I go through life without a care
Devil inside you :: The world is our playground :: Lake Helena :: The ranch
Sur I go through life without a care le Mar 24 Juil - 12:11
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De ce qu’on m’a dit ce matin lorsqu’on m’a croisé ? Je ferai bien d’aller voir Donnie. Elle bricole un truc dans sa douche, c’est super suspect. On entend pas mal de bruit. J’avais pensé avoir une matinée tranquille, loin des besoins de mes frères et sœurs. Je taillais une nouvelle poupée Barbie à l’aide de mon couteau et d’un bout de bois. La dernière fois que je l’ai vu, ça ne s’est pas trop bien déroulé. Je n’ose plus trop la regarder. Je me suis ouvert à elle, j’ai fait mon speech de chef de groupe et j’ai montré mes plaies. Dois-je redéfinir mes priorités ? Je finis tranquillement de donner la forme générale au jouet de ma fille avant de le poser sur le bord de la fenêtre et de ranger ma lame.

C’est bête, sans doute, mais je dois m’assurer qu’elle ne tente pas de nuire à la communauté par un quelconque moyen. Je ne pense pas que ça soit le genre, mais vu qu’elle garde ses distances avec moi, je ne connais pas ses réelles intentions.

Je me lève du rocking chair et me dirige vers son mobile home. Depuis l’extérieur, j’entends ces cliquetis et ces bruits. Je frappe à la porte. Pas de réponses. Peut-être qu’elle ne va pas bien ? Je pousse la porte doucement. “ Donnie ? Est-ce que tout va bien ? Je peux entrer ? ” Ma tête dépassant à peine de la porte, j’attends une réponse qui ne vient pas.

Je rentre dans son logement et m’avance vers la salle d’eau, lieu d’origine de ces bruits. Je pousse la porte et la voit en train de bricoler. Je la regarde un instant et songe à ce que ça impliquerait si elle arrivait à les remettre en fonction. Il manque sûrement pas mal de matériel pour faire ça à l’échelle de tout le camp. Mais pour sûr que je ne cracherai pas sur une douche moi-même. Même si l’eau est froide. “ Eh bien… Si tu y arrives, tu vas avoir des fans. Et pas mal de gens vont vouloir venir chez toi, pour sûr ! ” Dis-je en riant légèrement avant de reprendre. “ Je peux peut-être t’aider? Je ne suis pas expert, mais je sais me débrouiller. ”
Sur Re: I go through life without a care le Mar 24 Juil - 13:51
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Première nuit dans ce que je peux qualifier comme étant mon chez moi, c’est loin d’être un appartement, mais c’est tout de même un mobile-home, et pas franchement petit. Je peux d’ores et déjà me projeter dedans. Ce n’est pas Riley qui me l’a attribué, mais sans doute un de ses collègues. Fenrir a passé toute la nuit d’hier à renifler les moindres recoins de notre petit chez nous, je pense que lui aussi risque de se plaire dans notre petit chez nous. Pour l’heure, je ne peux pas le laisser vagabonder où bon lui semble, c’est pourquoi il va falloir que je mette la main sur un piquet et certainement une longue corde pour qu’il puisse aller et venir tout autour du mobile-home. C’est quelque chose que je me note mentalement, je verrai bien aussi un petit parterre de fleurs devant mon chez moi. Il y a finalement un tas de choses que je verrai bien dans ce petit lieu. Il faudra que je vois comment l’aménager dans le futur. Il y a toujours moyen de faire quelque chose. J’ai toujours été bricoleuse, ce n’est pas nouveau. Ma mère a fini par abandonner l’idée de faire de moi la parfaite petite poupée, l’amoureuse du shopping. En revanche, mon père a gagné un fils et une fille aimant bricoler. De son point de vue, il aurait sans doute préféré que je joue les filles, loin des scies et des marteaux, loin de l’huile de moteur et clés à molettes. Manque de chance pour lui, et à ce jour, bien heureux pour moi. J’ai récupéré mon sac, mes affaires, ma ceinture pour bricoler, et déjà je vide tout sur la table. Je n’ai pas grand-chose, mais c’est déjà un bon minimum. J’attrape mon petit carnet et mon crayon, j’arrache une page afin de me noter dessus tout ce que j’envisage de modifier ici. Des étagères, un endroit où poser mes armes, un parterre de fleurs…

J’avance dans le mobile home en même temps, je cherche du regard quoi faire, quoi modifier, quoi réparer et je note sur ma liste… Jusqu’à arriver dans la salle de bain. Il y a une douche, et c’est avec grand espoir que je tourne le robinet… Pas d’eau et je sens la frustration s’emparer de ma gorge. Malédiction. Je me note ça sur la liste avant de m’occuper de ma toute première tâche, aka Fenrir. Je n’ai pas eu besoin d’aller bien loin avant de trouver un piquet idéal ou même un marteau. Il suffit de demander. Une fois la corde au cou et assurer qu’il ne pourrait pas s’enfuir – ce dont je doute – je retourne à l’intérieur, laissant mes chaussures à l’extérieur puis j’enfile un short avant d’attraper mes outils et de rentrer dans la salle de bain. Dès lors, je commence à travailler tout en fredonnant, parfois en jurant. Je ne prête pas attention à ce qu’il se passe autour de moi, trop concentrée. Lorsque je commence à rencontrer de la résistance, je commence naturellement à m’agacer, et j’invoque les mots magiques que tout mécanicien connaît. « Ton père était sans aucun doute un tuyau de fosse septique ! » que je marmonne entre mes dents tout en tapant avec une clé à molette contre le dit tuyau qui me porte sur les nerfs. Naturellement, la voix de mon hôte me surprend et je glisse, me coupant la cuisse en passant. « Et merde ! » Je jure, naturellement, avant d’attraper mon foulard et de le presser contre le sang qui commence à couler puis jeter un regard vers Riley. Je ne lui en veux pas, j’avais qu’à être plus attentive après tout. J’ose un demi-sourire, avant de balancer ma clé à molette dans un coin de la douche. « Ouais, j’essaie de réparer… Avec un peu de chance, d’ici ce soir, j’aurai de l’eau. Pour l’eau chaude, c’est pas demain la veille je pense, mais je suis certaine qu’il y a moyen de trouver une solution. » Je marque une pause avant d’observer ma cuisse, grimaçant. Je déteste me blesser quand je travaille. « J’vais pas refuser, je pense qu’il faudra passer sous le mobile-home pour observer un peu l’état de la tuyauterie avant de revenir bosser dans la douche. A deux, on y arrivera peut-être mieux. »
Sur Re: I go through life without a care le Mer 25 Juil - 23:30
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Je l’entends jurer telle une conductrice de caravane, ce qui me fait bien sourire. Pour tout avouer, je retiens même un rire. Je romps le silence, faisant savoir ma présence. Elle se relève bien trop rapidement et s’entaille la jambe. Mon visage change et redevient vite sérieux. Je m’approche d’elle, en l’écoutant me dire ce qu’elle est en train de faire. Elle accepte mon aide, et ne pense qu’à son travail. Je plante mon regard dans le sien. “ Désolé de te dire ça, mais dans cet état, je t’interdis de ramper sous ton mobile-home. Pour l’instant, on va déjà te retaper d’accord ? ” Je passe ma main sur sa cuisse et observe la plaie. “ Dans le genre chanceuse… Tu es passé à rien de l’artère. On ne va pas tenter le diable. ” Fort heureusement, son short me permet de voir la plaie sans difficulté. Il vaudrait mieux qu’on aille dans un autre endroit pour ça. Je l’attrape et la porte dans mes bras pour sortir de sa chambre et la déposer sur son lit.

Je me relève et fouille dans un de ces placards. “ Je me suis assuré que chaque mobile-home ait le minimum vital… ” J’en tire une trousse de premiers soins. De la gnôle bien trop puissante en guise de désinfectant, une aiguille arrondie et du fil de suture. Et sans oublier des compresses et des bandages fait mains. D’ailleurs en parlant de main, je me nettoie les mains avec l’alcool. Je dépose un peu de gnôle sur l’une des compresses et reviens près d’elle. “ Hm. Je te conseille de t’accrocher. C’est un dérivé de notre alcool maison… Tant que ça a 90°, c’est tout bon, non ? ” Un sourire en coin, je pose mes genoux de part et d’autre de sa jambe afin de l’immobiliser, en prenant soin de ne pas l’écraser. Ma main gauche vient se poser entre son genou et sa plaie afin de bloquer en supplément sa jambe.

Je tapote sa plaie à l’aide de la gnôle sur la compresse. Je m’assure de faire attention à ne pas trop lui faire de mal et parle pour la divertir et la rassurer. “ J’ai appris à soigner les gens en voyant ma femme faire avec des animaux… étrange, pas vrai ? Eh bien pas tant… C’est bête mais elle a la précision d’une chirurgienne avec les bêtes… QUoiqu’il en soit, ça m’a servi à en retaper plus d’un ici. A commencer par moi. ” J’arrête mon mouvement et regarde à quoi ça ressemble une fois nettoyée. Ce n’est pas trop moche. Heureusement qu’on s’y est pris rapidement. Ma main sur le flanc intérieur de sa cuisse, je me rends bien vite compte que ce geste me vaudrait des regards noirs de Colleen… Heureusement qu’elle n’est pas là et que j’ai une bonne raison de le faire.
Sur Re: I go through life without a care le Ven 27 Juil - 19:19
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Étrangement, je détourne mon regard du sien, quand en d’autres temps, je n’aurai pas hésité à le relever. Je mets ça sur le compte de mon isolement trop longtemps forcé. Je n’ai jamais été du genre à baisser le regard devant qui que ce soit. Je n’avais pas les prunelles aussi exposées aussi, toujours en train de les cacher avec l’aide de lentilles bleues ou noisettes.  Mais Riley… Riley a le don manifeste de me mettre mal à l’aise avec moi-même. Je plisse néanmoins le nez sous son interdiction, avant de balayer son argument d’un haussement d’épaules. « C’est juste une égratignure, pas de quoi me tuer hein, c’est pas de la terre et de la poussière qui auront raison de…. » Je rétorque, sans pouvoir mettre quel que ton que ce soit, coupée dans mon élan par le geste de mon vis-à-vis. Une chance que je me sois rasée les jambes hier, avec l’aide d’un rasoir jetable que j’ai chapardé dans un magasin, il y a quelques mois. Je veux bien vivre l’apocalypse, mais pas retourner mille ans en arrière non plus. Cependant, ce n’est pas la pensée la plus importante qui me traverse l’esprit. Non, ce qui hurle dans mon cerveau actuellement, c’est un « OH MON DIEU ! » qui résonne tandis que je sais déjà que je dois être aussi rouge qu’une tomate. Je déglutis avant de me mordre la lèvre inférieure, bientôt de nouveau surprise par le geste qu’il entreprend. Instinctivement, je place mes bras autour de sa nuque, mais sans tourner mon visage vers le sien, Je ne souhaite pas qu’il me voit dans cet état, et je remercie ma présence d’esprit de ne pas avoir attaché mes cheveux. Et… Holà. Ma chambre, mon lit, pas de fausses idées, pas de faux espoirs. Ce type aura ma peau, ou finira par brûler à petits feux chacune de mes terminaisons nerveuses. Si ma libido ne s’y met pas, je pourrai au moins m’estimer chanceuse.

Il fouille mes placards, et je sais déjà ce qu’il cherche, je l’ai aperçue tantôt, et je sais que ce que je possède pourra compléter ce petit paquetage, et vu mon métier, ce ne sera jamais de trop. Je sens le sang quitter mon visage de sorte à ce que je l’espère, je retrouve ma couleur de peau naturelle. Enfin, c’était sans doute avant que je ne vois avec quoi il revient. Une aiguille et du fil de suture… Nope monsieur, pas de ça avec moi ! Il me met déjà en garde, mais je suis certaine que l’alcool à côte l’aiguille, c’est du pipi de… « Patin de merle !! » que je jure tandis qu’il nettoie ma plaie, serrant mes phalanges sur le drap de mon lit, tournant la tête tout en serrant les dents et en tâchant de ne pas lui renvoyer son bandage dans la figure. À ce stade, je ne fais même plus vraiment attention à la façon dont il me touche, je sais ce qu’il est en train de faire, je sens très bien les picotements sur ma peau, brûlure qui incendie toute trace de potentielle infection. D’un autre côté, il tente de me détourner de ce qu’il fait, et sa femme revient sur le tapis, anéantissant tout espoir qui pourrait être malvenue. Je n’ai pas l’intention de tomber amoureuse de mon hôte – hashtag sauveur –, et si un jour cela devait changer, je ne me fais pas d’illusion, ce ne sera ni réciproque, ni une bonne idée, et marquera sans doute mon départ inéluctable. Je peux d’ores et déjà m’en faire la promesse. « Vétérinaire ? » Je demande, m’intéressant à ce qu’il me dit. Je suppose, je ne connais pas beaucoup de métiers qui pourraient être en rapport avec les animaux.  J’ose un regard sur ma plaie, et effectivement, il n’a pas menti. Je suis passé pas loin de l’artère, donc, je m’en remettrais. « Doc, je te propose une chose… un bon nettoyage, des compresses, un bandage compressif et on oublie les points de suture d’accord ? » Je ne suis pas médecin, mais j’ai assez vu Grey's Anatomy pour ne pas vouloir donner de ma personne sur ce type de couture.

Sur Re: I go through life without a care le Mar 31 Juil - 11:52
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Bien sûr qu’elle essaye de négocier pour que je ne la soigne pas. Pour elle, ce n’est rien. De mon point de vue ? La moindre entaille peut être décisive. Ma première femme étant morte d’une infection en accouchant, je ne tiens pas à ce que cela lui arrive également. C’est pourquoi je ne lui laisse pas le choix, la portant pour l’installer sur son lit. Oh, elle se cache. Elle n’a pas l’air à l’aise avec cette idée mais je fais ce qui est nécessaire pour elle.

Ce n’est que lorsque je commence à la désinfecter qu’elle rompt le silence d’un juron. Je me retiens de me marrer et tente de la distraire en lui parlant de mon expérience en médecine : merci mon épouse. Elle peine à affronter mon regard, coincé dans sa gêne. Elle tente tout de même de raviver le sujet sur Colleen en insistant sur son ancienne fonction. “ Elle a grandi dans une ferme. Je crois que sa voie était toute tracée. Quoiqu’il en soit, elle a de l’or dans les mains. Et je n’ai clairement pas son niveau pour les animaux. Par contre, je n’ai pas eu le choix pour les hommes et les femmes. Je… Je n’aime pas vous laisser souffrir. ” Un sourire en coin. J’attrape l’aiguille et déjà elle négocie de nouveau, quémandant un simple pensement. J’avise sa plaie.

Je suis un peu embêté. Si on ne fait qu’un pansement, elle peut vite se réinfecter. Des points de sutures limiteront le risque. “ Je ne suis pas sûr que… ” Mon regard croise le sien. “ Va pour un pansement. Mais tu me promets que si tu as le moindre souci avec, tu viens me voir, d’accord ? ” Oui, je suis inquiet ! Je me suis déjà vu contraint de couper une main gangrénée car mal soignée. Si la personne me l’avait dit plutôt qu’elle s’était blessée à l’extérieur, j’aurai pu éviter ça.

J’attrape les compresses et les bandages et la regarde de nouveau. “ Tu me le promets, hein? De toute façon je viendrai le refaire dès demain pour vérifier comment ça se passe. ” Pas de choix, le rendez-vous médical est fixé mentalement. Je dépose la compresse sur la plaie délicatement et j’attrape la bande que j’enroule fermement autour de sa cuisse. Bien sûr, je prends garde à ne pas couper sa circulation et une fois le soin effectuée, je me recule et lui demande “ Tu me dis ce que tu ressent… ” Je glisse mon doigt sous sa voute plantaire afin de vérifier sa sensibilité d’un chatouillement.

Sur Re: I go through life without a care le Mer 1 Aoû - 12:56
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Le simple fait qu’il tente de me détourner de la brûlure qui me bouffe la peau est agréable. Je ne peux pas lui retirer ça, même si j’aurai certainement préféré faire tout cela moi-même. Il y a bien longtemps que je n’ai pas eu de relation avec autrui, qu’elle soit amicale ou plus évoluée, des années que je me débrouille seule, avec ce que j’ai. Je ne sais plus me reposer sur quelqu’un, et à ce stade, je ne suis pas certaine d’en avoir réellement envie. Le monde peut basculer d’un simple claquement de doigts, et ce que l’on possède, on le perd bien plus rapidement qu’on ne l’a gagné. C’est la raison pour laquelle je ne peux me permettre de m’attacher à qui que ce soit. Certes, il est plaisant de saluer les gens qui m’entourent, de discuter un peu avec eux, mais pour autant, je préfère nouer des relations sommaires plutôt qu’approfondies. Si demain je dois partir, je n’aurai pas à souffrir de leur absence. Toutefois, j’ai bien peur d’avoir trouvé un adversaire de taille en la personne de Riley. Lui n’est pas du genre à lâcher prise. « Je vois. Vous étiez voisins ? OU tu l'as rencontrée par hasard ? » Je n’ai pas grand-chose à ajouter en réalité. Nos mondes sont différents. Je suis une fille de la ville, et la seule fois où j’ai mis les pieds dans une ferme, j’avais 5 ans et très peu de souvenirs. En revanche, je me souviens parfaitement avoir vécu dans diverses bases militaires.

Je le laisse faire avant de le voir attraper l’aiguille, évidemment je négocie. Cette chose n’approchera pas de ma peau à moins d’avoir un jour les entrailles à l’air. Il hésite, et l’espace d’un instant, j’ai grand espoir qu’il repose la dite aiguille et… C’est gagné. J’ai gagné cette manche et instinctivement, mes épaules s’affaissent de soulagement. Ce qui ne l’empêche pas de jouer très sérieusement les docteurs. « Oui doc’, si jamais je vois du pus, je t’appelle ! » Peut-être pas, mais ça, il n’est pas supposé le savoir à moins d’être capable de lire dans les pensées. Il insiste de nouveau et naturellement, je roule des yeux, jusqu’à me mordre la joue sous l’annonce de sa visite au lendemain. D’accord, pas moyen d’y échapper. Je le laisse de nouveau faire, et je dois lui reconnaître une certaine expertise. J’observe mon bandage, satisfaite d’avoir échappé aux points de suture, l’écoutant même vaguement jusqu’à ce que je ressente une chatouille sous mon pieds, ce qui m’oblige à avoir un réflexe de lever la jambe pour lui échapper. Devant mon geste et sa mine, je ne peux qu’éclater de rire avant de me relever. « Ça va aller Doc’ ! Je te l’ai dit, une égratignure ! » J’amorce quelques pas, rassurée moi-même avant de me tourner vers lui. « Sors de ma chambre Riley, j’ai pas encore de rideau, et nous deux dans une chambre ? Dieu seul sait ce que les gens peuvent imaginer. Et j’ai une douche à réparer, et je compte bien profiter d’un bon jet d’eau ce soir ! » Naturellement, je quitte la chambre la première pour me diriger de nouveau dans ma salle de bain, où quelques petite tâches rouges trônent sur le carrelage. Avec un peu de chance, ce soir, ça partira. J’attrape de nouveau mes outils. « Tu sais, je pense vraiment que ça vient de dessous. Je commencerai par là avant de me pencher sur la douche elle-même. »

Sur Re: I go through life without a care le Jeu 2 Aoû - 23:52
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Alors que je la désinfecte, je lui parle un peu de Colleen pour qu’on soit clair. A vrai dire, le fait que Blake pense que j’en pince pour Donovan me déplaît quelque peu. J’ai toujours été fidèle à ma femme, même si je ne peux nier apprécier la compagnie féminine, ce n’est autre que pour discuter. Elles ont une sensibilité que je n’ai jamais su retrouver chez mon père ou mon frère. En revanche, ma mère… “ En fait… J’étais marié à sa meilleure amie avant tout ça. Et… Elle est morte en mettant au monde notre enfant. Mort lui aussi. ” Je m’arrête quelques instants, réprimant ma peine. “ Alors… Ouai, ça n’a rien de romantique. Je suis allé la voir et elle m’a hurlé dessus. Elle m’a maudit. Je voulais en finir et foncer dans le premier camion que je croiserai. Puis… ” Un léger sourire fend cette mine attristée. “ Puis on s’est revu. On a partagé notre deuil dans un premier temps et… Enfin… Tu sais… On a commencé à… Bref… ”

Je montre l’aiguille et elle négocie pour que je ne l’utilise pas. J’accepte et la mets en garde que je reviendrai dés le lendemain. Elle semble déçue. Tant pis, elle n’avait qu’à pas se blesser après tout. Alors que je fais le bandage, je reprends mon histoire. “ On a commencé à se voir comme deux personnes seules qui avaient besoin de plus que d’une simple compagnie. Ça a duré des années. On refusait tout sentiment. C’était juste… Pour remonter la pente quoi. Elle est tombée enceinte et peu après, y’a eu ces foutues bombes qui sont tombées. Dés que l’hiver nucléaire s’est calmé, elle est venue avec des militaires. Je peux te dire que mon vieux en a tiré une de ces têtes ! ” Je me marre rien qu’à y repenser et réalise qu’elle ne l’a pas connu. Je me recentre sur mon récit “ Tout ce temps loin l’un de l’autre nous a fait réaliser à quel point on se manquait et que notre amour est bel et bien réel. On s’est remarié ici-même. Sous les jurons de mon vieux. ” Ce qui me vaut un nouveau rire.

Bandage finis. Je me mets à lui chatouiller le pieds pour vérifier qu’il ne soit pas trop serré. Apparemment non. Soudainement, elle m’appelle par son prénom, ce qui m’étonne dans un premier temps et me vaut un sourire ensuite. Je la suis dans la salle de bain et je dis d’une demi-voix “ C’est vrai qu’ici, c’est beaucoup mieux aux yeux des voisins… ” Elle me fait part de son diagnostic. J’arque un sourcil et lui montre sa jambe. “ Tu n’y vas pas dans cet état. Tu viens avec moi, mais c’est moi qui rampe sous ton mobile-home. Non négociable ! ” C’est à mon tour de ne pas lui laisser le choix.

Je sors de son mobile-home et repère l’emplacement de la salle de bain. Je retire le panneau de bois qui permet d’accéder sous la maison à roulette. J’avise ma chemise et la retire pour ne pas la salir. Cette fois, j’ai un t-shirt. Ça devrait aller, non ? Je dépose ma chemise sur la rambarde de sa terrasse en bois et m’accroupi. “ Des instructions, Miss Grimstone? ”

Sur Re: I go through life without a care le Ven 3 Aoû - 0:39
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Il parle, j’écoute, avec plus ou moins d’intérêt. Les histoires d’amour des uns et des autres ne m’ont jamais véritablement intéressé. Ma faute quelque part, c’est moi qui ai demandé, alors je tente de me concentrer sur ses mots. Ma première réaction a été d’hausser un sourcil, avant de me mordre la lèvre inférieure. « Je suis désolée. » C’est d’usage lorsque l’on apprend le décès de quelqu’un, même si je n’ai pas connu la femme en question. Même si je ne comprends pas tout à fait pour quelle raison Riley serait responsable de la mort de sa dulcinée, je continue d’écouter, jusqu’à ce que. « Hop, non ! Pas de détails, vraiment. » Non, je n’ai pas vraiment envie d’imaginer mon vis-à-vis dans des positions cocasses, c’est déplacé, très déplacé. Je me doute pertinemment de la manière dont deux personnes peuvent surmonter ensembles certains deuils, ou moments de tristesse. J’ai moi aussi eu mes moments de faiblesse, mais là encore, je préfère ne pas y penser, c’est du passé, et à l’heure d’aujourd’hui, je préfère ne pas penser aux instants d’autrefois.

Je négocie, il continue son histoire. De mon point de vue, j’ai un peu de mal à y croire, je suis assez sceptique sur ce genre d’histoire. J’ai plus tendance à croire qu’on passe par une phase pansement avant de retrouver quelqu’un, mais ça n’engage qu’à moi, et je me retiens bien de le lui dire. Ce ne sont pas mes affaires, et je n’ai rien à gagner à me lancer dans la psychologie de comptoir. Mais si ça peut lui faire du bien de parler, qu’il fasse, c’était le deal de toute manière, je suis plus ou moins là pour ça. Tant qu’il ne me demande pas d’en faire autant. J’ai pas d’histoire romantique, et clairement pas d’histoire à raconter. Je suis juste moi, moi et mon passe-temps, c’est ce qui me définie, et ça me va tout aussi bien de ne pas avoir à me dévoiler.

Quand enfin il termine son histoire, je me lève, je m’éloigne, j’ai besoin de ne pas être trop proche de lui. Riley est physiquement le genre de mec qui a tendance à me plaire, et son caractère l’est tout autant. Je n’ai plus qu’à coller une grosse étiquette DANGER ! sur son front, et me tenir loin de lui. Je suis très claire dans mes propres pensées, mon hôte est hors-limites. Et même s’il n’était pas marié, ce serait toujours le cas. Ce genre de chose, ce n’est pas dans mes priorités, pas du tout. J’ai juste envie de me poser, de retrouver les sensations de la réparation, et de me promener avec Fenrir à mes côtés. Peut-être aussi envisager une baignade dans le lac. Le temps de faire le chemin jusqu’à la salle de bain, et je peux oublier la sensation de sa peau sur la mienne, c’est déjà ça, même si ce genre de geste reste perturbant, pour n’importe qui. Peut-être faudra t’il que je mette les choses au clair à un moment donné, surtout s’il ne se rend pas compte de l’effet produit. Ce ne serait pas la première fois qu’un homme ne se rend pas compte de ce genre de détail. « Avec le barouf que je fais depuis tout à l’heure… Ouais, non remarque, t’as raison, ça peut passer pour autre chose. » J’hausse les épaules avant de lever les prunelles vers le ciel, une fois n’est pas coutume, il fait tout un fromage d’une égratignure. « Raaah, j’suis pas en sucre Riley ! » que je proteste naturellement, avant de le suivre dehors, et de me laisser guider jusqu’au lieu où nous allons bosser, non sans avoir prit une lampe torche en passant.

Et c’est repartie pour un tour, tandis qu’il se déshabille, au moins, j’ai de la chance qu’il garde son tee-shirt, tandis que je lui tend la lampe torche. « Okay. Tu devrais trouver un tuyau normalement, qui se dévisse. Je suppose qu’il doit être bien bouché ou mal vissé. Décris-moi ce que tu vois au pire, je te dirai ce qu’il faut faire. » En attendant, je m’assois au sol et Fenrir en profite pour me rejoindre, reniflant ma jambe avant de gémir légèrement pour mieux se coucher sur mes jambes.


Sur Re: I go through life without a care le Dim 5 Aoû - 15:00
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Donovan semble plongée dans une sorte de gêne. Je ne dis pas ça uniquement car elle a rougi lorsque je l’ai porté et que j’ai touché sa cuisse pour la soigner, mais aussi car elle fuit mon regard. Lorsqu’elle revient dans sa salle de bain, elle me dit qu’il vaut mieux qu’on ne nous voit pas dans sa chambre. Je lui demande si c’est vraiment mieux qu’on soit enfermé dans la même salle de bain et elle ne semble pas d’accord au début. Puis elle avance des arguments qui appuient mes dires et est forcée de constater qu’effectivement, quoiqu’on fasse, c’est suspect. Elle m’expose son plan pour la réparation et je la somme de ne pas aller en dessous du mobile home. Je peux le faire. Ça m’aidera à piger le problème pour aller retaper ceux des autres résidents. A deux on avancera mieux. De toute manière, je ne lui laisse pas le choix. “ Je n’ai jamais dit que t’es une chose fragile, Donovan. Je dis juste qu’on en a enterré plus d’un ici pour ce types de blessures mal soignées et exposer à des sources d’infection. Et des gaillards en bonne santé. ” Je croise les bras sur mon torse. Je n’aime pas l’idée de faire courir des risques inutiles aux miens.

J’attends ses ordres et ils viennent vite. J’attrape la lampe de poche, l’écoutant attentivement. Gros tuyau. Bouché ou mal vissé. J’acquiesce d’un mouvement de tête. Je m’agenouille, allume la lampe et me glisse sous le mobile home. Mes jambes dépassent de ce dernier. “ Ok, j’ai. Je dévisse. ” Je m’exécute en prenant soin de ne pas me placer directement en dessous.

Lorsque le tuyau se détache, de l’eau stagnante coule et une forte odeur se fait sentir. Je ferme les yeux et prends un instant pour m’y accomoder. Lorsque le haut de cœur est passé, je regarde à l’intérieur et vois un rat mort ainsi que plein de boue agglomérée autour. “ Chié d’merde! ” l’exclamation m’échappe. Je fourre ma main dans le tuyau et attrape la queue du rat entre deux doigts avant de le dégager. “ Rat mort et boue dans le tuyau. T’as une solution ? ” Je rampe en dehors et je montre le cadavre du rat. “ Tu as de quoi l’emballer avant que Fenrir ne le mange ? ”

Sur Re: I go through life without a care le Lun 6 Aoû - 16:42
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Il avance ces arguments, et je me contente d’hausser les épaules. Quoi qu’il dise, à mes prunelles différentes, je ne suis pas blessée grièvement. Cependant, je peux entendre ses craintes. Moi non plus je n’aimerai pas être enterrée trop prématurément. Mais il ne pourra pas changer mon mode de pensée, j’ai travaillé trop longtemps avec des mecs pour me laisser dorloter ou descendre, et ça, c’est mon nouveau défi : lui faire comprendre que je suis une femme certes, mais certainement pas une poupée fragile qui pleure dès qu’un ongle est cassé. Même si j’ai souvent tendance à râler lorsque c’est le cas. Autrefois, j’étais du genre à mettre du vernis d’une couleur différente tous les deux-trois jours, juste pour le plaisir de me chouchouter un peu. Eh, maintenant que j’y pense, avec l’apocalypse, il y a certainement moyen de trouver tout le maquillage désiré sans se morfondre sur le porte-monnaie ! Maintenant que je n’ai plus le souci de bagage strict… J’extirpe ma petite feuille et mon crayon de ma poche arrière de short et je rajoute de l’autre côté ma liste de shopping gratuit, ça peut paraître ridicule, mais eh ! Il faut bien trouver des avantages à cette catastrophe ! Je rajoute aussi d’autres notes, comme trouver de meilleurs outils et une ceinture neuve, la mienne est trop rafistolée pour continuer à couler des jours heureux.

Enfin, nous nous décidons, et c’est lui qui part dessous. Avantage numéro deux, ce n’est pas moi qui serai poussiéreuse et sale. Je lui donne mes indications, il s’exécute et pendant ce temps là, j’arrache un brin d’herbe tout en caressant Fenrir entre les oreilles. Je sais qu’il a envie de jouer ou de se promener, nous n’avons jamais vraiment eu l’habitude de rester sans rien faire ou sans bouger trop longtemps. Après, je m’en fais la promesse, une fois ce problème réparé ou au moins bien déterminé, je l’emmène en promenade, et pourquoi pas en baignade. J’ai la chance d’avoir le lac juste à côté de mon mobile-home, c’est un atout dont je ne vais pas me priver. La voix sous mon habitat me rappelle à l’ordre. S’il dit qu’il dévisse, c’est que ce n’est pas un souci de ce genre, donc, bouché. « Ne te mets pas en dessous, on sait jamais. » Que je rétorque, avant de repousser Fenrir et de me mettre à genoux pour passer la tête sous le mobile-home et tenter de voir quelque chose.

L’odeur est la première chose que je perçois, et naturellement, je plisse le nez avant de coincer mon nez dans mon coude. C’est infect, mais ça à a au moins le mérite de m’indiquer le problème. Tuyaux bouchés. Je laisse échapper un rire sous son juron, il est certainement pire que moi en la matière, avant de grimacer. « Eurk. » Je n’ai jamais trop aimé les rats. Qui les aime de toute manière ? Mon coéquipier s’extirpe de sous le mobile-home et me montre la sale bestiole à moitié décomposée, Fenrir penche naturellement la tête sur le côté. A manger. « Ouais, je dois avoir un vieux sac plastique, bouge pas. » Je rentre en vitesse à l’intérieur avant de ressortir avec le dit sac, de sorte à le mettre dedans. « Bon, bouché avec de la boue ? Va falloir dévisser, gratter et nettoyer. On va juste éviter de bousiller le lac avec de la décomposition de rat, je vais remplir des seaux. Je te laisse dévisser le tout ? Si jamais d’autres tuyaux sont bouchés, au moins, on les aura vérifié. » Je marque une pause. « Aucun mobile-home n’a d’eau c’est ça ? Ce doit être le même problème partout, et le départ d’eau doit être mal installé, sans doute trop enfoncé dans la terre, d’où la boue. Faudra que je jette un coup d’œil aux installations. » Je penche naturellement la tête sur le côté tout en me bouffant la lèvre, signe que je réfléchis, avant d’hocher la tête et de me diriger vers le lac, où la plupart des seaux se trouvent. Je ne reviens que quelques minutes plus tard, tout en faisant travailler mes muscles. « Prêt pour du ménage chef ? »
Sur Re: I go through life without a care le Mar 14 Aoû - 16:33
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Donovan ramène un sac pour le rat que j’enferme dedans avec un soin immense en matière de « je ne veux pas que les odeurs s’échappent » ! Je lui expose le problème et elle me dit qu’il doit y avoir un problème généralisé. Je me remémore les installations et il me semble l’irrigation des terres et l’approvisionnement en eau des lieux de vies se fait à partir d’un puit. Elle veut que je retourne là-dessous, mais on ne fera que traîter un problème minoritaire. Je sais bien que si on veut faire tourner le circuit d’eau, il va falloir qu’on aille voir la pompe du puit. “ Les mobiles-homes, la maison et l’irrigation des champs du camp convergent vers la grange. On a un puit juste derrière et la tuyauterie est accessible depuis le bunker sous ce dernier. Il nous a lâché quand… ” Je grimace.

“ Merde, les douches n’ont plus fonctionnés dés qu’on a retrouvé le vieux Ned pendu dans la chaufferie. Et c’est là que passe l’eau. Je finis de m’occuper de ça, et on va jeter un œil à la pompe ? ” Elle semble d’accord puisque c’est ce qu’elle me disait : faire du ménage. Je me glisse de nouveau sous le mobile-home et dévisse un autre tuyau qui ramène à sa cabine de douche. Ce dernier en main, je le ramène à l’extérieur. Je lui montre le dégât : un bouchon s’est formé à force d’inutilisation. “ Regarde, la crasse s’est aggloméré à cause du rat et on a un beau bouchon. Le reste de la tuyauterie semble nickel, mais vu la distance à parcourir… J’ai peur qu’on a d’autres soucis. Il va falloir tout déboucher de l’autre côté… Bordel… J’suis tellement naze en plomberie. Tu penses qu’on peut aspirer l’ensemble du circuit de l’autre côté et y faire ressortir la crasse ? ça serait plus simple et l’eau reviendrai partout, non ? ”

J’attends sa réaction tout en me mettant en charge de nettoyer le tuyau que j’ai ramené avec de l’eau et une espèce de tête de loup adaptée.

Sur Re: I go through life without a care le Ven 31 Aoû - 19:26
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Le problème semble tellement plus grand que rien que d’y penser, je ne peux retenir une grimace. Je vais avoir du pain sur la planche, c’est plus que certain, mais ce n’est pas pour me déplaire. Je n’ai jamais aimé rester inactive, et puisqu’il faut que je fasse mes preuves au sein du ranch, c’est ce qui s’appelle un bon début. Si en prime je gagne un peu de confiance de la part des autres membres, ou au moins ne serait-ce que zéro regard noir, ce sera plus qu’un bonus à mes prunelles différentes. Il expose un autre problème et cette fois, c’est une mine étonnée que je dois arborer, tandis qu’il m’expose une pendaison. Dur. J’imagine effectivement que ça n’a pas dû être rose tous les jours ici… Mais de là se pendre ? Je ne juge pas, chacun sa façon d’échapper aux tristes jours qui se sont annoncés ici depuis cinq longues, trop longues années. Je crois qu’on se leurre tous si on espère encore que les choses vont redevenir comme avant. Ce ne sera jamais le cas, nous devons nous adapter et évoluer en conséquence, ou régresser, pour certaines choses. Au moins, les pollutions sonores et autres ont disparues. Un point pour Mère Nature ! Mais revenons en au problème. Un pendu, plus de douche… Et personne n’a pensé à faire un quelconque rapprochement ? Bon, l’excuse du deuil aurait sans doute pu être valable si le problème datait de quelques jours, quelques semaines… Mais de ce que je peux comprendre… Il y a un moment que ça dure. « Bon. Je crois que tu vas me faire une liste des problèmes du ranch, depuis combien de temps ça dure et me les prioriser. Je m’en occuperai un à un, jusqu’à ce que ça fonctionne comme sur des roulettes. » Lui dis-je, non sans froncer un sourcil. Moins ça trainera, mieux chacun se portera.

J’hoche tout de même la tête lorsqu’il souhaite d’abord s’occuper de la tuyauterie de mon mobile-home. J’aurai au moins ça pour moi ce soir si tout se passe bien. Lorsqu’il me tend le dit tuyau, je me mords la lèvre inférieure. S’ils sont tous dans cet état, on va en avoir pour un bout de temps. « Ouep, pas le choix, va falloir tout défaire et inspecter tous les tuyaux. Une fois propres et fonctionnels, il faudra penser à les vérifier une fois tous les deux mois, plus s’ils se rebouchent rapidement. » La plomberie n’est clairement pas mon domaine de prédilection, mais grâce à mon père, on peut naturellement dire que je me défends. Après tout, c’est moi qui m’occupais de l’évier de la maison lorsque tout allait encore bien. Kale lui, était une quiche dans ce domaine.
Sur Re: I go through life without a care le Dim 2 Sep - 19:37
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J’explique la situation à Donnie et ce qui a pu en être à l’origine. Elle grimace et me demande même de faire une liste des problèmes de l’endroit. Je me mets à rire. Je doute qu’elle ait assez d’une vie pour tout régler. “ Je pense que pour cette liste, nous n’aurions pas assez pour une journée. Je pense que rétablir l’eau courante est un minimum faisable. Pour le reste… On verra ça plus tard. ” Mentalement je songe à l’électricité qu’on a perdu, la chaufferie qui dysfonctionne, mais également notre filtre à eau qui est pourri. C’est clairement de l’investissement tant en œuvre qu’en matériel. Il nous manque beaucoup trop de matos. Heureusement qu’on peut encore compter aux lampes à huile.

Lorsqu’elle me dit qu’il faut défaire et inspecter toutes les tuyauteries je fais les gros yeux et regarde le sol. “ Pour sûr, va falloir creuser alors. On a tout enterré dans des chemin sous terre. On ne peut y accéder directement. On a bien un regard à intervalle régulier mais… Tu veux tout vérifier ? ” Je ravale ma salive. J’estime les morceaux de tuyaux que j’ai en main. “ Je vais déjà remettre ceux-ci en place. ” Je me baisse de nouveau et rampe sous le bungalow une nouvelle fois, repositionnant les tuyaux. Une fois cela fait je m’extirpe et avise mes fringues pleines de boue et de terre. Colleen va encore m’incendier.

Mais vu la façon dont elle réagit avec moi, ce n’est pas le moment de songer à ôter mes vêtements. “ Je pense qu’on ferai bien d’aller jeter un œil au premier regard. Il est juste à côté de la maison. Et pas besoin de ramper sous terre pour y accéder. Je vais juste aller chercher ma lampe-torche et déposer ma chemise. Tu m’accompagnes ? ” J’attrape mon vêtement d’une main, le corps du rat de l’autre. J’attends clairement sa réponse. Si elle estime qu’elle n’a pas le temps pour la journée, dans ce cas on verra ça plus tard, même si je peux déjà profiter d’être dans cet état pour regarder ce qu’il en est tout seul.


Sur Re: I go through life without a care le Mar 4 Sep - 9:58
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J’hausse les épaules. Qu’importe la longueur de la liste, il faut bien remettre les choses en marche de toute manière. Si j’avais du paniquer sous la montagne de travail qui m’attendait au garage tout en rajoutant mes propres devoirs de fac, j’aurai déjà des cheveux blancs, des tocs et Odin seul sait quoi d’autres. « Fais ta liste, je verrai ce qui est faisable dans l’immédiat. » Lui dis-je sans ménagement. Je n’ai pas envie de faire quoi que ce soit au compte-goutte et lorsque lui décidera de me le dire. Ainsi que je le lui fais comprendre, me tourner les pouces ? Très peu pour moi. N’est-ce pas la raison pour laquelle j’ai déjà commencé à m’occuper de ma douche ? Du bout des doigts, je caresse Fenrir qui se fait curieux et vient renifler le tuyau avant d’éternuer. Ouais, lui non plus n’aime pas trop l’odeur de pourriture qui y règne. C’est d’ailleurs pour cela que l’on repère assez rapidement les carcasses. Il éternue ou gronde dès qu’il sent l’odeur de charogne.

Lorsque Riley m’expose le bordel auquel je dois faire face, je lève les yeux au ciel. Évidemment. Tout sous terre. Et un regard de temps en temps. On est pas sortie de l’auberge. Bon, et bien, les autres attendrons dans ce cas. Bon, on va vérifier cette chaufferie ou je ne sais quoi et après, on avisera. « Okay, remet ça en place, va chercher ce qu’il te faut et je te suis. Je vais chercher mon matos, histoire de voir si je peux déjà faire quelque chose dans un premier temps. »

Je ne lui laisse pas le temps de répondre que déjà je m’évade dans mon mobile-home. Je réunis mes outils dans ma ceinture, que je place directement à ma taille avant d’attraper une bouteille d’eau et d’en boire quelques gorgées. Puis, je sors, m’assois sur le perron et attend qu’il me rejoigne, en priant pour qu’il ne mette pas trois plombes. J’ai vraiment envie de cette douche, et je sais que le problème ne peut pas être aussi énorme. Lorsqu’enfin il revient, je me lève pour le rejoindre. Moins on perdra de temps, mieux ce sera pour tout le monde. « Allez, en route mauvaise troupe ! »

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Sur Re: I go through life without a care le Mar 11 Sep - 13:07
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Je note dans un coin de ma tête que je dois faire une liste pour elle. Ça risque de prendre du temps et elle risque d’avoir de nombreuses mises à jour, mais au moins, je suis presque sûr qu’entre les mains de Donovan, ça avancera beaucoup plus vite qu’entre les miennes. “ D’accord pour la liste. Je pense qu’elle se fera en plusieurs étapes. Il faut déjà qu’on répare ce qu’il y a de plus urgent. ”

Elle me demande de remettre en place ce que j’ai démonté, le temps qu’elle aille chercher son matos. Je fais un signe de tête et m’exécute. Lorsque c’est fait, je me dégage de sous son mobil home pour la rejoindre. Elle se lève alors que je suis à peine à sa hauteur, avec une de ces phrases toute faite directement sortie de la bouche des anciens, ce qui me vaut un sourire nostalgique. “ Pense à marcher doucement, mamie. Pas la peine d’aggraver ta plaie ! ” dis-je en désignant sa cuisse avant d’ouvrir la marche.

Je nous mène jusqu’à côté de la maison, où il y a le premier regard. Je lui fais signe de se stopper et me baisse pour ôter la terre qui a quelque peu recouvert le morceau métallique protégeant les tuyaux. Malgré la poussière la saleté, on distingue tout de même bien l’emplacement. Je soulève la plaque et la pose à côté, jetant un coup d’œil à ce trou. On peut voir que les tuyaux passent à un bon mettre en dessous de la terre, dans un chemin en béton pour la protéger, et de l’isolant pour éviter que cela gèle. Je pense bon de l’informer quant à l’âge du matériel “ On a installé ça une dizaine d’années avant que tout pète. Mon père savait qu’il fallait rapprocher le bunker de la source vers laquelle on puise pour raccourcir le chemin. Et on s’est servi de cette nappe pour irriguer les habitations. Avant ça, on utilisait un autre puit, qui est vite tombé à sec. Peut-être bien l’une des rares choses bonnes auxquelles mon vieux a pensé. ”

Je ne sais si elle se souvient des marques que je lui ai présenté lorsqu’elle est arrivé, mais jamais je ne pourrai mentir et chanter des louanges en la mémoire de ce salopard.

Sur Re: I go through life without a care le
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