belles paroles, je fais quelques pas en arrière pour récupérer mon arc ainsi que mes flèches. Je prépare mon arme, les mains un peu tremblantes. Courage Ellie, il fait ça par gentillesse pour que ta sœur n’est pas à affronter ses deux saloperies de morts rapides. J’inspire, doucement et hoche alors la tête.

« -
Je suis prête. il faudrait que tu ailles plus vers la droite...Mais t’as pas intérêt à te faire bouffer ! »




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Sur Re: Run baby run le Lun 27 Aoû - 20:03
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Je la regarde en me demandant si elle n’a pas un peu raison. Sur sa sœur sur moi. Sauf que j’ai eu déjà suffisamment d’exemple de personne jugées « super survivants » crever comme des cons parce que d’autres avait trop confiance en eux. Et vice versa des gens comme moi passer au travers des mailles du filets. La mort était déjà pas bien juste, mais je crois que ca s’est pas arrangé en 5 ans.

« Perso, je suis pas prêt a prendre des paris pour ta sœur, va savoir d’où elle revient et dans quel état de fatigue. Surtout que c'est quand même deux sacres Gazelles que j’ai ramenées a votre porte. En plus avec le barouf qu’ils font, va savoir ce que ca va attirer ici. »

Gazelles… c’est pas un peu péjoratif ? Je sais plus. Ha… « hey gazelles t’es belle ma gazelle » si en fait si… merde. Boulette.

« Enfin quand je dis gazelle, heu... c’est comme si j’avais du léopard ou guépard, enfin, celui qui va vite quoi… tu vois, rien a voir avec ta sœur, j’oserais pas… »

Bon je sens que je m’embrouille la. C’est peut-être le moment d’y aller. Avec un regard de chien battu et un air de « désolé je sais pas pas maitriser de ce qui sort de ma couche », je sors la batte de baseball qui dépassait a peine de mon sac, enjambe la fenêtre et après une prière muette a je sais pas qui, je me laisse glisser de l’autre côté. Avec un peu de bol, je saurais en dégommer un avant qu’ils ne me repèrent. J’avance sans un bruit vers tic et tac, la batte levée enfin j’essaye. Je marche sur une pauvre brindille qui fait genre mini crac alors que les deux autres se livre a une compétition de tamtam sur porte digne de ce que ma mere appelait « ma musique de singe ». Mais voilà, la poisse, c’est comme l’acné, quand on en a, ca reste collé à la peau. D’un même mouvement de tête, les deux moisis se retournent vers moi et me regarde avec heu... bah avec ce qui reste dans leurs orbites, pour celui (ou celle, je suis pas sûr) a qui il reste un truc.

A force de les avoir eus au cul, je n’avais pas pris le temps de les regarder de face, mais, avec du recul, je n’avais rien perdu. Finalement, je trouve que mon idée c’était vraiment de la merde. Après cette petite seconde a se regarder dans le blanc des globes oculaires, je sens qu’il est temps de décaniller pour moi. Mon corps qui faisait son capricieux, sous l’adrénaline, retrouve toute sa vigueur. Je vais aussi vite que je le peux, ce qui veut dire vite pour le commun des mortels, vers le point qu’Elie m’a donné. Les choses me suivent. Je fais l’erreur de me retourner pour voir si la robinette des bois a réussi son coup quand je me prends les pieds dans une racine et me vautre lamentablement.

J’ai a peine le temps de me retrouver que l’un des deux me tombe dessus. Putainnnnnnn !!!! Et quand je dis que ca pu, c’est pas un euphémisme. J’ai le temps de lui foutre la batte dans la bouche. Au moins, je ne vois pas de 2e, pour le moment, avec un peu de bol, Ellie l’a eu. Je me débats comme un diable et, a force de ruade, j’envois bouler le mort au sol avant de me redresser et le finir a la batte de baseball. Qui c’est qui a la classe universelle ? C’est bibi !!

Je me retourne fièrement vers le chalet, histoire de prendre trop une pause de winner au cas où la belle Ellie regarde vers moi, mais j’ai pas le temps de faire mon sourire niais qu’une mains me chope la manche et m’arrache un cris de pucelle. Je lâche ma batte dans la mêlée avec ce mort pas prévu… d’ailleurs, d’où qu’il sort lui ? J’essaye de lui tenir la tête et de la dégager de la en me disant que la prochaine fois, s’il y en a une, on laisse la sœur gérer.
Sur Re: Run baby run le Lun 27 Aoû - 23:44
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Une fois de plus, je l’entends s’emmêler les pinceaux et je soupire simplement, préférant ignorer ce qu’il me dit. La seule chose que je retiens, c’est qu’il n’est vraiment pas doué pour communiquer et qu’il parle plus vite qu’il ne pense. Dans le fond, ça m’amuse mais je demeure impassible jusqu’à ce qu’il ne passe pas la fenêtre pour se retrouver dehors, exposé au danger. C’est à cet instant que la pression monte d’un cran. Je dois me concentrer pour ne pas louper mes cibles, cibles qui courent et pas doucement.
J’inspire, expire puis inspire de nouveau, l’arc tendu devant moi. La pointe de ma flèche dépasse de la fenêtre et j’attends sagement que Glenn prenne la direction de droite, comme je lui ai demandé de le faire. Quand sa silhouette me passe rapidement sous le nez, j’entends bien assez vite les deux Z se rameuter juste derrière lui à une vitesse tout aussi folle. Je ne perds pas de temps, ce serait inutile et dangereux pour mon camarade qui vient de trébucher. Je lui ai pourtant dit de ne pas se faire bouffer ! Quel crétin !

Ni une, ni deux je décoche ma flèche en pleine tête et le mort resté un peu en retrait s’écroule sur le sol dans un dernier rugissement des enfers. A peine le temps de détourner mon regard vers Glenn que celui-ci vient d’achever le second avec sa battre. Il s’en est plutôt bien sortit finalement… Enfin ça, c’était jusqu’à ce que j’écarquille les yeux en voyant un petit nouveau se rajouter. Je déteste les imprévus, surtout quand ceux-ci ont la bouche grande ouverte et les bras tendus vers l’avant.

« -
Glenn ! Derrière toi ! »

Mais il semblerait que je l’ai dit un peu tard. Le mort vient de le saisir par le bras, les crocs qui s’entrechoquent à force de mordre dans le vide. Je ne peux pas rester sans rien faire, ce serait de la non-assistance à personne en danger et même si la polices ne me mettrait pas derrière les barreaux car je n’aurais pas le moindre témoin, je ne suis pas un monstre capable de laisser mourir quelqu’un qui m’est venu en aide.

A mon tour, je saute par-dessus la fenêtre et saisis le couteau que je garde toujours à ma ceinture précieusement. Je m’élance, aussi vite que mes jambes le peuvent, en direction du Z que je tire vers l’arrière.

« -
Lâche-le, gros tas de merde ! »

Pour toute réponse, le mort grogne et continu de claquer des dents, se balançant d’avant en arrière. Il ne sait plus où donner de la tête, on vient de lui offrir deux casse-croûtes sur un plateau en argent, repas royal pour monsieur le zonzon ! Mais je n’ai pas l’intention de le laisser nous dévorer. Ma lame de couteau s’enfonce dans son crâne et son corps mou retombe sur le sol lourdement. Tout s’est passé si rapidement que je peine à réaliser. D’un geste machinal, reprenant mon souffle, j’essuie la lame souillée de mon couteau sur mon pantalon. Mon regard se pose sur le pauvre Glenn et la réalité me frappe enfin. A-t-il été mordu ? Pitié, faites que non. Je n’ai pas envie de devoir le tuer, c’est Zoe qui fait ça habituellement, pas moi.

« -
Dis-moi qu’il n’a pas eu le temps de te mordre. »



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Sur Re: Run baby run le Mar 28 Aoû - 9:02
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Ok, c’est serré. Je sais courir, je sais faire des homes run, enfin, maintenant des têtes de mort home runs, mais vous savez quoi ? La lutte macchabé grecoromanoapocalipso, j’ai jamais pris ca en option à l’école. Dediou !!! Il a plus de chair mais il s’est mis un suppo a la testostérone ce matin, je vois que ça.

J’essaye de garder la mâchoire claquante et puante loin de ma petite personne, enfin, le plus loin possible quoi. Mais pas facile quand mes doigts s’enfoncent plus qu’autre chose dans cette merde dégoutante. Je suis mal là, vraiment mal, surtout que mes muscles, apres le petit shoot d’adrénaline de tantôt sont en train de me dire « ouai bah en fait non » et que j’ai des tressautements inquiétants d’une de mes jambes qui choisit mal son moment pour poser son RTT.

J’entend Ellie qui braille au mort de me lâcher. Enfin, j’espère que c’est pour le moisi le « gros tas de merde » parce que personnellement, je suis peut être un tas de merde mais je ne suis pas gros. Putain si c’est ca mes derniers mots avant de crever j’avoue, j’aurais préféré autre chose genre Glenn je t’aime ou un truc du genre.

Je commence a revoir toute ma vie devant mes yeux, ce qui ne prend pas trois siècles vu qu’elle tient sur une feuille de PQ même écrit en gros. Et puis, Ellie intervient et plante le mort là ou il faut.  Je reste un moment bien raide et figé pendant que le moisi s’effondre, juste au cas ou… bah ouai ok elle m’a sauvé la fille, mais ça reste une fille donc la probabilité qu’elle se soit foirée au final n’est pas mince non plus.

J’attrape ma batte et je fini cette chose avec un peu de raideur parce que là mon corps est quand même un peu au bout de sa vie. Je levé la tête et regarde Elie qui vient de me poser une question bizarre. Elle veut savoir si j’ai été mordue ou que je lui dise ce qu’elle me demande de dire ? C’est pas bien claire une fille quand même. Un peu perplexe, ma bouche répond avant que ma tête ne valide sa sortie, comme d’hab quoi :

« Si c’est une façon de me demander de me foutre a poils pour voir, tu préfères pas discuter un peu avant ? »

Et avec le ricanement et tout et tout. OH merdeeeeuuuuuuuuu. Il est ou le bouton retour en arrière ?
Sur Re: Run baby run le
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